Cf. supra, p. i3G, n
y. L'acte publié par Lepage, 1/ hôtel de la Monnaie à Nancy dans les M. S. A. A., 1887, p. \ok- Le aG mai i^io, Philippe de Norroy donne en location une partie de cette maison à Willaume de Saint-Beaussant et Catherine, sa femme. A. D., lî, 8a i, n» a8.
l'hôtel de la monnaie. 297
Willaume de Saint-Baussant et Catherine, sa femme, fille de Jean de Prény; et à ce moment la demeure prit le nom de Grande-Maison de Vaudémont ^ Le 5 août 1462» Ferri II, père du duc René II, compléta cette acquisition, en achetant à Simonin Loyon, procureur du duc, un tiers de cette maison «icelhii tiers séant a Nancey entre Tarifaicye mon dit seigneur de Vaudémont d'une part et Taritaige la confrarie sainct Nicolas dudit Nancey d'aultre part » pour aoo vieux florins du Rhin d'or\ Quand le fils de Ferri devint duc de Lorraine — et à cette date seulement — la Grande-Maison entra dans le domaine public; et dès lors un chapitre spécial dans les comptes du receveur est consacré à ses réparations. On transporta en celte maison les blés et le foin produits par les terres domaniales, et souvent, pour ce motif, le bâtiment reçut le nom de la « Cellérerie de Nancy ». Par derrière la maison, on construisit des écuries, et voilà pourquoi la rue qui passait entre cette demeure et les remparts s'appelait autrefois rue des Écuries (aujourd'hui impasse du Bon-Pays^). Au xvi*' siècle, vers lôSy, fut installé à Test de ce bâtiment, dans une maison qui fait saillie sur la rue, l'atelier monétaire ! de Nancy ♦. Après le retour de Léopold, il fallait pour l'atelier monétaire un espace plus considérable ; et, dès lors, le duc résolut de le transporter dans la Grande-Maison. Il fit abattre les vieilles constructions et élever par BoBrand, en Tannée 1721, l'Hôtel de la Monnaie. Saint-Urbain s'est installé dans cet hôtel où il a frappé ses belles médailles. Là il mourut le 10 janvier 1738. Comme, au temps de Stanislas, la Lorranie cessait d'avoir ses monnaies aulonomes, on logea en ces bâtiments divers fonctionnaires publics, entre autres l'ingénieur en chef des ponts et chaussées, le major de la place, et on employa les combles pour des magasins de blés. Sous le régime français, par arrêt du Conseil d'État du 3o octobre 1771, on donna l'édifice à la Chambre des Comptes qui en prit possession à la rentrée de 1778. On installa les archives de la Chambre dans de grandes salles voûtées où elles se trouvent encore. On plaça en outre dans cet édifice la maîtrise des eaux et forêts et le bureau du vingtième 5. En 1776, on construisit derrière le bâtiment des prisons où l'on enfermait les individus que la Chambre condamnait à la détention ; ces prisons débordaient sur la rue du Bon-Pays qui ne fut désormais qu'une impasse ^.
Sous la Révolution, les bâtiments restèrent en partie inoccupés : les archives demeuraient seules dans leurs caves, et on réunit ici les documents
I. A. D., B, 8ai, n** 3i et 33; Lbpage, /. c, p. 167. a. Id,, ibid., d9 34-