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5. Le duc Ferri II, en signant ce mariage pour son (ils s'était engagé à rendre à Albert de Dagsbourg la forteresse de Thicourl(DoM Calmet, t. II, Pr., col. 417)* Thicourt, c. de Faulquemont, Moselle. Sur Gertrude, Brinckmeirr, Geneiilogische Geschichte der Htmses Leintnffen, t. I, p. ^6. En réalité, elle appartenait à la famille des comtes de Metz.
G. Heineri Annales, 1212 dans Pertz, SS., t. XV, p. 664.
7. La plupart de ces biens sont indiqués dans la Ciironique fie Hiciier (SS., t. XXV, p. Sia). Voir aussi les indications sur l<^ règlement dcliiiitif de la succession de Dabo dans Le Mercier de Morijcrk. iUitalfujue, p. 27.
8. (^e château est souvent cité dans les Annales Keineri (»V6\, t. XV, p. 004 «^"^ •*«*•)•
NANCY DOUAIHE d'aGNES DE BAR ET DE GEKTIIUDE DE DAGSUOUKG. I 27
mort au début de 1220', son frère Mathieu II, qui lui succéda, ne pouvait contraindre sa belle-sœur à prendre un engagement semblable à celui auquel avait jadis souscrit Agnès de Bar. Et, de fait, à peine quelques mois s'étaient écoulés depuis la mort de son mari, que Gertinide épousa en secondes noces le comte de Champagne, Thiébaut IV, le vainqueur d'Amance^. Elle lui apportait tout son magnifique héritage ; mais, bien plus, elle va, en quittant la Lorraine, arracher un lambeau de ce pays, et ce sera la ville même de Nancy.
Il avait été, selon toute apparence, convenu qu'à la mort d'Agnès de Bar, ' Nancy deviendrait le douaire de sa belle-fille, Gertrude de Dagsbourg. Agnès de Bar survivait à son fils atné, et voici que Gertrude, la jeune veuve, réclama ce douaire, encore qu'il ne fût point vacant. Son nouveau mari appuie cette réclamation et comment résister à la Champagne victorieuse, toute-puissante dans le duché depuis les événements de 12 18? Mathieu II, qui était alors à Troyes presque comme un otage, dut se soumettre. Par un premier acte daté du 26 mai, il promit d'aider Thiébaut IV contre les adversaires qui lui disputaient son héritage et contre toute autre créature, sauf contre l'empereur et le roi des Romains, son fils 5. Par un second acte du mois de mai, il assigna à sa belle-sœur Gertrude en douaire avec Nancy, Gondreville, l'ancienne résidence des Carolingiens. Il s'engagea à faire abandonner par sa mère Agnès tous les droits des ducs de Lorraine sur ces deux châteaux, sur leurs habitants, sur les alleux et les fiefs ; mais, à la mort de Gertrude, les deux châteaux avec tous leurs appendices devaient retourner au domaine ducal. Il livra en outre à Thiébaut IV tous les fiefs de la châtellenie de Gondrecourt ♦, que jadis Guy de Plancy^ tenait de lui ; il promit de céder tous les documents concernant l'héritage des comtes de Metz et de Dagsbourg^. La comtesse Blanche et son fils Tliiébaut IV donnèrent des contre-lettres au duc de Lorraine Mathieu et s'engagèrent à restituer sans faute Nancy et Gondreville à la mort de Gertrude 7. La vieille duchesse Agnès dut se soumettre. En avril 1220, elle rendit Nancy dont elle comptait bien jouir sa vie durant et aussitôt Mathieu en investit Thiébaut de Champagne, au nom de Gertrude*. Que de haines devaient s'accumuler dans le cœur de la belle-mère contre cette bru qui, non contente de se remarier si vite après le décès de son fils, la dépouillait ! Elle se révolta; mais Mathieu II