Ouvrage cité, p
duits par Notre-Dame de Bonne-Nouvelle n'ont plus été enregistrés ; du reste, les Français allaient bientôt occuper Nancy pour de longues années, et ces sanctuaires nationaux lorrains étaient mal vus. La Vierge y fit moins de prodiges. Puis, quand Léopold rentra dans ses États, les idées du public avaient changé ; Ton ne croyait plus à la sorcellerie, même plus aux miracles. Le clergé cependant continua d'entourer la statue de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle d'une vénération particulière, et, après la suppression du chapitre Saint-Georges, elle fut transférée en grande solennité, le i*' novembre 1745, dans Téglise primatiale. L'on grava à cette occasion une image qui est très recherchée des collectionneurs ; elle nous représente le duc Charles III et sa femme Claudo de France avec leurs enfants, aux pieds de la Vierge de Bonne-Nouvelle S et au-dessous on lit ces vers médiocres :
Nancy, que tu dois bien respecter cette Image, Elle est un seur secours pour le Païs Lorrain ; Et des que tu lui rens un humble et juste hommage, Tu ressens dans tes maux son pouvoir souverain.
Une chapelle spéciale fut dédiée à la Primatiale à Notre-Dame de Bonne- Nouvelle : celle qui se trouve dans le transept à gauche en entrant, faisant vis-à-vis à la chapelle du Sacré-Cœur. La statue est placée sur Tautel rocaille, d'un goût assez douteux, présent que fit à Téglise le chanoine de RavineP. Lors de la Révolution, cette statue de la Vierge fut sauvée; ou du moins on en garda les fragments dans un lieu sûr. On la restaura après le Concordat, en la dénaturant. Par suite d'une pudeur exagérée. Ton couvrit d'une draperie le sein de la Vierge ; Ton plaça de profil la tête de Penfant qui était jadis penchée vers le sein. Devant Timage, des fidèles allument encore quelques cierges ; des légionnaires y ont accroché leurs croix ; mais bien loin est le temps où Notre-Dame de Bonne-Nouvelle balançait la gloire de Notre-Dame de Bonsecours et où les pèlerins se parlageaieni entre les deux sanctuaires ^
De nombreuses confréries religieuses eurent leur siège à Saint-Georges. Le duc Raoul et Tévèque de Toul, Thomas de Bourlémont, comprirent qu'il fidlait attacher à leur collégiale les plus distingués des bourgeois de Nancy. Dès le 23 décembre iSSg*, ils établirent dans Téglise une confrérie sous Tinvocation de saint Georges. Les confrères paieraient à leur entrée vingt sous de petits tournois et devaient acquitter une cotisation annuelle. On dirait chaque semaiiHî quatre messes pour eux, et trois messes de Requiem pour