‹ Histoire de NancyChapitre 512 sur 642 · LES CURÉS BOULANGER ET PARISOT · texte numérisé non relu

LES CURÉS BOULANGER ET PARISOT

Présentation de Jésus au Temple '. Le 22 octobre 1867, Tempereur François- Joseph d'Autriche, accompagné de ses deux frères, se rend à Notre-Dame de Bonsecours, dont l'abbé Morel lui fait admirer les richesses artistiques. Les trente années que ce digne prêtre passa à la tête de la paroisse de Bonsecours furent ainsi des années bénies, et c'est à juste titre qu'à sa mort (1878) il lut enterré sous les caveaux du sanctuaire. Une inscription à l'entrée de l'église rappelle son souvenir ; on lui a appliqué, avec raison, la parole du psalmiste : Zelus domus tuœ comedit me^, MM. Boulanger et Parisot qui lui ont succédé se sont inspirés de son exemple ' ; on leur doit les charmantes statuettes qui surmontent les stalles du chœur, la restauration de la petite chapelle à droite de l'entrée, le nouvel orgue, sorti des ateliers de M. Didier Van Caster, de Nancy*. Aujourd'hui la tâche peut être considérée comme terminée. Qu'on remplace par des monuments de marbre le Saint-Roch et le Saint-Sébastien de plâtre autour du Vœu de Nancy, cela sera fort bien ; mais qu'on n'introduise pas de nouveaux monuments dans une église qui est déjà trop encombrée et où il ne reste presque pas d'espace vide. Le projet de substituer aux vitres des fenêtres des verrières peintes à sujets historiques, qui avait déjà été formé en 1801 5 et qu'on a voulu reprendre en ces derniers temps, ne nous paraît pas très heureux^. Les deux vitraux du chœur, quelle que soit leur valeur artistique, jurent avec le style Renaissance de l'édifice et arrêtent déjà la clarté indispensable. On peut regretter que l'église actuelle ne rappelle en rien le xv* siècle et la bataille de Nancy ; mais, encore, est-il nécessaire de se conformer au style général du monument, élevé par Héré en l'honneur de Stanislas, sans souci des gloires de l'ancienne dynastie ducale.

Pour achever l'histoire de Bonsecours, il nous reste à dire qu'à une date récente se sont établis, à côté des « chanoines », les prêtres auxiliaires dont la mission est de prêcher dans les campagnes lors des grandes fêtes religieuses^. 11 nous faut aussi signaler les pieux usages qui se continuent jusqu'à nos

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