‹ Histoire de NancyChapitre 199 sur 642 · A, Hotp., I A, I, publiés par Lio:«nois, t. II, p · texte numérisé non relu

A, Hotp., I A, I, publiés par Lio:«nois, t. II, p

4. A. Hotp., 6 B, 1, f^ i5; Lionnois, t. II, p. 472» Le 8 février 1601, Charles III ordonna que les rentes ou cens de biens accensés seraient payés directement par les détenteurs de ces biens, ce qui rendit la tâche des surintendants plus facile. II donna aussi à l'hôpital exemption des droits de mouture pour ses grains. A. Hosp., i A, i.

5. A. Hosp., 1 A, I. Plus tard on refusa de payer cette rente, sous prétexte que Henri II n'était pas encore duc de Lorraine, au moment où il l'a concédée.

Tous ceux qui, à n'importe quel jour, iraient voir les malades et feraient quelque don à Thôpital, participeraient à une indulgence de quarante jours'. Aussi les dons affluèrent-ils. Longue est la liste des bienfaiteurs depuis la construction du nouvel hôpital jusqu'au moment de l'invasion française. En 1690, Tabbé de Bouzonville aide de sa bourse à la construction de l'édifice; le 23 octobre iSgi, Barnet, secrétaire du duc, donne une rente pour l'achat de 100 résaux de blé; le 10 mai iSgy, Arnould Lion, ancien abbé de Notre-Dame-Saint-Martin de Nancy, livre un gagnage à Essey '. Mais Thôpital dut surtout de la reconnaissance à deux hommes d'illustre condition : à Tévêque de Toul, Pierre du Châtelet, et à son frère Philibert, sénéchal de Lorraine. Chacun d'entre eux céda aux pauvres un capital de 20,000 fr. qui fut placé sur les salines de Rosières '. A la môme époque, Anne Fériet, veuve d'Antoine Go, seigneur de Novéant, laissait par son testament, à Saint-Julien, deux maisons à Nancy et tous les biens dont elle n'avait pas disposé en faveur

1. Oririiaal en écriture boUatica. A. Hosp., i A, i. Cum itaque, sicut accepimus, in oppido doto Nanccii Tullensis diocesis (juod dilectus filius nobilis vir Carolus dux Lotharingie, ejus nominis tertius, annis proximc elapsis animo et sumptu plaue regio edificari curarit, ultra aonnullas ecclesias et sacra aliquot religiosorum cenobia ibi ad laudem et gloriam prepoteatis Dei diviniqae cultus incrementum sumptuose cxtructa, unum etiam hospitale pauperum cum sua ecclcsia seu capelU tub iorocatione et ad hoaorem .sancti Juliani pro rcceptioae non modo ipsorum pauperum, sed etiam infirmorum et aliarum miserabilium pcrsonarum corporc vel membris debilitarum aut maie affectarum egregia et opportuna fabrica iuchoatuin rcporiatur, in eaque jam hospitalitas exerceri et pauperes inGrmi alieqor [tcrsone predicte recipi ac singulari christiane chanta tis affcctu tractari soleant, ipsum vero hospitale illius(|uc ecclcsia seu capella hujusmodi aliquibus indulgentiis et spiritualibus gratiis quibus passim similia hospitalia pncsertim in beneûcium pauperum in eis decedentium insigniri soient hue nsquc condccorala non fuerit, nos igitiu*, cupicutcs ul hospitale illiusque ecclesia seu capella hujusmodi ad que dictas Carolus dux magnum gcrit devotionis afifectum a Ctu*isti (idelibus devoUus et freqoentius visilcnlur ipsiquc inQrmi ibi pro tcmpore dncedentcs in eorum morlis arliculo aliquo speciali celestii gratie riatico refecti alacrius et finnius in fide et future beatitudinis cxpectatione a preseatis rite ergastulo migrent, de omnipotentis Dei misericordia ac beatorum Pétri et Pauli apostolorum ejus auctoritate conÛsi, omnii)us et singulis utriusquc sexus paupcribus et infirmis nec non ministris cape1> Unis famulis et aliis personis dicti hospitalis qui ut eo pro tempore decesserint vereque pénitentes et canfcssi ac sacra comrnunione refecti in eorum mortis articulo sanctissimum Jhesu nomen corde Tel orr pie invocaverint, ac tam ipsis paupcribus inGnnis miuistris oapellanis famulis et aliis personis huJQsmodi in eodem hospitali pro teinporc cxistcntibus quam aliis et utrius({ue sexus Christi fidelibus qui pariter verc pénitentes et confcssi eadem [ue sacra comrnunione refecti ecclesiam seu capellam predictam singulis annis in Nativitatis ejusdem Domiai nostri Jcsu Christi et Penthecostes ac omnium sanctorum nec non ipsius sancti Iiiliani festivitatibus a primis vesperis usque ad occasum solis dierum festiritatum hujusmadi dévote visitaveriiit, inibique pro sancte matris ccclesie exaltatione, heresium extirpationc et intor chrisiianos principes conservanda pace pias ad Deum preces fuderint, plcnariam indul- (jentiam et omnium poccaluniin suorurn remissionem apostolica auctoritate tenore presentium concedimus et elargimur ; cricris vero omnibus etiam utriusque sexus Christi fidelibus qui dicte hospitali inservicrint vol illius pauperes rt infirmos visitaverint eosque consolati fuerint, quotifs aliquod ex luijasmodi piis o()oribus fecerint, quadringinta dies de injunctis eis vel alias quomodolibet debitis prnitentiis misericorditcr in Domino rclaxamus prcsentibus per)>etuis futuris temporibus duraturis. Volumus aulcm quod si aliqua alia indulgcntia p('r])etuo vel ad certum nondum elapsum tempus duratura hospitali seu ecclesie seu capellc hujusmodi concessa fuerit, eedem présentes nuUiut sint roboris vel momenti. Datum Rome apud sanctum Petrum anno Incamationis Dominice millesimu sexcentesimo quarto, pridie nonas novembris et pontiQcatus nostri anno tertio decimo. (Plomb sur lacs de soie.) On a imprimé au xvii« siècle diverses plaquettes rappelant ces indulgences.

2. On consultera sur ces donations le registre fait h la fin du xviii^ siècle. A. Hotp., 6 B, i.

3. La donation de Pierre du Cli.iteirt était même un pou plus forte. Il céda en 1597 la moitié de sa fortune n Saint-Julien. Philii)erl abandonna, par testament du 8 juillet 1697, une somme de 20,uoo fr. (lue lui devait le duc de Lorraine Charles III. Les renies de ces capitaux devaient ètrt |>ayées par les salines de Rosières; mais, à partir de roccu[)ation française en i633, rhùpital oc toucha plus rien. Sur cette donation, Lio.nnoik, t. II, p. !\,Chj,

DONATIONS FAITES A SAINT-JULIEN. 2o5

d'autres œuvres. Partie de la rente devait servir à créer cinq bourses en faveur d'étudiants qui se destinaient à la prêtrise, trois originaires de Nancy, deux de Saint-Nicolas ou, à défaut, de Dombasle, de Lunéville ou d'autres lieux ; une autre partie était affectée à donner une dot à cinq jeunes filles pauvres, des mêmes localités. Les administrateurs de Saint-Julien devaient choisir et les boursiers et les rosières et, jusqu'à la Révolution, cette fondation a subsisté. Le surplus de la rente était versé à l'économe de l'hôpital pour les pauvres malades'. Nous retrouverons plus tard Anne Fériet, car à elle la ville est encore redevable de la fondation de l'hospice de Maréville pour les pestiférés *. Nous citons plus brièvement les autres bienfaiteurs : Claude Albéric, curé de Domjulien (gagnage à Alaincourt, 16973); Pariset, greffier de la chambre des comptes de Lorraine (cens sur des maisons de la Ville- Neuve, 1598); Didier JuUet, chanoine de Saint-Georges (maison de la rue de la Boudière, iSgS); Démange Belrain, prêtre à Nancy (gagnage à Housséville, cens à Nancy, 26 novembre i6o3); Bouvet, seigneur de Heillecourt (capital de 3,5oo livres, 11 avril 161 2); Marguerite Gennetaire (prés à Nancy et rentes, i5 avril 161 2); Catherine Jacquot (biens à Faulx-Saint-Étienne et Faulx-Saint-Pierre, 10 août 161 7); Claude Bertard (gagnage à Champenoux, 17 août 1617); Gabriel Mengeot, médecin (tous ses biens, 6 juillet 162,3); Alix Serre, veuve de M. Bouchet (capital de 10,000 fr., 20 juin 1628); Bernier, sire de Bacécourt (rente de 280 fr. barrois, 16 août 1628*), etc. L'hôpital eut ainsi des biens disséminés sur toute la Lorraine ; on en trouvait, abstraction faite des localités citées, à Aboncourt, Barbonville, Basse- Foucrey, Bienville-la-Petite, Coiviller, Crévic, Ferrières, Flavigny, Fléville, Laneuveville-devant-Nancy,Lupcourt, Maizières, Manhoué, Moncel, PuUigny, Saint- Bemimont, Varangéville , Vigneulles, Ville-en-Vermois^. L'hôpital disposait, dès le début du xvn* siècle, de 18,000 fr. de revenus^, et ce chiffre paraissait important pour l'époque.

L'administration de l'hôpital, après le transfert et Taugmentation de ressources, fut modifiée. De nouveaux règlements intérieurs furent élaborés par une commission et approuvés par le Conseil d'Etat^. Comme par le passé, deux bourgeois, nommés par la ville*, furent les surintendants de l'établissement;

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