‹ Histoire de NancyChapitre 198 sur 642 · LiONNOis, t. II, p. A · texte numérisé non relu

LiONNOis, t. II, p. A

7. Le yieur Saint-Julien dans la Lorraine artiste, i" octobre 1900, p. H3.

8. Sur CCS cellules, voir une note de Courue, J. S. A. L., 1884, p. •'»<J.

DESCRIPTION DE l'ÉGLISE ET DE l'hÔPITAL. 2o3

qui y élevèrent des maisons. A Test de Thôpilal, là oii était jadis le cimetière', fut créé un vaste jardin. Ce jardin était à Toriginc plus étendu que de nos jours. Lorsque Stanislas, en 174^9 eut achevé la Primatiale, notre cathédrale, et quand en 1753 il eut disposé la belle place qui porte son nom, on voulut réunir directement le portail de Péylise à la place ; et, à travers le jardin de Saint^Julien, en une frauduleuse ligne oblique, Ton traça la nouvelle rue de la Congrégation*. Les Dames de la Congrégation héritèrent de l'ancienne rue sur laquelle elles bâtirent les maisons qui subsistent encore, et le jardin de l'hôpital fut fermé par un immense mur tout nu.

Au moment où l'hôpital s'élevait, Charles III cherchait à lui trouver de nouvelles ressources. Par lettres patentes du 8 mai iSSg, il décida «que le meilleur et principal habit que chaque bourgeois et bourgeoise, manant el habitant de Nancy et faubourg, de quelque qualité et condition ils soient, aura à l'heure de son décès, sera donné à Saint-Julien par les veuves ou héritiers du défunt » ; si par hasard, par affection particulière, les héritiers voulaient conserver cet habit, ils en paieraient le prix aux surintendants de l'hôpital^. Le duc lui-même, le 26 juillet iBgi, donna à l'hôpital chaque année 5o résaux de blé à prendre sur ses greniers de Nancy, des mains du cellérier, à condition qu'on chantât à l'hôpital diverses messes après son décès, pour le repos de son âme*. Le i3 mai 1608, le duc de Bar, qui le lendemain devint le duc Henri II, assura à l'hôpital une rente de 600 fr. sur les salines de Moyenvic K

Les ducs voulurent aussi assurer à Saint-Julien des faveurs spirituelles : ce qui était une autre manière de lui attirer des dons temporels. A la demande de Charles III, le pape Clément VIII, par bulles du 4 novembre i6o4, donna indulgence plénière aux malades de Saint-Julien qui, à l'article de la mort, après s'être confessés et avoir communié, invoqueraient le nom de Jésus. Pareille faveur est accordée aux personnes qui visiteraient la chapelle de Saint-Julien à la fête de Noël, de la Pentecôte, de la Toussaint et du saint patron (28 août) et y prieraient pour l'exaltation de la sainte Église, l'extirpation de l'hérésie et la conservation de la paix entre les princes chrétiens.

1. On enterra encore par faveur spéciale quelques personnes dans ce cimelière, même quand eut été créé le cimetière de la Ville-Neuve dans le carré entre les rues de la Visitation et des Carmes, rues Stanislas et Gambetta. Contre Téglisc Saint-Julien se trouve l'épitaplie de F. CaJlot, médecin, qui mourut âgé de ^b ans, le a^" du mois de janvier 1689 :

« n vous demande par chanté

« Un requiescat in pace. Âmeu. •

Cf. LÉON GERMAiif, /. S. A. L., avril 1901.

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