LES POSSESSIONS DES PRÊCIIERESSES
Frolois. Elles ont encore des possessions à Agincourl, Esscy, Laxou, Malzéviile, Saulxures, Varangéville, Velle-sur-Moselle, Villers-Iès-Moivrons'.
Les services rendus par les religieuses n'étaient pas en rapport avec ces richesses. Elles étaient au nombre de vingt environ, vivant cloîtrées. Elles chantaient Toffice du chœur, faisaient quelques ouvrages de broderie qu'elles vendaient, recevaient comme pensionnaires quelques personnes âgées ou malades^. Sur leur liste figurent les noms les plus beaux de l'armoriai lorrain. Même à un certain moment elles s'imaginèrent que leur maison avait été autrefois, comme celle de Bouxières, un chapitre noble et elles alléguaient avec orgueille titre de darnes^. Elles se trompaient en leur prétention : toujours les Dominicaines ont admis les roturières. A la tête du couvent était une prieure, ayant au-dessous d'elle quelques officières : sous-prieure, maîtresse des novices, sacristine. On gardait ces postes trois ou quatre ans, et Ton n'y était rééligible en principe qu'après un certain intervalle^. Les Dominicaines de Nancy relevaient de la province de France ; et souvent un visiteur ou le père provincial venait inspecter le couvent et assistait à la reddition des comptes K
Naturellement, le couvent eut à souffrir de l'occupation française, et, en 1688, les religieuses durent réduire les obits en leur église^. Elles durent aussi faire de nombreuses démarches auprès du gouvernement de Louis XIV
I. Voir les titres de propriété, H, a648-a694> 3. Voir les livres des dépenses.