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La poissonnerie a toujours été distincte des halles

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banlieue de Nancy le droit de banvin ; pendant un nombre déterminé de jours par an, il a le monopole de la vente du vin. Ce droit était d'assez grande importance; 9° le duc vend aussi en général pour une période de trois ans les eaux et pêcheries de Nancy ; et c'est un gros rapport d'une centaine de livres. A son profit aussi est vendu le « passage de Malzé ville » ; le pont qui existait à l'époque de Mathieu II a été emporté par les eaux, et un bac qui met en communication les deux rives appartient au duc; le duc, possède de même la « navie » de ChampigneuUes. Enfin il amodie la a paisson » ou le droit de pâturage dans les bois de Haye, de la Malgrange et de Saunipt '.

A ces revenus il faut ajouter une partie des amendes prononcées par les tribunaux de Nancy ; les droits qu'acquittent les corporations des arts et métiers : merciers, corvesiers, pelletiers, mégniens, etc.; les profits que rapporte le monnayage des espèces à la monnaie de Nancy; les droits de sceau et de tabellionage pour tous les actes passés devant les notaires ducaux. Le domaine direct est d'un rapport assez considérable. Au début du xv« siècle, le gruyer Colin Baudoire surveille les forêts ducales et en perçoit les revenus : et la tuilerie domaniale de Brichambeau est en plein rapport^.

L'on voit donc que beaucoup d'impôts supprimés par la charte de Beaumont ont été maintenus à Nancy. La loi de Beaumont n'a été donnée à notre ville qu'avec de profondes modifications. Pourtant, si toutes ces redevances indirectes sont maintenues, nous ne trouvons plus aucune trace de corvée. Les habitants de Nancy cessent d'être soumis aux odieuses prestations personnelles. Les moulins à Nancy, comme à Beaumont, étaient banaux ; mais nous avons déjà vu que ce privilège avait été abandonné par le duc aux religieux de Clairlieu. Tous les habitants de Nancy étaient aussi obligés de cuire leur pain au four sacré. Mais le duc avait cédé ce monopole au seigneur Gilles de Nancy, puis à la maladrerie de la Madeleine'. Aux siècles suivants, il fut de nouveau inféodé par le souverain à des familles nobles, le i*' sej)tembre i34o par le duc Raoul à Renaud de Nancy*, le 2 novembre 1471 par le duc Nicolas à Colin Baudoire 5. Le monopole n'était pas observé rigoureusement. Les chevaliers de Saint-Jean avaient leur four rue des Maréchaux et on laissait les habitants s'en servir. Au xiv* siècle, le duc Raoul donna aux

I. Nous avoQS complété les rcnseitjncments que nous donocnt les Irois anciens comptes par ceux qui nous sont fournis par les comptes des « receveurs du domaine et de la chàtellenie de Nancy » au xvi« siècle : Laurent Oourcol en iSOH-iSOcj (B, 7a5^); Georges Duruz en 1571-1572 (B, 7a56) et années suivantes.

a. Tous ces articles mentionnés dans \qs trois anciens comptes. On peut encore y ajouter la courterie des chevaux, office dont le duc dispose, et c les parqies du ban de Nancy i, cVst-à-dire les amendes qu'il faut payer poiu* les dommages causés par les bestiaux dans les champs.

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