‹ Histoire de NancyChapitre 463 sur 642 · RÉCITS SUISSES DE LA BATAILLE DE NANCY. ^{-J · texte numérisé non relu

RÉCITS SUISSES DE LA BATAILLE DE NANCY. ^{-J

Nuweosstetti nobilis et nonnulli alii torneatiles viri. Occisorum autem uomina illustrium et ingenuorum certitudinem prosapiarumque et eorum titulos profecto ignoramus. Intelleximus autem veritate in summa Burguadia plus quam ducentas generosas habere viduas, popularibus demptis'. Soient qiioque multi promere, a jam dictis Francigenis Ksirolum cum lancea per collum esse transfixum ; alii vero ab aliis et multo propinquius^ inter Nanshen et vicinum sibi cenobium quadam in fossa et concavitate, cespitante atque cadente equo suo Ëleneo, diem clausisse cxtremum. Sed qidd ? Obiit mortem, et Nanshen quod vivus possidere longum non poterat, post mortem illic tumulatus, obtinuit in eternum.

Récit de Diebold Schilling:, de Berne.

( BeschreibuHff (ter Burgundischen Kriege, Berne, 1743.)

Traduction

Et ainsi ils arrivèrent ensemble a Saint-Nicolas-de-Port qu'occupait le duc de Bourgogne, et ils s*en emparèrent aussitôt en bons chevaliers, et ils tuèrent environ cent ennemis cavaliers ou fantassins ; et ce fut là le premier combat et ils pensaient que le duc de Bourgogne viendrait délivrer les siens, mais il n'osa venir.

Et le lendemain dimanche avant les trois Rois, le susdit duc de Lorraine et avec lui ceux de Berne et les autres confédérés et alliés, partirent, au nom de la sainte Trinité, vers huit heures du matin, de Saint-Nicolas-de-Port, pour marcher contre le duc de Bourgogne vers Nancy. Et chacun était content et sans peur, car tous désiraient du fond du cœur délivrer les braves gens de Nancy ou mourir.

Quand le duc do Bourgogne apprit ces événements, il sortit de son camp avec toutes ses troupes et tout son équipage, et il alla au-devant des confédérés à une distance d'un demi-mille, jusqu'à un fossé profond et une haie épaisse ; et alors sui' un chemin étroit, il établit son artillerie, plus de 3o coulevvines. Et après que ceux de Berne et les autres confédérés eurent réclamé l'honneur de combattre les premiers, ils se précipitèrent immédiatement, par un détour, sur le duc de Bourgogne et, avec un grand élan, ils traversèrent cette haie épaisse l'mi après l'autre; et comme la haie était très dense ', ils ne purent la traverser qu'avec beaucoup de peine, et quelques-uns durent laisser dans cette haie leur longue pique et leurs autres armes, et ainsi ils arrivèrent eu face les uns des autres.

Le duc de Bourgogne et les siens se préparèrent d'abord à se défendre contre eux avec beaucoup de courage; et la résistance fut vive grâce à l'artillerie et

I. Cela signifie que en haute Bourgogne seulement il y eut aoo veuves nobles, sans parler du vulgaire.

a. La phrase précédente pourrait faire croire que Charles le Téméraire fut tué au pont de Bouxicres ; en réaliti': il tomba plus près de Nancy, entre la ville et la Cominiinderio Saint-Jean.

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