Chronique de Lorraine, p. i
.'il LionMocaKKOT,Jeiinae d'Arc à Nancy el iuClirûniijuedc towûHW, Naucy, Ucrger^Levrault cl C'.
3oG HISTOIRE DE NANCY.
(lisent que les AïKjloys la priiidrent; dedans Rouen fut meaée ; les ^Vnglovs se lu feirent brusler. D'altres disent que alcuns de l'airmey la feirent morîr |)ur cause qu'elle adtribuoil (ous les honneurs des faicls d'armes à elle'. ■ On le voil, son ignorance est complète. Dans ces conditions, il importe de lie lui rien emprunter sur la Pucelle et de répéter le juijement de Quicherat : a La Chronique de Lorraine ne mérite pas d'(!tre consultée comme témoignage historique sur Jeanne d'Arc'. » On ne saurait afïirmer, jusqu'au jour où l'on Irouverait une preuve nouvelle, que Jeanne ait couru ime lance sur une des places de Nancy.
Pourtant, à cause de cette visite de Jeanne au duc Charles, son souvenir reste attaché à notre ville. Puis, si à coup sûr Jeanne n'a jamais dépendu féodalement du duc de Lorraine, si elle est née en (erre française soit dans la
châtellenie de Vaucouleurs, soîl dans la partie dn
duché de Bar qui relevait du roi de France', elle appartient à celte grande Lorraine dont le souvenir s'est consené intact pendant des siècles, elle poêle qui l'a appelée la bonne Lorraine a traduit le sentiment général. Il était donc naturel qu'où songeât à perpétuer son souvenir dans Nancy, qui est le cœur de cette région*. Dès 1867, les lolharin(|isles ont demandé qu'une rue lui fût consacrée en notre cité. On réclamait pour elle la rue Saint-Nicolas qu'elle avait traversée en venant du pèlerinages, la rue des Dominicains <]ui est 1» prolongation de cette voie' ou encore la rue La Fayette, près de cette place du ChAlel où elle aurait couru une lance'.
1890, brochure în-ia. — Du uiènir. Jeanne d'Arc, le dac de Lorraine tl le tire de Baadrieetrt. Nancy, Bcrgcr-Lcvrault, 1S95. Cf. pp. 8i-8y. M. IUougekot fut Mis ainublfiaeat dikioguer Jetant t\ Clinrlrs II. On « voulu qu'au rrtour de Maac; Jranne ait passé par DieidouanL Cf. \'E$l>éruitee, t iM 1890; mais le* pn-iiïcs qu'on [lonnt ne me iwraïsEieiit |ms convaincante». I. Chraniqat de Lorraine, p. aa.