Canton de Sissonne, Laon, Aisne
4. Ce voyage de René n'est mentionné que par ta Chronique de Lorraine, p. 147.
5. La date est donnée par la lettre du duc de Bourgogne du 3 juillet citée p. 397, n. 3: « Le duc de Lorraine, par ses lettres du 9 mai dernier, sous couleur de certaines choses controuvées, luy (à Charles le Téméraire) a mandé qu'il estoit délibéré de servyr contre luy l'empereur et le roi de France. »
6. Chronique de Lorraine, pp. 147-148. Dans Jean ii'Aucy et dans l'histoire manuscrite de René II conservée à la bibliothèque d'Ëpinal (extrait de Jkan d'Aucy), ce héraut, qui était un serviteur du duc de la Trémoille, est nommé le More. Commises, éd. de M"« Dupont, t. I, p. Saa, dit aussi : « 11 l'envoya deflier devant Nuz, par le moyen de Monseigneur de Cran. >
7. Le sieur du Fay, gouverneur du Luxenil)Ourg, annonça à Charles le Téméraire la prise de Pierrefort par une lettre du 3 mai. Charles répond le 10 mai qu'une (elle place ne se devait pas rendre. « Et pour ce voulons que incontinent vous faictes pendre et appréhender aux corps tous ceulx et celles que à l'heure de la dicte reddition estoient en icelle place et ceux que en trouveries chargiés. > Ces lettres ont été données dans les Publications de la section historique de l'Institut royal de Luxembourg, année 1847» P* i^^*
8. A. 0., B, 357. Les lettres patentes disent : c Les quelles places et appartenances dessus dittes sont venues en nos mains par bonne, juste et lealle conquestc faite sur et à l'encontre du duc de Bourgogne qui les tenoit. » Cf. Ms. du Slusce lorrain, n* 77, p. 8. Martincourt et Mamey, canton de Iiouièvre ; Saint-Jean, commune de Martincourt.
Les deux armées réunies forcèrent la ville de Verdun à se déclarer contre la Bourgogne et ravagèrent cruellement les environs de Metz, dont l'évéque était favorable au Téméraire. Les villages de Woippy, Magny, Pierrevillers, le Sar blon furent dévastés'. L'on envahit enfm le Luxembourg et l'on prit au bout de huit jours Damvillers (début de juillet)'. L'artillerie lorraine avait fait merveille et, en mémoire de ce fait, l'une des deux grosses bombardes de René II fut nommée Damvillers; l'autre portait le nom de Xeffalquin'^. Mais tout à coup de graves événements politiques se préparaient et allaient laisser le duc René presque seul exposé à la colère des Bourguignons.
Le i^' juin 147^, comme il a été dit plus haut, René II proclamait en sou duché les lettres de Frédéric III, par lesquelles l'Empereur garantissait que jamais à son insu trêve ni paix ne serait signée avec Charles de Bourgogne. Et pourtant douze jours plus tard, le 12 juin, l'Empereur concluait une trêve de neuf mois avec le Téméraire, sans se soucier du Lorrain* ! Le siège de Neuss, qui se prolongeait depuis de si longs mois, devait être levé, et seules la France, la Suisse et la Lorraine restaient en face du duc de Bourgogne. La France, avons-nous dit; mais, hélas ! elle aussi va lâchement abandonner René, malgré les promesses les plus solennelles. Jamais, à aucun moment de sa vie, Louis XI ne fit preuve d'une aussi grande duplicité. Charles et son beau-frère Edouard IV, roi d'Angleterre, allaient se jeter sur le royaume français, et il n'était point douteux que leurs forces réunies n'en eussent bientôt raison. Louis XI circonvint le prince anglais; et tour à tour le flattant avec habileté et jetant en son cœur la défiance contre son allié, il le détacha des Bourguignons, signa avec lui le traité de Picquigny, près d'Amiens, 29 août 147^ S et le renvoya dans son tle. Puis il entra en négociations avec Charles lui-même ; et, le i3 septembre, à Soleuvre en Luxembourg, il signa une trêve de neuf années^. Cet acte fut le plus odieux des marchés. Charles consentait à en exclure en termes formels le connétable Louis de Luxembourg, comte de Saint-Paul 7, auquel Louis XI avait voué une haine féroce, et qu'il guettait comme une proie. Louis XI, par un reste de pudeur, avait bien spécifié que le duc René était compris dans la trêve, si celui-ci en faisait déclaration avant le 1*^ janvier 1476 ; mais l'on annonça en même temps que si, la trêve publiée, l'un des princes commettait un acte d'hostilité contre le duc de Bourgogne ou le roi, il en serait entièrement exclu; et comment croire que René II poserait tout de suite les armes ? Louis XI savait, en signant l'acte
I. chronique de Mets, cd. llucjucniii, p. f\\>i. Wuippy, Pierrevillers, le Sabloa» cantoa de Me'i ; Magny, canton de Veruy, Alsace-Lorraine.
3. La Chronique de Lorraine mentionne cette prise à une fausse date.
3. Chronique de Lorraine. L'abbé Mahchal explique ce mol par Schalkind, renfant d'école. Crite hypothèse ne nous parait pas plausible.
A. CiiiiEi., Retjesta Frederici IV, u9 G9(j5.
5. Le texte du traité dans Commlnes, éd. Le.nglet du Fhesmot, t. 111, p. 4oa.
6. Commises, éd. Lenglet du Fresivoy, t. 111, p. 409 ; Wurth-Paqukt, Table chronoiogique det chartes et diplômes relatifs à l'histoire de l'ancien uays de Luxembourg dans les Publications dt l'Institut grand'ducal, 18S0, p. i5i.