‹ Histoire de NancyChapitre 267 sur 642 · LioNNOis, t. II, p · texte numérisé non relu

LioNNOis, t. II, p

4. Copie sur parchemin. A. D., H, 2835. Ces rentes sont ënumérées : « sur notre trésorier gênerai la somme de vingt six frans d'une sorte et soixante frans pour recompense de harents (Je dae aimit saris doute promis d'abord une certaine quantité de tiarengs pour les Jours maigres)\ sur noire reccpte d'Einvillc vingt cinq frans dix gros des deniers provcnans de la taille ordinaire dudii Eioville payables a chacun terme S' Martin et ce par fondation de fi^u d'heureuse mémoire le duc Charles II du nom, plus siu* noire recepte d'Amance des deniers de la taille ordinaire dudit lieu la somme de cinquante huit frans quatre gros payable moitié à Pasques et l'autre moitié à la S^ Remy; ior notre saline de Salone par fondation de feu d'heureuse mémoire le roy René de Cicile II du nom U somme de soixante dix florins de dix gros pièce revenant à cinquante huit francs quaUr gros moa» noyé de nos pays payables au jour de feste S' Remy chef d'octobre et lesquels auparaTsnt « levaient sur les tailles ordinaires de ce lieu, encore sur la dite saline par fondation dudit feo dsc Charles la quantité de deux mnids de sel payables au terme de S^ Jean Baptiste, et ce pour k goovemement des pauvres affluans à leur hôpital ; et sur notre grurie de Nancy par donnation de fes d'heureuse mémoire le roy René de Sicile et Ysabeau sa femme. . . quatre arpens de bois. •

5. Ces faits tirés du factum : Réponse pour les religieuses hospitalières du, Tier^^Ordre de SaU*' François de la ville de Nancy aux mémoires de Monsieur l'éuéque de Toul, {Caialogue Fatœs. no 7077.) Cf. A. D., H, 2830.

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monastère et ne plus vaquer aux soins des malades, mais se consacrer à la méditation et aux exercices de piété. Une ordonnance épiscopale du 3i octobre 1696 leur ordonna de clore leur monastère dans les deux mois. Les reli-

gieuses en appelèrent comme d'abus devant le parlement de Metz. Le prélat défendit son ordonnance par un long mémoire où il s'efforça de prouver que la cldture est annexée à l'état de rulitjicuscs, qu'elle est entraînée par cet

état ; il éimmère toutes les sœurs de Tordre de Saint-François qui sont cloîtrées; il prétend que les sœurs grises ne visitent plus que peu de malades; qu'il y a à Nancy des compagnies de filles dévotes (les Charités) qui s'acquittent de ce soin avec beaucoup de zèle et d'édification'. Les sœurs répondirent par un autre mémoire, dû, dit-on, à la plume de Jean-Léonard Bourcier, le futur procureur général de la Cour souveraine. Elles y plaident la cause de l'activité extérieure, de celle de Marthe opposée à la contemplation de Marie, et elles le font souvent avec éloquence. Elles eurent gain de cause, et purent continuer de sortir pour visiter les malades. Au y\in* siècle, le 23 novembre lyBS, M»' Bouzey leur donna de nouveaux statuts qu'autorisa Stanislas, le 21 janvier 1754*.

Au moment où éclata la grande tourmente, les religieuses étaient au nombre de 23 ; elles restèrent toutes fidèles à leurs vœux et se prononcèrent pour la vie commune î. On leur donna une petite pension en échange de leurs biens. Ces biens étaient du reste modiques, fournissant un revenu de 9,955 livres sur lequel elles avaient à acquitter des charges assez considérables. C'étaient quelques prés dans la banlieue de Nancy et de Toinblaine^, des héritages à Amance et Dommartin-sous-Amance, des gagnages à Ceintrey, Frolois (autrefois Guise), Ludres, Housséville, Millery et Pierreville s.

Le couvent et l'église des sœurs grises se trouvaient à l'origine dans le fau« bourg Saint-Nicolas, puis, après la construction de la Ville-Neuve, dans la rue Saint-Nicolas. Le tronçon de cette rue où ils étaient situés prit le nom de rue des Dominicains, quand, un peu au delà des sœurs grises, au passage actuel du Casino, M. du Rallier, gouverneur français de Nancy, eut fondé en i64o un couvent de cet ordre. L'église correspondait au n® i4 actuel, et le couvent au n** 12. L'église remontait au début du xv* siècle^; elle était bâtie dans le style du gothique flamboyant. Elle n'avait pas d'entrée directe sur la rue. Une petite porte fort mesquine aboutissait à un couloir et parce couloir rou entrait dans la nef. L'autel principal orienté se trouvait adossé au mur de clôture sur la rue. A cause de cette disposition l'on recommandait au voyageur qu'on voulait mystifier de visiter le portail des sœurs grises; el, avec le pont Mougeat ou pont Mouja qui n'existait pas davantage, avec le Bœuf prêchant de la porterie du palais ducal, avec le singe habillé en cordelier de la porte Masco, on citait ce portail parmi les grandes merveilles

1. Mémoire pour messire Henry fie Thyard de Bissy.., contre les religieuses du Tiers^Ordrt de Saint'FrançoiSf dittes les Sœurs grises de Nancy. (Favier, Catalogue, d9 7576.)

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