L'n comte Humbcrl avait donné ce manse à Saint-Evre
3. Mabillox, Annales bemdictini, t. III, p. f\C)Z. SelaincourI, canton de (4olombey. La viync était située in loco qui dici'ur Landoni monte. 1^'original (pi'a vu Mabillon portait de nombreuses souscriptions, entre autres celle du comte NN'idon.
l\. Sur la date «le lieu, voir nOnMKH-OTrENTiiAL, Rerjesta, n^ 155.
5. Diplomata, dans Pertz, in-40, édit. Sickel, t. I, pp. 17/1-175. e Alodum qui vocatur Xanlianis curtis qaeni nbbas Odulricus et mater ejujt Eva eidem loco contulerunt. » Ce diplôme de conflnnatioo a été fait d'après une charte de (iauzelin (Dom Calmet, t. I, pr., col. 34a). Cette charte ne meotionac pas Nantianis curtis, mais a quidquid in Jine Orcadensis oel X(ir?nsis illorum ad partein respicit t. 11 ne faut pas croire à une confusion entre Nantianis et Xavensis i la donation de Nancy par Eve a été faite dans l'intervalle qui sépare la charte de Gauzelin et le diplôme d'Olhon 1".
0. « Et quoniani de genealogia pretiosissimi confessons Christi Aruulphifdius meus ea* parie patri» sui originem duxit... > (Charte [fausse] de donation (Galmet, t. I, col. 358). Sur ceUe prétendue origine, voir Bo»*ELL, Die Anfânge des karolingischen Hauses.
7. « Idem venernndus antistes... in eadem villa oriesentis exordium suscepit vitse. » a* charte de donation (Calmet, t. I, col. 356).
8. La donation a dû élre faite avant (pi'Oudrv devînt archevêque de Keims en 962.
9. WiCHMAX.x, Adalbero I B'schof von Mets {J. G. L, (7., 1891, p. i47)«
I,K i'RIEURK DE LAY. 33
de France Lolhaire sur le siège arcliiépiscopal de lleims et il (jouveriia ce diocèse non sans gloire jusqu'au jour de sa mort en 969'. It fut remplacé par un autre Lorrain, Adalbëron, qui prit pour écolâtre le fameux Gerbert et qui, par ses louches intrigues, substituera à la dynastie carolingienne les Capétiens.
Le village de Lay devait devenir célèbre. Déjà du vivant d'Eve, on y avait
amené le corps de saint Clou, fds de saint Arnoul, et l'un de s dans l'épiscopat de Metz '. Cette relique opéra de nombreux miracles, et Lay fut le but de pèlerinages. Au début, ce semble, un moine de Saint- Arnoul était chargé en qualité de prévôt d'administrer ce bien ; mais le domaine augmenta. Un comte Albolfe céda à l'abbaye la terre de Champigneulles ' ; on lui donna aussi le droit de pèche dans la Meurthe, au pied de
I. Gallia chrialiaaii, I\, 5l). Oiiilry Tut d'alMinl invvùl ilv rcijJisc lit' Iteinu. Soiissuu |H>iiliGcaL vjcut FLODOAnn, l'auteur d'une intéressante clironiiiuc cl d'une liisloiiv de l'église de Reims.
i. HUtoria S. ArnuIJi Mellenàs, I'eiitï. SS., XXIV, p. 537, On donne comme dite de la lr,:iislalioii le 8 des ides de novembre q5<j {0 novembre).
3. A. D., H, 3u3. In auinine tancla; tt individam Trinituliê nvium til tiiin prtttniibai i/auiii
la colline où s'éleva Bouxières, des droits d'usacje dans la forél de Haye'. Bientôt ces biens furent assez considérables pour qu'un prieuré fût construil à Lay. On le bâtit à la (in du xi" siècle sur une hauteur dominant le villaç|e et qu'on appela la Haute-Lay. Tout à côté s'éleva l'église qu'inaugura le 19 octobre logS l'évéque de Toul Pibon*. Cette église romane a été démolie sous la Révolution et l'on n'en voit plus que des restes insignifiants. Une cour occupe l'emplacement de la nef. Les bâtiments du prieuré furent reconstruits à diverses époques, et l'on admire encore une tour pittoresque qui en faisait partie. On y a disposé une chambre dont le plafond, en forme de coupole, a été orné, sans doute au xvn* siècle, de peintures représentant des trophées d'armes, des armoiries et des paysages 5. C'est là, d'après la légende, que saint Arnoul serait venu au monde.
L'histoire du prieuré de Lay, après sa fondation, n'offre pas de grand événement. Elle est tout entière dans la liste des prieurs qui se succèdent, dans les donations qui lui sont faites, dans la confirmation de ses biens par les évêques de Toul ou les souverains pontifes, dans les lettres de protection et de sauvegarde que lui donnent les ducs de Lorraine*. Au xv* siècle, le prieuré de Lay fut séparé de Saint-Arnoul et donné en commende. Ce fut
l'un des nombreux bénéfices que cumula au début du xvi* siècle Jean de Lorraine, frère du duc Antoine, cardinal du titre de Saint-Onufre. Il appartint dans la suite à Antoine de Lenoncourt, primat de Nancy, et à son neveu Henri de Lenoncourt. Remis en règle au début du xviii* siècle, il eut la gloire d'avoir à sa tète de 1710 à 1728 dom Augustin Calmet, l'historien de la Lorraine. Celui-ci répara l'église, fit faire quatre cloches, restaura les bâtiments du prieuré, forma une bibliothèque. Il y dépensa 100,000 livres au cours de Lorraines Après lui, deux compétiteurs se disputèrent le prieuré: dom Hyacinthe La Faulche et dom Chastel ; l'un et l'autre présentèrent des
futuris quod ego Albolfus cornes dedi sancto Arnulfo villam meam nunciipalam Champignenles; et ecclesiam cum banno, pro remédia et sainte animœ meœ et parentum meorum, nec non et aœoris meas et Jiliorum nostroruniy tnm in mansis qunm œdijicîis, areis, terris cuitis et inculfis, agris, pratiSf campis, pascufs^ nineis, sitois, aquis, aqunrumque decarsibns, venationibus, piscationibus, mulendinîsy viis et inuiis, eœitibus et reditibus, qun'sitis et inquirendis, et cum omni uiilitate çutr ulln modo ex eodem prœdio pnwenire, vel qiue scribi aut nominari potest eideni sancto Arnulpho et fratribus ibidem I)eo deseruientibus Jirmiter habendam tradidimus, ut libérant eœ hinc habennt potestatem quicquid inde eis placuerit faciendi. Kt ut h/rc nostrœ donationis auetoritas stnlfilis et inconvulsn œterno permaneat «on, hanc patjinam conscriptani mea manu propria rof>oranteSf siyilli nus tri impressione jussinms insiyrùri. — II est rfiiestion du voué Albolfe dans U Vi^a Johfinnis Gorziensis, Pertz, SS., JV, 3G0. Le personnage paraît être I« même que notre comte.
I. Le II octobre lo^y, Léon IX aurait oonlinnc les biens de Saint-Arnoul, entre autres : Lainm castrum, quod quipdam Eim comitissa contulit, cum sitva quœ vocatur Heis et cum omni utUitate vel sujffusa ejusdem silvœ, cum ponte etiam et piscatione circa Murt Jlmnum (Meurisse, Histoire des éuéques de Metz, p. 354; Jaffé-LOwenfeld, n^ 4i86). Sur le sens de suffusa, voir Ducancc, art. suffusum. Mais la bulle est considérée comme fausse.
a. ISÏABiLLox, Annales benedictini, t. V, p. 3o2.
3. Jean Cayon, Chroniques et description du lieu de la naissance à Lay-Saint-Christophe de saint Arnou. Nancy, i85G, in-^". On y trouvera la reproduction des peintures.
4. Tous ces actes ont été soigneusement réunis fiar Dom Calmet, Histoire du prieuré de Lau-Sainl- Christophe, l. l. C. A. D., H, i85-225; G, 255-2C2.
5. Dom Calmet, /. r. Le catalogue de la bibliothèque, A. D., H, 214.