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Alaincourt, c. de Delme, Lorraine annexée

4. Tous ces renseignements sont pris au registre des donations, 6 D, i, et aux pièces originales de la série B.

5. Pour chacune de ces localités a été constitué un carton spécial dans la série B, i, des archives hospitalières. Aboncourt et Manhoué sont en Lorraine annexée ; les autres localités dans le voisinage de Nancy sont connues. Basse-Foucrey est une ferme dans la commune de Serres, c. de Lunévi Ile-Nord

6. Chanoine de 1619, dans Dom Galmet, Notice de la Lorraine, t. II, p. 43.

7. Charles III convoqua cette commission par lettres du 7 janvier 1694, pour délibérer sur le règlement de l'hôpital. (Lio?(kois, t. II, p. 473.)

8. Comme le droit de la ville était encore parfois contesté, le duc Henri II, par lettres patentes de mars 1616, céda au conseil de ville « l'administration de l'hôpital Saint-Julien et de ses rentes et revenus ». A. Hosp., I A, I. Cf. LiOM.NOis, t. Il, pp. 473-474.

2o6 HISTOIRE DE NANCY.

ils prenaient les résolutions importantes. Mais sous eux, deux gouverneurs, fonctionnaires choisis par la cité, administraient la maison, et la dépense quotidienne était surveillée par un économe. Le premier fut Denis Constant dont nous avons encore les registres; après sa mort, en 1602, il fut remplacé par un prêtre '. L'hôpital avait son aumônier spécial, qui entra assez souvent en conflit avec le curé de la Ville-Neuve; on lui recommanda à diverses reprises de se borner à administrer les sacrements aux pauvres malades et à les conduire en terre*. On dut l'avertir aussi de ne point se mêler de l'administration de la maison.

Le personnel de l'hôpital jusqu'au xviii^ siècle fut, ce semble, laïque; pourtant les exercices religieux remplissaient en partie la journée. Hommes el femmes vivaient en des quartiers séparés ; les femmes devaient avoir soin des plus petits enfants. Aux enfants déjà plus âgés étaient attachés un maître et une maîtresse d'école, choisis parmi les pauvres de la maison. Chaque heure de la journée avait son emploi bien fixé depuis le lever à 5 ou 6 heures jusqu'au coucher à 9 ou 8 heures selon la saison. Avant les repas à 10 heures du matin et 5 heures du soir, tous se jettent à genoux pour réciter Pater noster et Ave Marin; et, tandis qu'ils prennent leur modeste nourriture, ils entendent lecture de « beaux livres saints et spirituels' ». De 100 à 200 malades étaient recueillis; les pauvres et malades de Nancy devaient être pris de préférence.

Deux institutions charitables nouvelles furent créées à Nancy à la fin du XVI' et au début du xvn' siècle : l'aumône générale en faveur des pauvres qui ne trouvaient point asile à l'hôpital — pour cette aumône sera établi en 1628 le subside charitable, véritable octroi sur les marchandises entrant en ville*; — puis l'hospice Saint-Charles, fondé par le doyen de la Primatiale, Pierre de Stainville, en faveur de 3oo jeunes gens pauvres qui devaient y apprendre un métier^. Le duc Charles IV, le i5 février i63i, réunit ces institutions à l'hôpital Saint Julien ^ et, pendant quelque temps, ces trois établissements eurent une administration commune. Mais survint en i633 l'occupation française. L'ancien subside charitable devint un impôt municipal 7 et l'aumône générale disparut. La fondation de Pierre de Stainville ne laissa pas davantage de trace. L'hôpital Saint-Julien demeura seul, mais il perdit, lui aussi, une partie de ses revenus, celle qui était assignée sur les salines ou sur le

I. Chanoine de 1619, dans Dom Calmet, Notice de la LorrcUne, t. II, c. 44* Au xyiu^ siècle unt sœur de Saint-Charles fut économe.

a. A. Hosp., I A, I.

3. Ancien règlement, écriture de la fin du xvi« ou début du xvii« siècle. A. Hotp., i A, i.

4. Lettres patentes de Charles IV du 7 août i6a8 dans Lepjlge, Les Archives de Nancy, t. IV, p. ia6.

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