I. Lio.inois, 1. II, p. 4'~'i 3. Ibid., t. Il, p
I second ruiume d
2yG HISTOIRE DE NANCY.
vieux Nancy I Cette église des sœurs grises qu'a gravée Collin fut démolie en 1764 et aussitôt reconstruite. La première pierre du nouvel édifice fut posée le 3i juillet de cette année', et l'église bénite par M^ Drouas, évc^que de Toul, le 25 mai 1766. Ce fut un monument bien ordonné, avec un portail néo-grec, des pilastres ioniques au bas, corinthiens à l'étage. Il renfermait une Assomption de Claude Charles et deux jolis tableaux de Girardet repn'»sentant des anges qui jouent de divers instruments de musique. L'architecte était Lezé*. Le bâtiment ne devait avoir qu'une très courte existence ; l'église et le couvent furent vendus comme propriétés nationales, les i a et 20 mai 1798, en 16 sections et acquis par les citoyens Hœner, Saulcy, Bertin, Seider, Dorvasy, André, Krantz, Bastide, Daucher^, et sur leur emplacement se sont élevées les maisons modernes de la nie des Dominicains.
Ainsi, la nouvelle construction de l'hôpital Notre-Dame remonte à (iharles II ; on peut encore attribuer à ce prince quelques autres embellissements à Nancy. L'historien Jean d'Aucy prétend qu'il fit sécher les marécages qui s'étendaient autour de la ville -^ ; certainement il fit amener de nombreux tombereaux de pierre par les habitants des villages voisins, a pour faire le pavement au long de la maison de Monseigneur 5. » Il agrandit ce palais et, le 10 juillet i425, il acheta dans ce dessein à Nicolas de Nancy, iiis de Laurent de Saint-Félix, pour la somme de 4oo florins une maison « en la rue de la nuefve rue, entre la dicte rue et Monseigneur le duc d'une part et les murs de la ville de Nancy d'aultre part^ ». Cette « neuve rue » longeait les remparts, au nord du palais ducal ; et Ton peut considérer qu'aujourd'hui elle est représentée par la rue de la Gendarmerie?. Enfin, sous son règne apparaît pour la première fois dans les documents la grande maison, située non loin des Dames précheresses.
On a cru longtemps à tort que cette demeure était un débris de l'ancien palais cédé par le duc Ferri III aux Dominicaines *. En réalité elle fiit élevée à la fin du xrv* siècle par Jean de Prény, receveur de Nancy, et, le 6 mai i4o3, ses héritiers assez nombreux en firent le partage 9. Le frère du duc Charles II, Ferri de Lorraine, seigneur de Rumigny et de Boves, comte de Vaudémont, (|ui désirait avoir une résidence à Nancy, acheta successivement le 9 mars i4ï4 <»t le 23 avril i4i5 des parcelles de cette maison à Hermand de Nancv, à
I. L'iascriptioa placée dans cette première pierre est reproduite par Lionivois, t. II, p. 45i.