AuGDLN, La Meurthe dans La Lorraine illustrée, p. 3g
^' Courbe, Promenades historiques, p. 38.
^> Le mot craffe a ce sens dans les vieux textes français.
campafjnc — nous la retrouverons au temps des guerres de Bourgogne * — ; vers l'ouest, la poterne Saint-Jean^, et celle de Sarrette dont il est question dans un document du 27 février 1428, provenant du fonds du prieuré de Notre-Dame'.
Entre ces portes et poternes couraient les murs de la ville qui étaient encore très simples, sans aucune défense de terre. De distance en distance des tours garnissaient la muraille. Du côté ouest, au sud de la poterne Saint- Jean, là 011 plus tard se dressera le bastion des Michottes, s'élevait la Grande Tour dont nous trouvons mention dès la fin du xm* siècle*; sur le même côté, entre la rue Saint-Michel et la rue de la Manutention actuelle, sans doute au point où s'arrêtaient les remparts avant Tagrandissement de Jean I*', s'élevait la tour dite la tour de Sar, qui jouera son rôle dans les défenses de Xancy en 1470 et 14765. Probablement cette tour doit son nom aux vastes terrains en friche {sart, essnrt) qui s'étendaient au delà des fossés. Du nom de la tour la poterne voisine fut appelée petite porte de Sar ou Sarrette, et ce dernier vocable devint dans la suite Sorrette. Une fontaine du voisinage prit cette désignation ; on la transporta plus tard d'un autre côté, dans la Grande-Rue, près de la maison qui est aujourd'hui le n* iSg'; elle fut encore une fois changée de place et mise à l'angle opposé, près du n° i4i actuel, où elle est indiquée sur le plan de La Ruelle 7. En 16 17, elle fut réparée par le fondeur David de (Ihaligny qui y fit plusieurs ouvrages en bronze*.
Sur le côté nord du renq>art s'élevaient deux autres tours qui remontent sans doute à l'agrandissement même de Nancy, i>ar suite au règne de Jean l*'. L'une est la tour du Grand-Bourget ; elle est mentionnée dans un acte du 12 août i44i par lequel Warry de Chàtenoy, secrétaire du roi René, vend au chapitre de Saint-Georges une maison avec ses usuaires a séant en la ville de Nancey, on lieu con dit sur la tour de la rue du Grand Bourget au chief desoubz, par devers la porte Lescraffe^ ». L'autre tour à l'est portait le nom de la tour du Vannier. Il en est question dans les anciens comptes '®. Ainsi, en i53o-i53i, Humbert Pierrot, receveur du passage de Nancy, est employé « à la {)aie de l'ouvrage des murailles de Nancy, et ce pour l'échappement du
I. Cr. infra, p. /»36. La porte Sacre** semble aroir disparu au milieu du xv« siècle. Il n'en est pis question lors de la guerre des Bourguirfnons.
a. Cfironique de Lorraine, p. aay.