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LA TOUR DE SAR ET L\ TOUR DU VANMEH

bniiIcTard de la porte de la CralTe depuis la poiiile d'icehii tirant vers la tour du Vannier' ». Or, tout récemment, lorsqu'out éli construits les Instituts de

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cette tour dont les murailles ont une épaisseur de plus de quatre mètres et dont le diamètre est d'environ 12 mètres. Sur ces anciens fondements fortement cimentés est construite la cheminée de l'École de brasserie'. Ces deux tours du Grand Bounjet et du Vannier devaient marquer les deux extrémilés du rempart du côté nord. Nous n'avons aucun renseignement sur les tours du côté est.

Un siècle après sa construction, la porte de la Craffe fut flanquée des deiLX tours rondes qui lui donnent un aspect si majestueux. Ces tours remontent exactement en i463, à l'époque où Jean II gouvernait le duché. Le receveur de Lorraine, Jean Philippin, paie cette année-là au prévôt de Nancy, Jean Frichement, la somme de cent francs 12 gros a pour mettre et employer en l'ouvraige des deux tours qui présentement se font a la porte de la Craffe de Nancy* », et, cette même année, le duc achète à Jean Mesure de Nancy « une certaine maison qu'il avoit en la ville de Nancy au plus près de la porte de la Craffe... que on fait abattre pour y faire et ediffier la tour gemelle de la dite porte' ».

La porte de la Craffe est un monument gothique de la fin du xiv* siècle, bâti en belles pierres de taille. Au-dessous de la voûte, d'étroites fenêtres éclairent des pièces. Le haut de l'édifice reposant sur des corbeaux forme saillie et donne à la façade un cachet pittoresque. Les deux tours, du XV* siècle, qui enserrent la porte la complètent admirablement. Elles se terminent par une toiture ronde que couronnent d'élégantes lanternes.

Dès l'origine, la porte ne devait pas seulement servir de défense à la cité ; dans rintérieur on établit les prisons. Ici furent gardés dès le début du xv* siècle les seigneurs faits captifs sur les champs de bataille et délivrés ensuite moyennant une forte rançon*. Ici furent enfermés les Nancéiens de marque qui avaient encouru la disgrâce de leur souverain. Dans ces chambres fut souvent appliquée la torture aux malheureux qu'on accusait de sorcellerie ou d'autres forfaits. Plus tard, pendant les occupations françaises, on y mettait sous clef les soldats qui avaient contrevenu à la discipline militaire.

Les deux tours de la Craffe venaient d'être achevées, lorsque éclata la guerre entre les Lorrains et les Bourguignons. Elles furent témoins des exploits par lesquels se signalèrent tour à tour les habitants de Nancy et les Bourguignons assiégés dans la ville ; du haut de ses tours fut tiré plus d'un coup de

I. De celle tour portail un mur assez épais qui allait rejoindre la porte de la Grafle et qui sf trouve sous l'Institut électro-technique ; on a découvert une seconde muraille de forme crénelée du côté de la ville, en construisant les fondations de l'Institut électro-chimique ; elle se dirige en oblique vers la rue de la Citadelle. La première muraille faisait partie de l'enceiote primitiTe, oonstraite vers i38o; la seconde, du boulevard, qui fut commencé en i5o5. (Cf. les Comptes de Humbcrt Pickhot, i53o-i53i.) La tour du Vannier et ces deux murailles furent rasées quand on éleva, à la fin du XVI' siècle, le bastion le Duc.

a. Comptes de Jean Pliilippin, receveur de Lorraine, i40a-i463, A. D., B, 969, f* 5i3.

3. Cette maison se trouvait du (*ôté est de la porte, du côté de la tour du Vannier. En effet, la citation continue : « ... de la dite porte qu'on fait présentement faire toute neufre en In partie de la tour le Vanier. s Cf. Lepage, Les Communes de la Meurthe, t. II, p. ii4; A. D., B, 969, f*536v*.

4. Par exemple les prisonniers faits en 1^07 à la bataille de ChampigneuUes.

i Craffe

isfer Histoire 4

Débris des Fortifications de 1380. .

Débris des Fortifications de 1505 . .

Bastions le Duc et le Marquis

de la fin du XVI^ siècle . . .

Bâtiments actuels

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