I. Lepagi, pp. 177 el i8u
3. DoM CkLMET, I. 11, Pr.,col.Gi3. Lf Irsiamcnl la îite Sainl-Barlhptemy. au mois d'auùl. Le duc Rt leronl A son tnlerrcment, et fonde dans la collégin pour Thomas, Bon cbafidaïn, el l'flulrc ])Our Jfan 1 semblent avoir étc cleintcs aprhs la mort des premiers t parlé plus haut.
3. La mïrc de Kaoïtl, Isabelle d'Autriclic, avait auss avait laissé aux clianoînes, pour le ïaliit de son âme, qi réalité elle mourut loin de la Lorraine, (^f. in/rn. p. C5i
daté d'Abbeville en Puiilhieu,le lendemain d< il léi|ue diverses sommes aux prâtrcs qui asai» <|pux nouvelles prébendes de chanoines, l'uni
Lunéville, son clerc. Ces places de clianoini
successeurs : le duc Jean I**^ el sa femme Sophie de Wurtemberg ; Charles II et Marguerite de Bavière — cette dernière honorée comme sainte ; — et aussi deux de leurs enfants morts en bas âge et dont Ton montrait l'effigie près de l'autel Saint-Michel ^ Le successeur de Charles II fut le bon roi René, qui avait encore sous sa domination le duché de Bar, l'Anjou et la Provence ; et c'est à la cathédrale d'Angers qu'il se fit ensevelir. Notre concitoyen, Son Éminence le cardinal Mathieu, a retrouvé son tombeau, lorsqu'il était évéque de cette ville'. Le fils du roi René, Jean II, était un esprit aventureux qui accepta le trône d'Aragon et qui mourut en i470, en essayant de s'en emparer; il fut enterré dans la cathédrale de Barcelone. Son jeune fils, Nicolas I*', âgé de vingt-deux ans, lui succéda ; mais, au bout de trois années, il mourut subitement au palais de Nancy, le 24 juillet i473, et on l'enterra à Saint- Georges ; René II, son successeur, fit élever un tombeau en marbre noir au père et au fils. Leurs effigies furent sculptées sur la table du sarcophage' et dom Calmet nous en a conservé l'image. Les deux ducs, les mains jointes, sont revêtus de leurs armures. Leurs pieds reposent sur des lévriera. Le sarcophage était orné d'écussons que dom Calmet a eu 1& tort de ne pas reproduire. Nous voudrions savoir lequel des sculpteurs de l'époque de René II est l'auteur de ce tombeau : peut-on l'attribuer à Jean Crocq, qui certainement a fait le mausolée de Charles le Téméraire ? La femme de Jean H, Marie de Bourbon, trouva aussi dans la collégiale Saint-Georges sa sépulture^ près de celle de son fils Nicolas; l'on espérait transporter de Barcelone» à c6té d'elle, le corps de son mari*.
C'était surtout le tombeau du duc de Bourgogne qui attirait les regards des visiteurs. Lorsque, le mardi 7 janvier i477> son corps eut été découTert dans l'étang SaintnJean, on le lava soigneusement ; puis on le ramena à Nancy, dans la maison de Georges Marqueiz, dans notre Grande-Rue. Le dimanche, 12 janvier l'enterrement eut lieu en grande pompe. Les seigneurs lorrains portèrent le corps à l'église Saint-Georges : les trois abbés de Saint- Remi de Lunéville, de Beaupré et de Clairiieu chantèrent la grand'messe et le corps fut descendu sous les voûtes de l'église. Le duc de Lorraine fit élever à son ancien ennemi un superbe tombeau^, et tout récemment Ton a