‹ Histoire de NancyChapitre 420 sur 642 · PRINCIPAI'X OUVRAGES SUR LA BATAÎLLE DE NANCY · texte numérisé non relu

PRINCIPAI'X OUVRAGES SUR LA BATAÎLLE DE NANCY

l'auteur soit descendu aux détails topographiques, est passablement décrite. Le récit de dom Calmet est assez net dans l'ensemble, mais inexact souvent dans le détail; il est terne et f^oid^ Un peu plus tard, en 1742, un Cordelier originaire de Liffol-le-Petit, le P. Aubert Roland, en racontant la guerre de René II contre Charles le Hardi, a donné une exposition sage de la bataille, sans creuser le sujet'. La narration faite en ce siècle par Michelet est fort belle, avec de véritables cris d'éloquence, mais trop sommaire à notre gré ' ; celle de Barante, plus développée, néglige tout détail topographique ^. Huguenin, dans son histoire de la guerre de Lorraine et du siège de Nancy, est assez précis, mais reste à la surface ^. Le baron Marie-Théodore de Bussierre a compulsé les auteurs alsaciens qu'il révèle à la Lorraine, mais il ne connatt pas les auteurs suisses ; il n'a pas étudié le terrain et demeure confus ^. Un semblable reproche peut s'adresser à l'œuvre, supérieure d'ailleurs, d'Emmanuel von Rodt qui, lui, a étudié les écrits suisses et fait aux archives de Milan de fructueuses recherches, et qui dans l'ensemble a fort bien décrit les guerres du Téméraire 7. Poster Kirk, écrivant en Amérique l'histoire du duc Charles^ , nous donne un récit très animé, un peu déclamatoire, un peu partial pour le Bourguignon qu'il admire sans réserve. Le problème topographique pourtant n'est pas résolu. Il a appartenu à Tabbé Marchai, dans une dissertation lue au congrès scientifique de Nancy de i85o, de déterminer exactement les positions de l'armée de René II et du Téméraire ' ; c'est un prêtre, chose curieuse, qui nous a parlé avec le plus d'intelligence du plan de la bataille. Le capitaine Ferdinand de Lacombe n'a eu qu'à développer, en 1860, les indications données par l'abbé Marchai*®. Sur le plan du combat ces deux ouvrages sont les meilleurs. Pourtant, récemment, un professeur allemand au collège de Haguenau, Heinrich Witte, a écrit dans l'Annuaire de la Société d'archéologie de Metr une série d'articles sur la lutte

ainsi une biograpliie de René II par l'académicien Faret, *j' 1646» c'tée aussi par le P. Lelong (n^ 38.835). Cette biographie devait être remplie de discours, et sans valeur. Le P. Hugo cite aussi une vie de René II par Jean Lud. Cf. p. 380, n^ 5. Il serait intéressant de rechercher quelle a été cette œuvre, différente du Dialogue, Nous ne pensons point que ce fût un écrit important, sans doute il ne contenait que quelques pages seulement.

I. 1" édition, t. II, col. 1065-1077 ; a« édit., t. V, col. 374-386.

•j, La Guerre de René II contre Charles le Hardy, duc de Bourgogne. Luxembourg, M. D. CC. XLIl, I vol. in-ia de 349 pages. Nous ne citons que pour mémoire le récit très sommaire de la bataille dans GoLLUT, Les Mémoires historiques de la République séquanaise. Dôle, 159a, i vol. in-foliu, p. 88a.

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