‹ Histoire de NancyChapitre 307 sur 642 · NOMINATION ET TRAITEMENT DU CURE DE SAINT-ÈVRE · texte numérisé non relu

NOMINATION ET TRAITEMENT DU CURE DE SAINT-ÈVRE

Aux termes du concordai de iGgS, il fallait assurer aux curés de Nancy un revenu minimum de 4oo fr. par an'. On leur abandonna d'abord tous les produits de Tautel ; le prieuré Notre-Dame cessa de prélever sa forte part sur les sommes que les fidèles payaient pour les baptêmes, les mariages, les enterrements, les messes. Le chapitre Sainte-Georges renonça à sou tiers de d!me, Tabbé de Notre-Dame à un tiers sur les deux tiers de la dlme qu'il possédait; les deux tiers de la dlme sur les anciennes banlieues de SainU- Dizier, Laxou et Nancy revenaient désormais aux curés et étaient partagés entre eux. Le produit en était assez médiocre et diminuait chaque jour, au fur et à mesure que les maisons s'élevaient à la place des vignes et des champs labourés. Les droits d'autel et la dlme n'atteignirent pas le chiffre fixé pour la portion congrue ; aussi il fut décidé que les curés recevraient annuellement de chaque ménage une somme de six gros; les veuves étaient taxées à trois gros. Cette redevance s'appela le son des paroisses. Cette organisation dura jusqu'en lySi. A cette époque, avec la création de nouvelles paroisses, la ville se décida à lever la dlme à ses risques et périls'; elle perçut aussi le sou des paroisses et assura à chaque curé de Nancy une portion congrue de 4oo livres, qui ne tarda pas à être augmentée d'année en années Le traitement des curés fut désormais une chï^^rge municipale, et cette charge finit par devenir assez lourde pour le budget de la cité.

Les curés qui furent placés par le chapitre de Saint-Georges à la tête de Saint-Èvre, de iSgS à la Révolution, étaient tous des prêtres dévoués; ils ont rempli avec zèhe leur mission, sans que l'un d'entre eux mérite d'être tiré hors de pair. Le premier qui occupa ce poste fut Jean Frottier, mort en i6o4. Il eut pour successeur Jean Simonin, docteur en théologie, protonotaire apostolique et doyen de Port ; il fut l'un des bienfaiteurs de son église et contribua de ses deniers à lui donner des cloches*. Il administra la paroisse 38 années et mourut pieusement le 22 mai 1642. Sur sa pierre funéraire, on lisait, avec une longue épitaphe latine, le sixain suivant :

Passant^ tu vois sous ce tombeau SimoDin^ qui comme un (lambeau A esclaté durant sa vie ; Ne pense pas qu'il soit éteint ; Marie l'a pris en son sein, Pour l'avoir saintement servie î.

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