if. plus haut, pp. 75 et i/|i
4. A., D., B, 377, 1^ 79. Il lui donne en même temps le four de Lupcouri avec le droit d'affouage dans les bois ducaux ; il lui assigne i5 livres de petits tournois de rente sur les tailles de Nancy rachetables avec les susdits fours pour 3oo livres de même monnaie ; et 3o Hatcs de terre à petits tournois sur les tailles de Nancy à titre viager.
.'). LtPACiK, Les Communes de la Meurthe, II, ii5.
EXEMPTION d'impôts DONNEE A NANCY. 1 65
chanoines de Sainl-Georges un four dans le faubour(| dit le Bourgel. La collégiale le conserva, même quand le Bourget, englobé dans la cité, fut devenu la rue du Haut-Bourgeois *.
Pour percevoir ces redevances à Nancy, le duc nomma un receveur et nous savons qu'en juin 1298 Jacquemin, de Nancy, remplit cet office*. Nous ignorons seulement l'étendue de sa circonscription. Les receveurs que nous trouvons au début du xv* siècle exercent leur charge dans l'étendue des bailliages de Nancy et des Vosges '. Au xvi* siècle, le nombre de ces agents se multiplie et il y a des receveurs spéciaux du domaine pour la châtellenie de Nancy*, la châtellenie correspondant à peu près à la prévôté. Depuis la fin du XV* siècle, un receveur spécial, le cellérier, lève, comme nous l'avons vu, les redevances en grains que touche le duc et les droits de passage à Nancy 5. Un agent forestier, le gruyer (de grrtt/i^ vert; analogue au français verdier)^ touche les redevances forestières et juge les délits commis dans les bois^.
Les redevances énumérées jusqu'à présent sont des redevances féodales. Dans certaines circonstances, à partir du xv' siècle, les ducs, soit de l'assentiment des États généraux, soit de leur propre autorité, levèrent des subsides extraordinaires sur toute la Lorraine, par suite sur la ville de Nancy. De ces subsides sortira l'impôt au sens moderne, la taille ducale qui porta en Lorraine le nom de subvention.
Tous ces revenus, revenus seigneuriaux et revenus extraordinaires, furent levés à Nancy par les ducs jusqu'aux guerres contre la Bourgogne. Après la victoire, pour récompenser les habitants de leur héroïque conduite, pour les dédommager des « grans pennes et travaulx qu'ilz ont souffrit et enduré de jour et de nuyt a résister a la force du duc de Bourgoigne », de « la grant pauvreté et deffault de vivres qu'ilz ont eu durant ce qu'ilz ont este assegez », le duc René, par un acte daté de Toul le i4 février i477> les affranchit, sa vie durant, « de toutes tailles, traiz ordinaires, aydes, subcides et sul>vencions quelxconques, ordinaires et extraordinaires 7 ». Le i3 juin i497> il rendit ce privilège perpétuel et irrévocable. La ville dut seulement racheter les sommes que chaque année touchaient sur ces impôts la collégiale Saint- Georges, l'hôpital du faubourg Saint-Nicolas, les Dames prêche resses*. A partir de cette date, il n'est plus fait mention dans les comptes d'une taille ou d'un conduit à Nancy, sinon pour rappeler la générosité du duc