Cité par M. Abham
4' A. Hosp., I E, I. (livre des fondations).
5. LioNNOis, t. II, pp. 4^1-4^2. On peut encore citer parmi les bienfaiteurs Robe Duclos en 1711 et Hcrnard Dufort en 173O.
6. Traite du aO mars 1724. A. Hosp., i Ë, i. Cf. Histoire de la congrégation des soeur* de Ssii^' Charles de Nancy ^ Nancy, Vaguer, i8y8, t. I, pp, 47-4y«
l'hôpital saint-julien au xviif SIÈCLE. 209
à sept le nombre des religieuses. On cite parmi elles Agnès Calloi, dont le dévouement fut sublime, et aussi sœur Manne de Plantenom, née à Fayl-Billot (aujourd'hui Haute-Marne), dont le nom se lit sur une dalle de l'église'.
Sous Stanislas et jusqu'à la veille de la Révolution, les fondations continuèrent. L'une des plus célèbres fut celle du comte de Bouzey, grand doyen de la Primatiale et abbé commendataire de Belchamp. Fort riche, il dépensa en œuvres charitables sa fortune ; il créa 24 places pour les précheresses au monastère du Refuge et quatre lits à perpétuité à l'hôpital de Saint-Julien, dont il était l'un des directeurs ; l'un était à la nomination du grand doyen en faveur d'un serviteur de l'église primatiale, le second à celle de l'abbé de Belchamp ; les deux autres à celle des seigneurs de Bouzey et de Dombrot^. Il donna pour cette fondation un capital de ao,ooo livres (a4 i^sii 1747)- Là ne se borna pas sa générosité. II céda à l'hôpital un autre capital de i6,5oo livres pour être distribué au jour de l'an, par les directeurs, aux pauvres de Laneuveville-lès-Nancy, Marainviller, Thiébauménil, Haigneville, Brémoncourt,Villacourt, Loro-Montzey, Sabiémeix, Damelevières, Charmois, Mehoncourt, Ville-en-Vermois^, la plupart localités où l'abbé de Belchamp levait des droits (11 août 1763). Encore aujourd'hui, un descendant de la famille de Bouzey nomme à deux lits de Saint-Julien*. Faut-il rappeler les autres fondations ? Trois lits par M"* de Barbarat (4 novembre 1747 et 2 mai 1767), une place de sœur de charité chargée de former au travail les fifles du second âge par M. de Tervenus, chanoine à la Primatiale (19 avril 1766), deux lits par le chanoine M. de Ravinel (21 mars 1767), puis successivement un lit par M. de Verdun (4 juillet 1780), Octavien de Bellaire (26 mai 1783), François Humbert (3o mai 1786)5. Les noms des bienfaiteurs du xix* siècle sont inscrits à l'entrée de l'hôpital Saint^ulien ; il nous a paru juste que ceux des siècles écoulés ne fussent pas ensevelis dans l'oubli.
Les fondations de Stanislas surtout allaient transformer Saint-Julien et lui donner un nouvel aspect. Le roi de Pologne lui accorda d*abord des terrains près de la ville nouvelle qu'il construisait; sur ces terrains sera tracée plus
I. Abbé Guillaume, Kpigraphie tamulnire, l. /., [>• i64. L'iascriplion se lit :
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SŒUH Manne Petukan i>E Plantenom économe