Grand-Eury et Lallement, 5i
6. Sur ce tableau Grand-Eurt et Lallement, p. 47* Ge tableau avait été transporté au xix* siècle aux Cordeliers, puis il fut donné au Musée lorrain où il figurait avant l'incendie sous le n^ 837. (Catalogue de 1869, p. ii40 Les autres tableaux que signalent Graivd-Eory et Lallement, pp. 48-5a, ont été vendus ou donnés à des églises de Lorraine. Cf. P. Eugène, p. 183.
36o HISTOIRE DE NANCY.
la Vierge et Tenfant Jésus, et on lisait au-dessous : Sic Deus dileœii mundam. Dans la chapelle du Saint-Esprit, appartenant à la famille de Chfttenoy, on laissa de même subsister les anciens vitraux, sur la demande expresse des membres de cette lignée'. Ils représentaient la Vierge debout tenant Tenfant Jésus, et saint Christophe, le bon géant, traversant les eaux avec son divin fardeau sur l'épaule ; à leurs pieds les ancêtres de la famille : Wany de Châtenoy, secrétaire de René I", d'un côté, sa femme et sa fille de l'autre, accompagnés de l'écu : d'or au favier de sable, et de la devise répétée : A la fin. Sur un autre vitrail un arbre généalogique de la famille étendait ses branches^. Les restes de ces vitraux ont été portés au Musée lorrain, mais ils ont subi de graves dommages dans l'incendie de 1871 ; il n'en demeure que des débris insignifiants.
L'église Saint-Èvre était remplie de tombeaux; mais la plupart d'entre eux ont été détruits en 1792, et on ne les connaît plus que par la description de Lionnois. C'était celui de Didier Bourgeois et de sa femme Gertrude Foumier, les donateurs de la Cène ; celui de la famille Rousselot, qui avait été sculpté parBagard; de Henri de Girmont, auditeur de la chambre des comptes, mort le i4 octobre 1623, et de sa femme Jeanne Fournier, décédée le 5 juillet i633 — il était l'ouvrage des frères Chaligny; — de Nicolas de Bildstein, mort le 29 décembre i656, dernier descendant d'un bâtard du duc Charles II; de la famille de Salles, alliée à celle de Brancas-Villars ; de Carie, seigneur de Roquebrune en Provence, décédé le 5 mars 1704. De hauts fonctionnaires : Charles Guérin et Jean de Gondrecourt, conseillers de Charles IIJ; Jean Caboat, directeur des salines de Dieuze au début du xvn* siècle; Jean Humbert, auditeur en la chambre des comptes ; Jean-Ignace de Clairon, comte d'Haussonville, grand maître de Fartillerie ; Abraham de Millet, président de la chambre des comptes, y reposaient de leur dernier sommeil et avaient de pompeuses épîtaphes'. Les divers curés de Saint-Èvre ont été aussi enterrés dans leur église. Le 11 janvier 1738, on y apporta presque en cachette le corps de Ferdinand de Saint-Urbain ; car la vie de l'illustre artiste avait été traversée de toutes sortes de tourmentes, et il avait eu plus d*une fois aifaire î\ la justice de son pays*. Quand le cimetière Notre-Dame fut supprimé à