Ihid., p. 27A
6. Une vive polémique s'est engagée à ce propos en décembre 1897. ^'^' ^* plaquette d'E. Auguin, Hèjlexions au sujet d'un concours lorrain pour In composition de vitraux hisforiques à l'église Notre-Dame de Bonsecours. Voir la réplique de Gaston Save dans le Bulletin des Sociétés artistiques de l'Est, 1897, pp. 160-164
7. Ces prêtres, ({ui étaient établis auparavant datis l'ancienne maison des Pères Oblats, rue du Montet, n<» 23, ont été transférés au presbytère de Bonsecours, n' 169, rue de Strasbourg, quand leur supérieur, l'abbé Parisot, est devenu, eu i8q3, curé de Bonsecours. A côté de ce presbytère, élevé à une date récente, on trouvait autrefois, en se rendant vers Jarvillc, les pavillons dits pavillons de Stanislas. C'est là f{u'avait l'habitude de s'arrêter le roi de Pologne, ({uand il venait prier à Bonsecours. (*.cs pavillons, qu'on voit encore très bien sur la lithographie de Maugendre, faisaient partie de la fabrique Lang. Us ont subi eu ces derniers temps une transformation complète ((ui les rend méconnaissables.
6lO HISTOIRE DE NA^GY.
jours. Bonsecours est sans doute une église paroissiale de Nancy ; mais elle est plus, et ici, comme au temps jadis, les enfants de toutes les paroisses de la ville récitent, le lendemain de leur première communion, une prière spéciale à la Vierge. Ici, encore, les nouveaux mariés viennent, après la bénédiction nuptiale, s'agenouiller aux pieds de l'autel et embrasser une petite image de la Vierge vénérée, réduction de celle de Mansuy Gauvain. Puis, beaucoup de jeunes prêtres, au lendemain de leur ordination, tiennent à honneur d'offrir pour la première fois dans ce sanctuaire le saint sacrifice de la messe. Enfin, les pèlerins continuent d'affluer dans l'étroite enceinte.
Ainsi l'église de Bonsecours évoque dans le cœur des particuliers de nombreux souvenirs et est liée à leur existence. Et quelle place n'occupe-t-elle pas dans l'histoire générale de la Lorraine ? En parcourant ses annales, que de grands faits n'avons-nous pas ressuscites: la bataille du 5 janvier i477i les morts de la journée enterrés dans une fosse commune, la croix du cimetière, la première chapelle, l'installation des Minimes, les victoires remportées par les chrétiens dans les plaines de Hongrie, la construction de Téglise de Stanislas, les cérémonies funèbres du roi de Pologne, de sa femme et de sa fille, les profanations de 1793, la reconstitution après le Concordat, Tarrivéc des Polonais! L'église de Bonsecours est d'aspect coquet en sa parure du xvm* siècle, et pourtant elle ramène surtout devant nos yeux des images tristes. Elle est une nécropole, la nécropole des Bourguignons tués en 1^77; la nécropole des Polonais et de leur royaume, rayé pour toujours de la carte d'Europe ; nous n'ajouterons pas « la nécropole de la Lorraine », puisque la Lorraine, absorbée par la France, met au service d'une plus grande patrie les ressources de son sol et les vertus de ses enfants '.
1. Pour que notre bibliographie soil complète, nous citons : Pèlerintiffes en Lorraine, Notre-Dame de BoO'SecourSf à Nancy. Extrait de La lecture et la censure. Plaquette in-4^ de i4 pages. Signé : la comtesse Maaie. — Les grands /tèlerinages lorrains de Paul Digot, Nancy, 1883, où quelques lignes sont consacrées à Bon-Secours. Ces articles n'apprennent rien. — On trouvera aussi quelques lignes sur Bonsecours dans le récent ouvrage de STA.:f. Tuomas, Nancy avant et après i83o, pp. ibhi64' A la suite de Cato.x, p. i4, et de Tabbé Jérôme, cet écrivain public une inscriptioQ qui aurait flguré dans la chapelle primitive et qui nous est conservée seulement par un manuscrit du début du xvu« siècle, provenant de la bibliothèque Thiéry-Solet et qui appartient aujourd'hui à M. l'abbé Félix Hcnauld. Nous ne l'avons pas mentionnée, parce que nous ne sommes pas sûr qu'il s'agisse d'une inscription, placée en réalité sur les murs de l'antique chapelle ; nous n'y voyons qu'un exercice de rhétorique. Les Bourguignons enterrés à Bonsecours demandent de l'argent, pour la foadalion de messes à leur intention ; ils s'adressent également aux Lorrains et à leurs compatriotes :
Gens de croix double ou de croix Sainct^Andry Secourez-nous par commune pitié, Augures de paix wide d'inimitié.
Mais vous, attrait de notre nation*.
Faisans icy pérégrination, Plus qu'aullrcs gens nous soyez aulmoniers Et liberault de vos biens et deniers ei) C.-à.-d., vous Bourguignons.
Des trois éditeurs seul M. l'abbé Jêhome, p. 12, donne un texte correct.