‹ Histoire de NancyChapitre 391 sur 642 · Id,, p. 247. Ferrières, Saiot-Nicolas, Nancy · texte numérisé non relu

Id,, p. 247. Ferrières, Saiot-Nicolas, Nancy

7. La date est donnée par la Chronique. Y a-t-il erreur et cette expédition doit-elle se confondre avec celle du -a décembre dont nous parlerons plus bas ?

dans la rue de la Fontaine', et les massacrèrent; Topération fut moins bien conduite dans le haut du bourg. Les Bourguignons piu'ent se réfugier dans Téglise de Sainl-Genès, située à remplacement même de l'église actuelle, et là ils sonnèrent la cloche d'alarme. Tout le camp bourguignon fut bientt^t sur pied, et le bâtard de Vaudémont dut se retirer, non sans emmener trenti» chevaux et de riches bagages. Cette nuit on ne dormit guère à Nancy; on croyait que l'armée de délivrance arrivait, et pourtant depuis dix jours seulement la ville était assiégée. Il lui restait encore bien des maux à subir.

Un autre jour, 3oo Bourguignons venaient de Franche-Comté pour renforcer l'armée assiégeante. Ils prirent leur gîte à Tonnoy *, entre Bayon, Neuviller et Richardménil qui étaient retournés au parti de Charles le Téméraire. Malhortie, le commandant de Rosières, fut prévenu et surprit à minuit les soldats endormis. Presque tout le détachement fut tué; 120 chevaux furent pris'. Quelques hommes seulement, enfermés au château, réussirent à s'échapper le lendemain et portèrent la nouvelle au Téméraire. Celui-ci jura de se venger. Le 25 novembre, il quitta brusquement son camp de Nancy pendant la nuit avec 700 hommes et apparut sur les hauteurs environnant Rosières, à l'endroit nommé la Justice. 11 pensait prendre la petite ville par surprise. Mais il trouva la garnison sur ses gardes, les fossés profonds et remplis d'eau. Robert Malhortie osa même tenter une sortie et lui tua 200 hommes ♦. Le Téméraire dut revenir au camp de Nancy, plus furieux qu'il n'était parti. Ce fut sans enthousiasme qu'il célébra, le 3o novembre, la fête de la Saint-André et l'anniversaire de son entrée à Nancy lors de la première conquête de la Lorraine, bien qu'il ordonnât ce jour « un plat de cru pour les chevaliers de l'ordre de la Toison 5 ».

Les partisans lorrains devaient encore causer au Téméraire bien des tracas. Le lundi 2 décembre^, Robert Malhortie résolut de surprendre les Bour-

1. Gf nom de rue se trouve déjà dans la CJironiqne de Lorraine,

Page 1