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Les costumes ne sont pas ceux de l'époque

2. AuGuiN, Monographie de la cathédrale de Nancy, pp. 197 et ss.

3. Vil support ancien d'un chandelier moderne qui se trouve à la chapelle Notre-Dame de Bonne* Nouvelle ù la cathédrale provient aussi de la collégiale de Saint-Georges. Ce support à une valeur ariistique très grande. Il date du xvi® siècle et est un curieux spécimen de rorfcvreric de la Renaissance.

4. (j, 356. Original. Ces lettres furent faites et données l'an de graice notre Signour mil trois cens trente et nuef, le Juedi douant la Natioitei notre Signour, on mois de décembre.

LES CONFRi5rIES DE LA COLLiSgIALE SAINT-GEORGES. 253

ceux qui seraient allés de vie à trépas. Chaque confrère était tenu d'assister à la messe solennelle de saint Georges, à la messe de Requiem du lendemain, de laisser à l'association le meilleur habit qu'il aurait au jour de son décès. Le 9 décembre i34o% la confrérie fut organisée. A sa tète était placé un bour- (jcois de Nancy. A l'origine il devait être élu par le prévôt et le chapitre ; mais un second règlement du 2 1 septembre 1 342 ' porta que chacun des quatre officiers, le chantre, l'écolâtre, le trésorier et l'aumônier, présenterait un bourgeois de Nancy au duc; et, parmi ceux-ci, le prince choisirait le chef ou, comme on disait, le maître. Au début, le maître était élu pour une année; par les nouveaux statuts, il était désigné à vie. 11 gérait les biens de la confrérie, en rendait compte chaque année devant le chapitre assemblé. On le pouvait déposer en cas de mauvaise gestion. Il payait à l'entrée de sa

1. Nous publions ici, d'après l'origina], G, 34a, les plus anciens statuts de cette confrérie : « Nous Raoulz dus de Loirainne et merchis faisons savoir a tous que, conune per le grey et dou consentemral révèrent peire en Deu nostre très chier et bien amei cosin monsignour Thomas par lai graice de Deu CTesque de Toul, nous et prévois li et chapitres de Tenglise monsignour saint George de Nancey que est nostre especiaul chapelle, aiens fondei et estaubli en nostre dicte chapelle en Tonour de Deu et de monsignour saint George une confrarie durauble a tous jours maix a laquelle nous avons grant •ffectioo et grant désir que elle puisse acrescre et agransier pour l'aumentation dou servise de Deu, tTOQs ordenei et ordenons et volons que li prévois et chapitres de nostre dicte chapelle feslissent] cittscon an a tous jours maix a un certain jour tel com il l'ordeneront entre aulz un de nos bourgois de Naacey teil com il lour [plaira], liqueilz esleus oit tous les biens de lai dicte confrarie en sai main Y^ govemer en bone foi et faire profit au mues qu'il pourrait pour nostre dicte chapelle et pour Kcevoir tous ceauLz et celles qu'il entrer wouront en la dicte confrarie parmei telle somme comme ■^ li semblerait selonc l'estat les persones, et, au chief de l'an, renderait compte aus dis prévois et

cnapitre de tout ceu que on li averoit mis en main et qu'il averoit receu Et se il avoit maul governer

<M M il ne rendoit bon compte et ne feit esseis de ceu qu'il averoit receu, nous [volons] que li dis pwois et chapitre [ayent] lai correction et le puissent contrendre en quel meniere qu'il lor plarait de f^irc restitution de ce qu'il averoit laxcer perdre en son deffiaut, et volons qu'il en soient creu. Et ^'^^'OQs qn'il goit tenu de paier le grant juedi une livre de dragie... quant on laveroit les pics des ^"fooiimes et ensi li autre qui après lui vanront chescun an a tous jours maix. Et pour ceu que cilz <ID|esleas serait par lai meniere dessus dicte soit plus tenus de faire le profit de nostre dicte chapelle et <|QU eo soit plus desirans, volons nous que des les jour qu'il scroit esleus jusques... qu'il et sai femme 'Oient frans de tontes tailles, de reanson, de cherroi faire, de watier, de xauwatier, d'aller en ost et ^Q chivauchies et de tous aultres commandemens et de toutes autres chozes, on cas qu'il ne le '"KHCToieat, et que on ne les puisse traire en, cause... toute celle année durant, fors devers li prévoit de Q^tre dicte chapelle. Et ceste dicte franchise outroions nous des mentcnant pour tous jours maix a ceauU qu'il esleus seront et volons que cilz qui l'everait esteis un an, ne le puisse jemaix estre, si ^ Q'esloit que on ne le trovait de cui faire, mai que de ceaulz qui jai l'averient este ; et le jour que "* '«cte élection se ferait, se li diz prévois et chapitres n'avoienl acort, et qu'il feissent parties entre *^'2, nous volons que le plus grant partie le faice et on cas que les parties seroient engaulz, nous ^<w)Qs que cilz qui averoit estei maistres celle année nomme en bone foi et par son sarment le plus *^"*«*nl de ceaulz pour cui on averoit fait partie, et que cilz le soit sens débet. Encor volons et ordc- ^s que toute fois que coUeiges de nostre dicte chapelle feront aucune procession soUemnee ou qu'il *^cnt eo lor dicte englise aucune solempnetci, que cilz qui maisires seroit pour le temps de lai dicte ^frarie soit tenus de pourteir une verge et faire voie davant la procession ou |X)ur venir à l'autel ou *" «ulire meniere ensi com il cas il eschairoit ; et toute fois qu'il feroit cest office et qu'il en averoit ^^cis requis par le prévoit ou son comandement, nous volons qu'il ait leile distribution com uns °^ chapellains de notre dicte chapelle. Et toutes les chozes dessus dictes et ordonnes avons nous PJ^is et promettons {Le duc pose son grand sceau et fait sceller par le prévôt Maheus et son ^^^^Ire) ...que furent faites l'an de graice nostre Signour mil trois cens et quarante, le samedi après ^ feiste de lai Conception nostre Dame ( Trace de trois sceaux pendants sur double queue). La charte ^ 1res muUlée.

'• Nous avons de ce second règlement une expédition originale avec sceau du duc sur double queue ^ parchemin. Elle ne porte aucune date ni aucune formule ûnale. Mais de cette même pièce existe ^ vidimus de janvier i344t et nous y lisons, à la fin de la charte de Raoul : que furent faictes l'an ^ 9rtice nostre Signour mil trois cens quarante et dous, lou jour de la feste sainct Mathie, apostre.

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charge vingt sous tournois', et, le jeudi saint, lorsqu'on lavait les pieds des chanoines, il fournissait une livre de dragées. II marchait devant toutes les processions en portant une verge, faisant ouvrir passage au cortège ; et, ces jours-là, il avait part aux distributions comme Tun des chapelains de la collégiale. Il était exempt, lui et sa femme, de toute taille, de toute redevance, de tout service de guet, d'ost et de chevauchée. Cette confrérie, qui remonte à l'origine de la collégiale, a subsisté jusqu'à la Révolution. D'autres confréries religieuses furent créées plus tard dans l'église. Henri, duc de Bar (le futur Henri II), y fonda en i6o5, après la mort de sa première femme, Catherine de Bourbon, et sans doute pour se faire pardonner d'avoir épousé une hérétique, une chapelle sous le titre de l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge ; des messes solennelles y devaient être dites, aux fêtes de la Vierge comme au sanctuaire de Lorette; et un « chœur parfait » de musique s'y ferait entendre. Cette chapelle allait devenir le siège d'une confrérie dont les membres s'engagèrent à visiter les criminels dans les prisons, à apporter des consolations aux condamnés à mort, à faire dire des messes pour le repos de leur âme, à doter chaque année deux pauvres jeunes filles recueillies à l'hôpital Saint-Julien. Les statuts furent approuvés le i5 août par le frère de Henri, Charles, évêque de Metz et de Strasbourg, primat de Lorraine; et, quelque temps après, le 28 septembre i6o5, le pape Paul V accorda indulgence plénière aux confrères qui rempliraient avec exactitude leurs devoirs ^ Il se forma aussi dans la collégiale une confrérie sous l'invocation de la Sainte-Trinilé pour le rachat des captifs'.

Quelques-unes des confréries établies à Saint-Georges furent des confn^ries d'artisans, et ainsi cette collégiale a exercé une influence sur le développement industriel et commercial de notre cité. La confrérie a précédé, dans le duché de Lorraine, là corporation. Les ouvriers exerçant un même métier s'associent tout d'abord pour pratiquer en commun quelque acte de piété; plus tard seulement, ils profilent de cette association pour prendre quelques mesures sur l'exercice du métier lui-même. Les confréries elles-mêmes n'apparaissent que très tard dans le duché ; elles ne datent que de la fondation (le la collégiale Saint-Georges. Marchands et artisans voulurent profiler des grilces religieuses attachées au nouvel établissement; ils songèrent aussi à contribuer, pour leur part, à la renommée et à la gloire de la fondation du duc Raoul. A répocjue où se créaient à Nancy les premières associations industrielles, le système corporatif existait depuis longtemps en France et en Allemagne et y était même déjà en décadence : les statuts des métiers de

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