‹ Histoire de NancyChapitre 407 sur 642 · EidgenôssUche Ahschiede, t. II, p. CSa · texte numérisé non relu

EidgenôssUche Ahschiede, t. II, p. CSa

2. Id., t. Il, pp. 635-636. Sur les bniits d'une rapitulalion de Nancy, Wittc, /. G. L, G., 189a, p. 161.

3. Le duc René alla au-devant du contingent amené par Waldmina et témoigna à celui-ci lei plus grands égards.

t\. Ces chiffres précis sont empruntés à la relation zurichoise de la bataille de Nancy publiée par Th. von Lirbbnau, dans VAnzeiger fàr schweizerUche Geschichte, 1898, pp. 67-68. Peut^Ur a-t-on seulement exagéré le chifTre du contingent de Zurich.

r>. Dans un article mi-historique mi-romanesque, publié par Tancienne Revue d'Alsace (i834) «'t intitulé /m nonne de Sainte-Claire, on fait, p. 339, deux personnages distincts d'Urbain de Mûhleren et de Benner (lisez Venner : Fâbrier) de Berne. Cette singulière erreur a été reproduite par Lepaoe, Commentaires, p. 108, et a passé dans les histoires lorraines.

RENÉ II LÈVE UNK ARMKE DR HEKCENAIHES SUISSES.

Ces délachenienls se reiidireni un à un à Bâle, où le duc René avait établi, depuis le milieu de décembre ', son quartier général. Malheureusement celle mobilisation ne se fit pas sans désordre, et un accident parut de fâcheux augure. Le 19 décembre, on embarqua sur le Rhin un premier convoi de 270 guerriers qui devaient descendre le fleuve jusqu'à Brisach. Ils montèrent sur deux vaisseaux ; mais de l'un d'eux un lansquenet ivre tomba dans les eaux ; les autres se portèrent du côté où avait eu lieu la chute, et le vaisseau

^nNonnuUi HeluedoRt & GrrmanoR: 'în flumineRIieno nau« fragad. Qlisinauxiliû Renaa aduerfusCarolum cundbus.

chavira près du Salzlhurm ; une cinquantaine de soldais fureni noyés, malgré tous les eflbris qu'on lit pour les sauver'. On ne les plaignit qu'à

I. Lettre de Henë, Bltc, i.'i décembre, k Giiillauiiie de Hiliau|ilerre. (Ai.hheijit, Riippiiliteinitchei Urkandeaback, t. V, p. 73, n* i3i.)

1. Cet épisode est racnatê dans tes uliruiiiqueii de fa^un iissez dilTëreiile. Nuiis nous en sumuies leiiUK au rëcil et »iii chiffres dmiiics par Kheuel, BasUr Chrunikeit, (. tll, |>. tLi «l QUiis «ïOiis emprunté quelques délailit à une Irllrr adressée par le cuuïeil de Bftte k Vrllin von NeueD'slem, ragHtaine t>dlois en Lorraine (ibirl., t. [tl, p. ^^^)■ DtEBOui Schu-limi de Berne, éd. de 1743, p. 368, parle de plus de 100 noyés, outre quelques femmes de mauvaise vie. Même iridicallon chei Ei]lib*ch, p. i6i. Etteiilin et Diebolu Schillinu de Luceme qui le copie donnent i4o noyés. La Chronique dt Lorraint, p. 37G, dit que 18 seulement périrent, i Le duc tes Teist tout retirer de l'eau, en saincte terre les TeiBl mettre; grandes vigilei; et services feit pour euU ciianter, afUn que Dieu de leurs aames lyl mercy. > Voir, au demeurant, la discussion de Vischih, Batler Chroniken, t. III, p. A7Q-

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moitié ; car ils avaient emmené avec eux, malgré l'approche de Noël, quelques femmes de mauvaise vie ; ils avaient passé à Bâle les nuits au jeu et on ne les avait plus vus depuis longtemps aux saints offices '.

La concentration continuait cependant de se faire, et chaque jour des contingents nouveaux arrivaient à Bâle^. René avait demandé un maximum de 6,000 hommes; il en vint 8,000 à 9,000. Et le 21 décembre, jour de la Saint-Thomas, il passa, plein de joie, cette troupe en revue, avec l'ancien bailli de Sigismond, Oswald de Thierstein'. C'était Oswald qui devait conduire l'armée ; il aura une place d*honneur le jour de la bataille de Nancy^.

Ce grand nombre de soldats ne laissait pas que d'embarrasser Ilené. Où trouver l'argent nécessaire pour les payer tous, pour donner à chacun les 2 florins promis à titre d'avance ? René laissa le 23 décembre ^ ses capitaines négocier avec les troupes et prudemment il se retira à Blotzheim^ dansle voisinage de Bâle, sur terre alsacienne. Il venait de recevoir 4o>ooo francs du roi Louis XI 7 qui continuait ainsi de favoriser les ennemis du Téméraire, sans se mettre lui-même en avant ; il avait ouvert un emprunt à Strasbourg et mis en gage sa vaisselle d'argent '; mais il lui manquait encore t,200 florins. Il voulut les emprunter à Bâle qui refusa. En cette nécessité pressante, alors c|ue déjà les soldats commençaient à murmurer, Oswald de Thierstein avança la somme considérable, et ainsi rétablit les affaires du duc de Lorraine '.

Le jour de Noël, les soldats furent payés et tout était en règle. L'on put enfin songer à marcher en avant. Le départ se fit les 26 et 27 décembre. Aux Suisses s'étaient joints 5oo soldats fournis par Bâle *®. Us avaient à leur tête Veltiu de Neuenstein et Bernard Schilling. René vint au-devant d'eux. A la mode suisse, il portait une hallebarde sur l'épaule ; il leur adressa familière-

I. DiEBOLD Sghillwg (le Berne, p. 3G8. Le Dialogue de Jean Lud «joute à ce récit, p. 178; f Si vous eussiez lors veu le bruit du peuple, comme il maudissait mon dict seigneur et ses gent comme malheureux et non dignes d'être aidez, et comme aussy il leur fut force d'eulx tenir en leur boctel, sans se oser montrer aux rues, pour la clameur du peuple, tous en eussiez été terriblement esbav. Toutes fois. Dieu, de sa grâce, rabaissa ceste crierie assez tost ». 11 y a sans doute ici de l'exagération chez Jean Lud ; Kicebel (^Basler Chromken) ne dit rien de cette odère populaire.

3. Voir Knrbel qui signale jour par jour l'arrivée de ces contingents, t. III, pp. 8>-S6.

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