D'Arrois, /. c, t. IV, p
9. Don Calmkt, t. II, Pr., col. 376 ; d'^Vrbois, Catalogue, n^ 3o8o.
10. La moitié des la^ooo livres devait être payée à l'octave de la fête de saint André (7 décembre) 1958, l'autre moitié le 7 décembre' 1359.
l3o HISTOIRE DE NANCY.
pagne. Celle-ci, pour rentrer dans cette somme, devait cjarder six années durant Neufchâteau, Châtenois, Port et Varangéville, estimés d'un rapport de 2,000 livres par an. Si nous rapprochons ce document de la charte du 6 juin i249> ï^ous voyons que la terre de Nancy était estimée d'un revenu de i,ooo livres de provenisiens par an, et c'est le premier chiffre précis qui nous soit fourni.
Mais ce fut Marguerite de Champagne qui survécut à son mari, décédé en i3o3. On lui donna le douaire qui avait été stipulé et, pendant sept années, elle toucha le revenu des cinq cités de Neufchâteau, Châtenois, Nancy, Saint- Nicolas-de-Port et Varangéville. Elle mourut le 3o août i3io, suivant une tradition qui s'est conservée au couvent des Dames prêcheresses*.
Ainsi, à trois reprises, au cours du xni* et au début du xi\* siècle, Nancy fut aliénée du domaine ducal ; de 12 13 à 1220 en faveur d'Agnès de Bar, de 1220 à 1222 ou 1225 en faveur de Gertrude de Dagsbourg, de i3o3 à i3io en faveur de Marguerite de Champagne. Pendant le reste du temps, Nancy releva directement des ducs de Lorraine. Même pendant la période où les duchesses percevaient les revenus, la ville restait sous la suzeraineté des ducs, qui y agissaient en véritables maîtres. Ils avaient seulement renoncé à leurs droits fiscaux; mais toute l'administration continuait de relever d'eux.
Les autres renseignements que nous avons sur Nancy pendant le règne de Mathieu II (i 220-1 25 1) sont peu abondants. Nous avons déjà signalé les dons du duc au prieuré Notre-Dame*, à la Commanderie Saint-Jean ^ et à l'abbaye de Clairlieu ♦. Ces chartes nous ont appris qu'un pont reliait dès celte époque Nancy à Malzéville ; que vers ce moment furent fondés les Grands- Moulins ; que déjà le duc tirait des ressources importantes sur les objets qui entraient à Nancy (j)éagé) et sur ceux qui y étaient vendus (t}ente)K Sous ce règne apparaissent aussi les premières mentions d'une léproserie sise en dehors de la ville ^. Un prévôt 7 continuait d'administrer, au nom du duc,