‹ Histoire de NancyChapitre 148 sur 642 · Bo:(VAix)T, a. L, pp. 308 et ss · texte numérisé non relu

Bo:(VAix)T, a. L, pp. 308 et ss

LES l5CHEVINS DE NANCY. l5l

furent, ce semble, toujours élus : le duc n'intervenait dans leur nomination que dans des circonstances extraordinaires.

Ces échevins sont cités en divers documents. Quand, en Tannée i336, le prêtre Vemier de Nancy donna à la communauté de la ville l'hôpital de Saint- Julien, il voulut qu'il fût réqi par les échevins. « Et per ensi que li eschaviens de Nancey que seront pour le temp governeront et seront patron a tous jour maix dou dit hospitaul et des biens meubles et héritages dou dit hospitaul. Et si il avenoit choze, ceu que Deu ne veullet, que li dis eschavins ou lor comandemant ne governaisse suffizamment le dit hospitaul et leis biens de celui, la dicte communitci de Nancey lor pouroit osteir le governement et mètre et eslire deux autres proudomes pour le governei ensi comme pour le proufit doudit hospitaul'. » Les échevins étaient donc au nombre de deux, et ils étaient placés sous la surveillance de l'assemblée générale des habitants. Le 24 juin iSgS, un créancier de Nancy donne quittance à la communauté des habitants et à « lour aiant cause » Jehan Bailli, Didier (^oley et Colin Le Clerc tabellion. Et en ces trois personnages nous voyons les trois échevins de la cité*. Au bas d'une donation pour l'hôpital Saint-Julien, du 17 juin i4ï8, nous lisons les noms de Jean Balay et Guillaume Baizin « ambedous eschavings de Nancey ' », et ils sont assistés du doyen Poiresson, dont la mission était de convoquer les assemblées des bourgeois, d'arrêter les malfaiteurs, de faire exécuter les ordonnances de police*. Quand, en l'année i436, on voulut reconstruire Saint-Evre, trois bourgeois : Colin Baudoire, Godefroy, fils de Georges. l'Orfèvre, et Richard Quatre-Brasses rédigèrent une convention à ce sujet avec le prieur de Notre-Dame, patron de Téglise^.

Mais une double révolution eut lieu ; peu à peu le nom d'échevin fut réservé au second collège qui rendait la justice ; les échevins administrateurs s'appelèrent simplement ambedeux et bientôt commis. Puis, au-dessus des ambedeux, un fonctionnaire ducal exerça la véritable autorité. Ce fonctionnaire est le prévôt. L'ancien villicus a entièrement disparu. Le bailli ou

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