‹ Histoire de NancyChapitre 207 sur 642 · FondaUoru, l. e · texte numérisé non relu

FondaUoru, l. e

4. Nom avons I» statistir|ucs <lcs ]>'-nsloiinair«s » jiarlir dr [7^1 il y avait i Siinl-Julien 39 hammcK, fA f^miiirM, 38 (jurions. .1^ lill nilcB, «oit iiG penonncs. Le règlement de 174N rediiiail ce nombre de chacune des 5 calëgones sont inscrits sur de» registres apëciaui

A. Hosp., 1 F. I. A rclte date, s, Ti pcails ijarçons el iS pclitiii A pnrlir de 1749. les hospitalisés

y avait igiirlqnrs lits de fonda-

un asile pour 80 vieillards et 90 enfants, sans compter les 2i4 orphelins de la fondation du roi de Pologne. Durival écrit : « Les deux extrêmes de la vie s'y trouvent enfermés'.» Depuis longtemps du reste, on n'y recevait plus de mendiants : les vagabonds ramassés étaient envoyés au dépôt de mendicité, rue Saintr-Nicolas. L'hôpital, créé par le prêtre Vemier, n'était plus qu'un orphelinat et une maison de retraite.

Mais déjà, à la fm du xviii* siècle, l'on trouva que la situation de Saint- Julien, au milieu de la ville, était malsaine. Le même Durival écrit encore: (( Depuis la construction de la nouvelle rue de la Congrégation, l'hôpital Saint-Julien est enfoncé de presque tout son rez-de-chaussée et n'a plus la même salubrité que lorsqu'il était au niveau de la campagne et qu'il en respirait l'air. Aussi pense-t-on qu'il serait mieux hors de ville*. » La Révolution empêcha ce projet d'aboutir ; on ne pouvait songer à de nouvelles constructions, alors que les troubles étaient partout et que l'ennemi menaçait la frontière.

Ainsi l'ancien hôpital Saint-Julien continua de subsister sous la Révolution et garda ses biens. Il ouvrit ses portes aux vieillards et aux enfants, comme par le passé, et rendit de grands services. Sur l'invitation du Directoire du district, les trois directeurs restèrent à leur poste, et, encore le 24 janvier 1793, ils choisirent comme médecin de la maison le « citoyen » Claude Antoine, professeur d'anatomie à la Faculté de médecine de Nancy et, comme chirurgien, Pierre-Augustin La Flize (ils, aide-major de l'hôpital militaire ^ Quand, à l'époque de la Terreur, ils se furent retirés, le conseil général de la commune confia, le 27 brumaire an II (17 novembre 1793), l'administration de l'hospice à l'un de ses officiers, le citoyen Kuntz*. Les religieuses de Saint-Charles restèrent aussi au chevet des malades et continuèrent à instruire les enfants. Le 26 nivôse an II (i 5 janvier i794)> les enfants — pauvres gamins! — se plaignirent d'elles, parce qu'elles voulaient les empêcher de porter le bonnet rouge, et la municipalité nomma deux commissaires pour faire une enquête 5. L'hôpital, en subsistant, dut changer de nom, il devint Phospice de la Bienfaisance ; et longtemps on put lire au-dessus de la porte d'entrée l'inscription : « Maison de bienfaisance. Unité, indivisibilité de la République. Liberté, égalité, fraternité ou la mort^. » L'église seule fut fermée et servit^ pendant quelque temps, de réunion à la Société populaire. A partir de 1794? le domaine cessa de payer la rente pour l'entretien des 24 orphelins ; le conseil général de la commune oublia de réclamer et de faire inscrire

I. Description de la /m mai ne et du Bar roi s , t. II, p. 19. a. Id., ibid.

Page 1