Chroiùqat d« Lorraine, pp. a^S-igS
4. La Chronique de Lorraine, ayant insisté sur le passage du ruisseau d'Heilleconrl, ne dit plus rien de ce ruisseau de Jarville. En revanche, Etteiu-ii' parle du passage de ce dernier ruisseau.
5. Chronique de Lorraine, p. ig?. L'abbé Mauchai.. Mémoire lar ta balaille de Xancy, p. i4. croit que celle charrièrc i correspond au cliemin qui, descendant du bas de la montagne de Yandceuvre, longe ea partie le ruisseau de la Madeleine et vient aboutir i l'ancienne nialadrerie du même
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ment; une neige assez fine se mit à tomber et continua de dérober cette marche aux Bourguignons qui croyaient toujours l'ennemi devant eux, sur la route de SaintrNicolas. Les Lorrains et Suisses arrivèrent sans être vus au bout de la charrière, près des Bourguignons. II était entre une heure et deux heures '. La neige cessa à ce moment ; et il lui succéda un beau soleil d'hiver, assez chaud. « Dieu, écrit Etterlin, a voulu faire un miracle eu l'honneur des Trois Rois ; il a fait paraître un soleil aussi chaud que si Ton s'était trouvé en un jour d'été ^. »
Les Lorrains étaient près de l'ennemi, sur sa droite ; déjà deux capitaines français, Jean de Laudarraic, dit Oriole, et le seigneur de Mauves, allaient fondre sur lui. Derrière eux étaient les Suisses. A ce moment, comme il était d'usage chez eux pour faire connaître qu'ils allaient livrer bataille, ils sonnèrent par trois fois de leur cor ; chaque son se prolongea aussi longtemps que pouvaient souffler les poumons du trompette. Ces trois sons avaient été entendus du Téméraire et de ses troupes à Grandson et à Morat ; cette fois-ci ils éclataient stridents à leur droite de la façon la plus inattendue '. La panique se mit dans l'armée bourguignonne, avant que le combat fût engagé. Elle était déjà fort grande lorsque les Suisses, sur l'aile droite du Téméraù^, commencèrent la bataille; ils massacrèrent tout ce qu'ils trouvèrent avec leurs piques et leurs hallebardes. La cavalerie de Josse de Lalaing céda et s'enfoit; son chef ne put la rallier et tomba lui-même grièvement blessé^. Cependant, le détachement suisse, qui avait suivi la route et les bords de la Meurihe, se précipita sur l'aile gauche des Bourguignons ; Jacques Galeotto et ses cavaliers rompirent la glace de la Meurthe, franchirent la rivière au gué de Tomblaine et se retirèrent à bride abattue vers Metz et le Luxembourg, et, dans cette fuite, Galeotto devait tomber entre les mains des Lorrains ^.
Les deux ailes du Téméraire avaient fondu. Il restait seul avec son centre.
nom », Nous chercherons cette charriëre plus près du ruisseau de Jarville, par suite plat ma tod. Il nous semble en reconnaître les vestiges en un chemin rural qui, au nord du ruisseau de Brichaatibeu, entre ce ruisseau et les baraquements de l'artillerie, descend vers le cimetière du Sud, et peu à pn^ dans les prés, se change en un petit sentier qui rejoint la route de Nancy à Richardmënil, au delà da pont jeté sur le ruisseau de Urichambeau. C'est là, entre cette route et le cimetière du Sud, ipie k bataille parait s'être engagée. Dans la Vraye déclaration, il est aussi question de la chairière: v J'envoyai l'avant-garde passer auprès ledit bois par un viel chemin, ■
I. La Chronique fait à tort commencer la bataille entre lo et ix heures.
3. La Chronique de Lorraine dit : « Comme Dieu le volt, le bel temps, bel et cler, vint subittement, dont toute l'airmey fut resjoye. »
3. Vraye déclaration : c Ce qui, comme l'on dit, esbahit fort Monsieur de Bourgoigoe, car déjà à Morat l'avait ouy. •
4. Dans la Desconjitare, on cite parmi les prisonniers : < Messire Josse de Lalain, qui esloit fort bicché. >
5. Chronique de Lorraine, p. agg. — La Desconjîture fait à tort mourir Galeotto au début de l'action. Voir plus loin, p. 5og, n. 4* Molinet a, avec raison, supprimé œVLe mention de la mort de Galeotto. Nous publions ici une représentation assez connue de la bataille de Nancy ; elle est tirée d'un manuscrit de Commlnes, qui se trouvait à la bibliothèque Saint-Germain-defr-Prés et passa plus tard dans celle du marquis de Coislin. Le graveur Aveline est mort en 1760. Sur les autres représentations de la bataille, on consultera A. Collioon, Souvenirs artistiques et littéraires de la bah taille de Nancy, p. 28 (extrait des M. S, A. L., 1894)»
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