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LES TOMBRAUX DE L^ÉGLISF. SAINT-GROnCRS. 237
savons aussi, par les comptes des receveurs (jénéraux de Lorraine, que Mansuy Gauvaîn et Hugues de la Faye, et, plus tard, Jessé Drouîn furent occupés à des travaux d'embellissement'. Les élranf|ers venaient admirer ces œuvres, mais plus encore les tombeaux que l'église renfermait.
En effet, elle fui pendant longtemps le Saint-Denis des ducs de Lorraine. Le duc Raoul voulut être enterré dans cette maison religieuse qu'il avait fondée. H écrit en son testament : a Je eslis ma sépulture devant l'autel Monsieur Saint-Georyes en ma chapelle de Nancy. » Le jour de son enterrement l'on devait vendre, au profit du chapitre, trois de ses grands chevaux, « l'un appareillé pour joster, l'autre pour tournoier, et l'autre à armer' ». Mais ce
désir du duc ne devait pas Hre cxccuté ; quand, en i346, l'on ramena son corps, resté étendu sur le champ de bataille de Crécy, l'église n'était pas achevée et c'est à l'abbaye de Beaupré, dans le voisinage de Lunéville, qu'il reposa de son dernier sommeil'. Mais à Saint-Georges furent enterrés ses