‹ Histoire de NancyChapitre 321 sur 642 · Légende dorée^ De conceptione beaUe Virginie · texte numérisé non relu

Légende dorée^ De conceptione beaUe Virginie

4. Toutes les légendes de Marie out été étudiées avec beaucoup de soia par MoMafta, Stadim zu den niittelalterlichen yfarienlegenden dans les Sitzungsberichte der Wiener Aicademie, t. ii3,

ii4» ii5 et 119.

5. Abbé IfUiLLAUMK, Mémoires sur les peintures murales, l, c, pp. 7 et 8*

LES TABLEAUX DE lVnCIENNE ÉGLISE SAlNT-fevRE. SSq

dessin', parait avoir été tout à fait remarquable ; l'artiste a su grouper ses personnages et manier avec habileté le pinceau.

Outre ces fresques, l'église Saint-Èvre possédait un certain nombre de toiles. On y montrait le Portement de la Croix ^ attribué à Callot et qui a été acheté en i865 par la commission du Musée de la ville'. Il représente la sixième station du chemin de la Croix, où Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter l'instrument de son supplice. C'est une reproduction exacte d'une planche du célèbre graveur dans la série : la grande l^assion. Mais est-il probable que Callot se soit copié ainsi lui-même, de façon tout à fait servile, réprimant toute la fougue de son imagination? Puis, il faut bien avouer que de la peinture ont disparu toutes les hautes qualités de la gravure : souplesse du dessin, expression variée des figures, pittoresque du détail. Nous tenons que cette œuvre n'est pas de la main de Callot 3. Notre Musée de peinture a acquis en 1871, après toutes sortes de vicissitudes, un autre tableau provenant de Saint-Evre ; c'est une Vierge et l'enfant Jésus, d'Antoine Van Dyck. Le tableau a subi de très nombreuses retouches et a été abtmé ; mais il est de la main du maître qui, à diverses reprises, est revenu sur le même sujet ; on voit un tableau analogue dans la galerie de Dresde^. Â l'église des Cordeliers on a déposé une vaste toile représentant Saint Evre visitant les trois condamnés à mort, œuvre médiocre où l'artiste a, paralt-il, donné au saint les traits de Ms' Drouas, évêque de Toul (1754-1773)5. Un autre tableau, recueilli au Musée lorrain, a été détruit en 187 1, lors de l'incendie. 11 représentait le patron des arquebusiers de Nancy, saint Antoine, et avait été peint en i665 par un artiste local, Legrand. Dans le fond, on voyait la perspective de la ville de Nancy avec la fameuse butte où s'exerçaient les compagnons, sur l'emplacement de la Pépinière actuelle^.

L'église Saint-Èvre avait autrefois de très beaux vitraux : mais ils étaient fort mutilés vers le milieu du xvm* siècle. A cette date, pour donner plus de jour à l'édifice, on acheva de les détruire, et on les remplaça par des carreaux blancs. On conserva toutefois le vitrail placé dans l'abside, derrière le maltre-autel, et représentant la Crucifixion ; au pied de la Croix se tenaient

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