‹ Histoire de NancyChapitre 120 sur 642 · Ms. fol · texte numérisé non relu

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7* Ànliqaités de la Gaule Belgique, f. 35o. Thiébaut aurait continué sa route, et aurait succombé à Nancy; puis son corps aurait été porté à Sturtzelbronn.

tement aux ducs de Lorraine. Elle fut assignée comme douaire à diverses duchesses.

Les princesses qui convolaient en justes noces avec les ducs de Lorraine leur apportaient en général un certain nombre de possessions en terre ou une certaine somme d'argent. Leur mari, à son tour, leur abandonnait sous le nom de dos ou de douaire quelques beaux domaines de ses Etats. I^ jouissance de ce douaire, après la mort du mari, demeurait à la veuve ; elle en percevait le revenu pour son usage personnel et le gardait jusqu'à son décès : après quoi les terres faisaient relour au domaine ducal.

Ainsi quand le duc Ferri II (i2o5-i2i3) épousa Agnès de Bar, sœur du comte Thiébaut I'% elle apporta à son mari les terres de Longwy, de Stenay et d'Amance', cette dernière où se sont déroulés les faits que nous venons de raconter. Ferri II, en revanche, lui avait assuré comme douaire un certain nombre de places, et, parmi elles, figurait la ville de Nancy*. A la mort de Ferri II, des difficultés s'élevèrent entre Agnès et son fils, le nouveau duc de Lorraine Thiébaut 1". La duchesse dut se soumettre et, par un acte solennel daté de Nancy et déjà cité, juin I2i4, elle promit de ne jamais se remarier' ; puis, par un second acte du 3o juillet, elle le déclara héritier de son bien propre, soit des trois places de Longw^y, Stenay et Amance, et aussi de tout le douaire que son mari Ferri II lui avait reconnu*.

Thiébaut avait épousé en septembre 1206 Gertrude, fille d'Albert II, comte de Metz et de Dagsbourg^. Albert mourut en 1212^ et avec lui s'éteignit l'ancienne famille de Dabo, que le pape Léon IX avait rendue illustre. Thiébaut, devenu dans l'intervalle duc de Lorraine en i2i3, fut, du chef de sa femme, héritier de ses biens et de ses titres. Il s'appela comte de Metz et comte de Dagsbourg. En face des évéques de Metz et des bourgeois de la ville, il eut une série de droits assez difficiles à énumérer. Il posséda le château de Dabo et les belles forêts du voisinage, le château de Turquestein, les villes de Sarrebourg et de Sarralbe ; en Alsace les châteaux de Herrenstein, de Girbaden, de lîernstein et d'Eguisheim?, et, bien plus au nord, le château de Moha (^Musaf) qui domine la vallée de Liège'*. Quand le duc Thiébaut fut

1. DesmanreSf Loatùni et Satenny. Les trois localités mentionnées dans la charte de la duchesse Atjnos de iai4. D'après le traité de paix du a novembre iao8 entre Tliiéhaut, comte de Bar, et son heviu-lrère le duc Ferri II, le comte devait occuper ces trois places sa vie durant (Dom Calmet, t. H, Fr., col. 375). Après sa mort survenue le 2 février 1214 (^IW fie rérifîer lex fiâtes» t. III, p. 46), l*** trois places revinrent à sa sœur Agnès.

2. Le fait résulte de l'abandon qu'Agnès doit faire à Gertrude de Dagsbourg de Nancy. Voir p. 127.

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