‹ Histoire de NancyChapitre 312 sur 642 · Abbé GuiLLADHt, Mémoire aar Ui j/rialart · texte numérisé non relu

Abbé GuiLLADHt, Mémoire aar Ui j/rialart

a donné ijuelqucs détails sur le coq de Salnt-Errc. f] partait 175», 1759, 1767. (Detcriplion dt la Lorraine, t. Il, p. 4.) EuRY et LAl.L^:!^E^T, pp. 11 et la. Cf. in/ra, p. 45i.

\lale. Arrondinemenlt de Toul tl de .Yanci/, aUtfi, pi. III.

-eiii|ilacés par de simples colunn

35o HISTOIRK DE NANCY.

Si l'église par clle-mAme ne présciilait, pour l'artiste, aucun întén^t, elle renfermait quelques monuments remarquables de sculpture et des tableaux curieux. On doit citer avant tout la Cène de Florent Drouin le jeune, placée derrière le maltre-iiutel. C*est une des pages les plus magnifiques dues au ciseau de cet artiste à ({ui nous devons encore le tombeau du catrdinal de Vaudémont, les sculptures de la seconde porte de la Crafle, le saint Georges de la porte de ce nom '. Le Christ et ses apAtres sont assis derrière une vaste table, recouverte d'une nappe. La télc de Jésus est très belle; celles des apôtres sont vivantes et expn*ssives. Saint Jean, couché sur le sein du maître, semble en conininnion parfaite avec lui, tandis qu*à l'extrémité Judas tient avec satisfaction Targent qui est le prix de son crime. L'artiste lorrain connaissait silrement l'admirable tableau de Léonard de Vinci, ne fAt-ce que par la copie (jui se trouvait aux Cordeliers*, et il s'en est inspiré. Ces personnages sont placés sous un dais (|ue surmontent trois t^tes de chérubins. A l'origine celte Cène était encadrée par un ordre d'architecture complet avec des statues dans des niches et que surmontait une Résurrection s'élevaiit jusqu'aux voûtes de l'église^; en 1769, on enleva cet ordre qui empêchait le passage dans le chœur et qui était tout à fait encombrant. A la même date, ce semble, on couvrit les statues de couleurs voyantes. Aujourd'hui on a enduit les têtes d'un vernis grîsAtre, qui nuit à l'expression générale. Le monument fut élevé en 1 582 par Didier Bourgeois, conseiller d'État et auditeur en la chambre des comptes, et sa femme Gertrude Fouruîer, ainsi que l'attestait une ancienne inscriptiiui^. Il a toujours été fort admiré; Stanislas en fit faire une réduction en argent pour orner le retable de l'autel de Bonsecours 5. Ce haut relief est maintenant l'un des joyaux du Musée lorrain.

Après la Cène, nous signalerons la Pirtà, image de la Vierge assise, soutenant le corps de Jésus étendu à ses pieds. Elle se trouvait autrefois dans une niche, au milieu du porche de la vieille tour. Le groupe, qui parait être du xv^ siècle et auquel le public dévot apportait ses hommages, a paru digne de figurer dans la mnivelle basili([ue. Il est placé sur le premier autel dans la nef latérale de droite, en entrant dans l'église. Seulement il a été fortement relouché par le sculpteur Huel^.

Une autre Notre-Dame-<le-Pitié, peut-être plus ancienne, et elle aussi fortiv

I. Sur lui Lfpagk. Une Janiille de sculpteurs lorrains daus les M, S. A. JL., i865, p. 97 et i». a. Cf. irtfra, pp. 6i4-Gi5.

3. LioM.N'uis, p. I, 337. Devant \v. Christ se trouvait uu atjncau pascal qui a clé enlevé.

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