‹ Histoire de NancyChapitre 220 sur 642 · LE PRÉVÔT DE SAINT-GEOROES · texte numérisé non relu

LE PRÉVÔT DE SAINT-GEOROES

vingt livres à petits tournois sur le passage de Nancv '. Le duc lui a fait aussi cadeau d'une maison près de la porte de la cilé'. Si le prévdt est convoqué par-devant les assises, il ne pourra £lre ajourné par un homme de pdte (un roturier), mais par un noble, a en la manière que on appelleroit un des anciens nobles de notre terre ». Le duc investissait le prévdt du temporel au moyen d'une verge terminée par un aigle; celte verge était l'insigne do sa charge et il la devait porter aux processions et en célébranl l'orfice divin >. Le prévôt recevait le serment des nouveaux chanoines, les installail, avait sur eux droit de discipline *. Les papes lui concédèrent certains droits qui n'appartenaient qu'aux prélats, celui de bénir les ornements divins, les vases destinés au culte'; aussi les prévôts prétendaient-ils exercer une sorte de prélature. Ils voulaient marcher sur le même rang que les évéques. Ils portent le rochet. Le prévôt s'avance fièrement dans la pompe funèbro de Charles 111, couvert de ses ornements sacerdotaux. La dignité est importante cl elle est recherchée par les membres des familles les plus illustres de Lorraine : les Lcnoncourl, -- les Lignivîlle, les d'Anglure, les d'IIaraucourt; au xvi* siècle, Hugues des Hazards a cumulé la dignité d'évéque de Toul avec celle de prévôt de Saint-Georges^.

Après la dignité de prévôt venait celle d'aumônier. L'aumônier était chargé de la le

distribution des aumônes qui devaient se faire (o-apri-. chaque année le jour de la Saint-Georges, et des autres aumônes ordonnées par les règlements. Les jeudis saints — les grands jeudis — il devait laver les pieds à treize pauvres et donner à chacun d'eux un denier toulois. Il touchait ces sommes sur les issues du grand sceau, c'est-i-dire les revenus de la chancellerie ducale. Le duc lui assigna en outre une maison, qui devait être un asile pour les criminels; celui qui y aurait cherché refuge ne pourrait être saisi ni plus ni moins que s'il s'était retiré « devant le grand autel de notre chapelle n. L'aumônier avait droit d'usage et de pâturage dans toutes les forêts du duché, exception faite pour le bois

1. Chaque baJIe psssuil par [a ville drvBil piyer six sdue et quatre deniers. Le duc HbouI aliandoone le* quatre deniers au prérdl, el, si crlte rerjevance ne surGsail pas pour faire lo livre», le ■upplémeal sérail pris sur U part du duc.

3. U s'agit de la porte Saint-Nicolas, comioe U prouvent des documents postérieurs.

3. G, MB. Copie moderne, ... que furent failli [an de graice No>ti-e Signour mil foi» cent el qaaranie, le premier Jour de novembre. Cf. Lepace, pp. sS^iGi.

i. Les cbaiHUDes. 1 diverses reprises, essayèrent de secouer le joug.

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