‹ Histoire de NancyChapitre 302 sur 642 · Chronique de Lorraine, p · texte numérisé non relu

Chronique de Lorraine, p

3. II est question de ce iZoWn de Hérange ou de son fils dans un oompie de 1^83, pour le ptifiiK*' de gens de guerre. A. D., B, 86io.

3. P. 3a4 el 325; cf. p. 6i. Le même passage est répété à peu près tel quel aux deux endroilk

k. Chronique de Lorraine, pp. gS-ioo. Le maréchal Thiébaut IX de Bourgogne était mort daBS l'intervalle, en lA^Qi ^t il avait eu pour successeur son fils aîné Henri. Son second fils, Claudel F;iy, devint gouverneur du Luxembourg.

5. Texte du serment prêté par lui dans le Liber omnium, A. D., B, 4iG* Ck>pie Bibl. da HaBCJi ms. 86o, p. 23o.

•'». Chronique de Lorraine, pp. lo/i-io."».

LE RÈGNE DE NICOLAS. .j,,ç.

il rêve de se joindre au dernier et de se couvrir de gloire sous ses drapeaux» Il n'ose s'ouvrir de son projet à son conseil ; mais, un beau matin, en mars 1472, il quitte Nancy sous prétexte de faire un pèlerinage à SainV-Nicolas-de- Port. Quand il fut vis-à-vis de Tomblaine, il traversa le gué et se rendit tout droit en Flandre. Quelques gentilshommes, dont Simon des Armoises, le rejoignirent pour partager ses dangers'. Nicolas s'engagea formellement avec le Téméraire à Arras, le 26 mai 1472 '; il envahit avec lui la Picardie et vit Jeanne Hachette combattre sur les remparts de Beauvais.

Quand le duc de Bourgogne eut signé une trêve avec Louis XI (novembre 1472), Nicolas revint en Lorraine, joué en somme par son allié. Les fêtes recommencèrent alors en notre cité ; et l'on vit le duc assister à toute une série de brillants mariages, du grand écuyer Maugiron avec la fille de Nicolas de Lenoncourt, de Jean de Germiny avec la fille de Ferri de Savigny, bailli des Vosges*. Puis, Nicolas, pour joindre la guerre au plaisir, tenta contre la cité libre de Metz un coup de main. L'expédition, préparée par le capitaine Berthold Krantz, échoua grâce à la présence d'esprit du boulanger messin Harelle 5 ; et longtemps une inscription gravée en dehors de la porte Serpenoise rappela cet épisode. Furieux de cette aventure, agacé par les démonstrations de joie des ennemis, Nicolas prépara contre eux une grande expédition. Il convoqua à l'ost sa noblesse et rassembla son artillerie. Le 22 juillet, il passa ses troupes en revue devant la Commanderie Saint-Jean, lorsqu'au retour il tomba subitement malade, et, quelques jours après, le 27, il était mort. Le bruit courut qu'il avait été enherbé^, c'est-à-dire empoisonné. Ces bruits ne tardèrent pas à trouver créance ; et l'on accusa du crime l'un de ses serviteurs, nommé le Glorieux. La populace voulait le tuer; mais les seigneurs, pour le sauver, le firent enfermer à la porte de la Craffe ; et probablement on le relâcha dans la suite, faute de preuves.

Cependant, à la première nouvelle de la mort de ce prince qui n'avait pas vingt-cinq ans, la noblesse lorraine accourut à Nancy. Jacques d'Haraucourt, bailH de Nancy, Jean Wisse, bailli d'Allemagne, Collinct de Ville, bailli des Vosges, les autres grands fonctionnaires et seigneurs défilèrent devant le cadavre, les larmes aux yeux. Le peuple à son tour fut admis à contempler une dernière fois les traits de son jeune duc. On fit à Nicolas des obsèques magnifiques. Seigneurs et bourgeois prirent le deuil ; et tous « cryaient bien piteusement d'avoir perdu si tost un si jeune enfant? ». Neuf

I. Ed. Goechner, Les Relations des ducs de Lorraine avec Louis XI de j46i à i47^f <ians A. D, E, 1898» P- 4ao.

%. Chronique de Xorraine, pp. 106-107.

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