LE COUVENT DES DAMES PRÊGHERESSES
pulcre' ci, à quelques pas plus loin, là où un mur soutient aujourd'hui la terrasse d'un jardin, était le cloître. Il était entouré au nord et à l'est par les bâtiments des sœurs; au sud par récjlise. Devant lui il y avait divers bâtiments parasites qui formaient l'appartement des tourières, et aussi des boutiques que louaient les religieuses*. Venaient ensuite quelques maisons de médiocre apparence relevant des Dames prêcheresses, puis, au coin de la rue de la Monnaie, l'hôtel de Malle qui appartenait aux chevaliers de Saint-Jean et que nous connaissons déjà.
Les Dominicaines avaient étendu leurs propriétés dans le voisinage. Dès le xiv« siècle elles avaient acheté une série de maisons « en leu con dit derrière le palais'». Elles possédaient presque toutes les demeures qui donnaient derrière leur couvent sur la rue de Naxon, aujourd'hui rue de la Source; celles aussi — encore fort modestes — qui bordaient du côté nord la rue de la Monnaie, en face de la grande maison, plus tard hôtel de la Monnaie. Au coin de la rue de Naxon et de la Monnaie se dressait pourUint un hôtel particulier : l'hôtel de Monthureux-*.
L'église était fort solidement construite ; elle était à une seule nef et les poutres qui soutenaient la toiture n'étaient point dissimulées. L'autel était situé à l'est, par suite orienté. Il était flanqué de deux petits autels sous les vocables de saint Louis-Bertrand et de sainte Rose. Une petite croix surmontait, de ce côté, la façade du sanctuaire qu'ornait une statue de saint Dominique; du côté ouest, un petit clocher s'élevait dans les airs 5. — On entrait dans l'église par un couloir latéral. En face de la porte se trouvait la chapelle du Rosaire, qui avait été surajoutée à l'église. Elle était ornée d'un grand Christ de grandeur nature, chef-d'œuvre de Bordenave^. En cette église fut célébré l'office paroissial, pendant les années i436 à i45i, où l'on reconstruisait Saint-Èvre 7.
Le temple ne renfermait pas de monument remarquable ; mais il était rempli de tombeaux. Un certain nombre de personnes obtinrent la faveur très recherchée de s'y faire enterrer. Parmi elles, on cite les barons Le Grand, divers membres de la famille Mainbourg (jui fournit à Nancy plusieurs échevins, l'avocat Touppet, mort en 1626, le peintre Noël Collot en i64i, le