‹ Histoire de NancyChapitre 158 sur 642 · I. LiORifois, t. I, p · texte numérisé non relu

I. LiORifois, t. I, p

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nuit hors de leurs foyers pour faire la guerre; la nuit suivante, ils viennent retrouver de plein droit leurs femmes'.

A Nancy, suivant l'usage, le servage personnel disparut après la promulgation de la loi de Beaumont*. Jadis le serf était attaché à la glèbe et ne pouvait s'établir dans une seigneurie voisine que dans les conditions stipulées avec le maître de cette seigneurie par les traités d' en f recours^. De tels pactes réglaient la situation des habitants de Nancy et de Frouard qui allaient s'établir à Liverdun, en terre de l'évêché de Toul ; et réciproquement celle des habitants de Liverdun qui prenaient demeure à Nancy ou à Frouard*. Quand la loi de Beaumont eut été donnée à Frouard et à Nancy, liberté entière était laissée aux habitants de quitter ces villes et de se rendre à Liverdun; mais à quelle dure condition ! Ils devaient laisser leur héritage et leurs biens meubles au duc de Lorraine ; et réciproquement l'évèque de Toul gardait les biens de ses sujets de Liverdun qui allaient chercher fortune sur terre ducale. Cet accord entre l'évêque et le duc fut scellé le 1 1 septembre 1267 5. Les habitants disposaient d'eux-mêmes, et non de leurs biens; ils traînaient encore après eux des restes de l'ancienne servitude.

Pourtant le duc ne peut plus les exploiter k son gré. Les redevances qu'ils lui doivent sont maintenant fixées; et ce fut un grand progrès, encore qu'à Nancy ces impôts fussent plus nombreux qu'à Beaumont. Nous trouvons tout d'abord la taille, qui est mentionnée déjà à l'époque de Ferri IIL En 1281, comme nous l'avons dit, ce duc donne à la maladrerie «cinkante sols de toulois a panre en mes prises et en mes tailles de Nancei^ ». Au xv* siècle, avec les plus anciens registres de comptes, nous commençons à avoir quelque détail sur cet impôt. La taille se lève deux fois par an, à Pâques et à la Saint- Remi. Elle vaut 280 livres de forts; mais sur cette redevance l'on paie 5o livres aux chanoines de Saint-Georges, 75 sous aux prêcheresses pour la léproserie?, et, à partir de 1427, 26 livres i3 sous 4 deniers au « nouvel hospitaul que monseignor ait fondei davant la porte Sainct^Nicolay^ ». Sur elle aussi sont assis les intérêts que le duc doit à plusieurs gentilshommes pour des sommes qu'il leur a empruntées : ainsi, au milieu de xv* siècle, aux seigneurs de Pulligny, à Simon des Armoises, à Jacquemin de TouUon. Il rentre à peine dans

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