Voir plus haut, p. 395, n
3. L'abbé Marchal croit à tort qu'il s'agit ici de l'hôpital Saint-Julien. Cet hôpital ne sera transféré hors des murs de la Ville-Vieille qu'à la fin du xvi« siècle.
I\. Cette maison devait se trouver à l'entrée de notre Grande-Rue. Cf. suprn^ p. 333, n. 5.
armée de secours, que déjà il se trouvait à Neufchftteau. Les capitaines lorrains décidèrent alors de lever le siège et ils se retirèrent qui à Vaudémont, qui à Lunéville, à Rosières ou à Gondreviile. Au moins prirent41s soin de détruire leurs vivres. Un marchand, qui avait six chars de bon vin d'Alsace, défonça les tonneaux et répandit le précieux liquide plutôt que de le laisser aux Bourguignons. On reconnut bientôt que la nouvelle était fausse et Robert Malhortie, nommé gouverneur de Rosières, flt pendre le faux messager'. La levée du siège eut lieu dans la nuit du lo au ii août'; mais les Lorrains ne tardèrent pas à revenir. Un de leurs détachements fut même surpris par la garnison du côté Est entre les remparts et la Meurthe; il dut se replier et quelques-uns des hommes périrent dans la rivière devant les Grands-Moulins. Dès lors, au lieu d'entreprendre un siège en règle, ils s'établirent près de Laneuveville 5 et attendirent, pour entreprendre les opérations, l'arrivée de René II.
Le duc de Lorraine avait trouvé à Fribourg un accueil bienveillant, quoique réservé. La diète suisse déclara qu'elle ne ferait avec le duc Charles aucune paix séparée, à l'exclusion de son allié. Elle ne lui offrit pas tout de suite une armée, car savait-on où le duc de Bourgogne voulait se jeter avec les troupes qu'il réunissait à La Rivière^ ? Mais au moins elle songeait à fiaiire une diversion du côté de la Franche-Comtés La Basse-Ligue fît une réponse à peu près analogue^. Quand René eut appris la levée du siège de Nancy, il quitta la Suisse en toute hâte. Le 12 août, il était à Bftle; le 14) il descendit
I. Tous ces détails empruntés à la Chronique de Lorraine, p. aao-aa3. Knrbcl a entendu parier de ce siège de Nancy, mais les renseignements qu'il nous donne à ce sujet nous paraissent etTOoëf. 11 affirme que ce siège fut entrepris par Wecker, comte de Bitche, ce qui est entièrement faux, puisque Wecker était alors à la diète de Fribourg. Les assiégés, continue-t-il, auraient offert à Wecker de capituler, à condition qu'on leur eût permis de se retirer sains et saufs : Wecker aurait refusé. Làdessus, les Picards de la garnison auraient tenté de se sauver, mais auraient été refoulés derrière les remparts (^Basler Chroniken, t. III, p. 4o). II est difDcile de démêler ce qu'il y a de vrai et d'eproné en ce récit. Knebel ajoute, p. 44» que le siège fut levé subitement. < Dax Barçuiuiie Jedt na noccium clamorem ac «i cum multU millibus veniret : Viua Burgandit» Traduisez: « Une nuit, Bi^ vres fit faire un grand bruit comme si le duc de Bourgogne venait avec des milliers de soldats. » Ce dernier détail s'accorde assez bien avec es que dit la Chronique lorraine.
3. D'après une lettre de Frédéric de Fleckenstein citée par Wrm, /. G. L. G,, 1891, p. 273.