‹ Histoire de NancyChapitre 219 sur 642 · Aucune, Monographie de la cathédrale y p. i · texte numérisé non relu

Aucune, Monographie de la cathédrale y p. i

3. Original, G, S^a. î\ prie que le duc pour lui et ses successeurs « wellc en signe de vraie fralernilci panre une prcvende en noslre dicle englise et lor chapelle especiaul, c'est assavoir on grois un fruct autre tant comme uns channoines de la dicte englise et en toutes distribucions et eu tous dépars autretans com uns des channoines de l'englise dessus dicte toute fois que il seront en la ville de Nanccy ». On distinguait le gros, c'esf-à-dire ce que le chanoine prélevait de son bénéfice en frnils principaux, et les distributions.

4. Son acceptation figure sur la même pièce qui a été scellée de trois sceaux : ceux du prévôt, du chapitre et du duc.

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la Primatialc, quand les deux chapitres curent été unis; son gendre, Louis XV, et, après lui, Louis XVI ont hérité de ce titre et ont été considérés comme les premiers chanoines de la Primatiale, puis de la Cathédrale.

Bientôt ce chiffre de vingt chanoines parut trop élevé et, le 28 mai i345, on le réduisit à treize ; le nombre des prébendes restait fixé à quinze : une des prébendes devait être touchée par le duc de Lorraine, et le prévôt, chef du chapitre, devait avoir double prébende'.

Le chapitre en son ensemble obtint de grands privilèges. L'évêque de Toul, en i34o, exempta les chanoines de comparaître devant son tribunal' ; ils ne restaient justiciables que de leur prévôt. L'archevêque de Trêves renonça aussi à sa juridiction. Les chanoines prétendirent, plus tard, à des privilèges plus grands. Ils soutenaient qu'ils étaient soumis directement au Saint-Siège, et qu'à leur porte s'arrêtait le pouvoir épiscopal de l'évêque de Toul. Us affirmaient que l'évêque n'avait point le droit de visiter le couvent. Il se passa même un jour dans l'église une scène très scandaleuse en présence de la cour. Le dimanche 2 octobre 161 1, tandis que le duc Henri II et toute la cour assistaient à la messe, apparut tout à coup l'évêque de Toul, M^ des Porcelets de Maillane. Il monta au chœur sans que le prévôt Jean de Mousson bougeât et lui cédât la place. L'évêque voulut le tirer à bas du siège, mais le prévôt protesta, disant qu'à Saint-Georges il était seul maître. Sur l'invitation du duc, Jean de Mousson céda enfui « par respect de Son Altesse et non du sieur évoque », et il sortit de l'église. Après la cérémonie, le duc reconnut que l'évêque avait eu tort 5. Le conflit dura jusqu'à la suppression du chapitre. Jamais, à Tépoque de Léopold, le prévôt Fournier ne voulut autoriser Mk' Thiard de Bissy à pénétrer dans la collégiale*.

Le chapitre ne protesta pas avec moins de véhémence contre toute immixtion du pouvoir temporel : il refusa de payer l'impôt, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles J; il interdit l'entrée du couvent à tout juge, procureur ou huissier. Les chanoines jouent un certain rôle politique : ils sont tous convoqués par lettre individuelle aux États-Généraux de Lorraine^.

Les treize chanoines plaçaient à leur tête le prévôt, pnepostius. Celui-ci jouit d'une double prébende 7. Le duc lui a aussi assigné des privilèges spéciaux par charte du i*' novembre i34o; ainsi le prévôt touche chaque année

1. (j, 34a. r^etlres communes du chapitre, du duc Raoul et de l'évêque Thomas de Bouriéinoot Datum et actiun annu domini millesinio trecentesimo qaadragesimo quinto, die MabbaU poêi fettam sanciissimi sacramenti domini nostri Jesu Christi. Original en parchemio ; sceau de l*éyèque et du chapitre ; le sceau du duc a disparu. (C'est d'après cet acte que nous rcprodaisons, page 93i, le sceaa du chapitre.) Le duc Raoul, le jour de la /este de Barnabey apostre on inoiœ de junet (ii juin), confirme cet arrangement, réduit le nombre des chanoines à i3 personnes et celui des prébendes à i5.

a. Lepage, p. 354.

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