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Guillaume, o. L, p

FONDATION DU COUVENT DKS COKDKLIKKS. 6 1 3

plaudii de ce qu'on lui eût forcé la main, et chargea le Père Thierry Aupol, religieux de Raon, de veiller à la construction du couvent de Nancy*.

Le duc René II avait pour les Gordeliers une affection fort grande; non seulement il fit élever leur église; il la garnit encore de belles verrières*, il fournit les ornements nécessaires au culte, les vases sacrés en or et en argent. Il créa au couvent une bibliothèque, la plus ancienne sans doute de Nancy, et lui fit présent de nombreux volumes ; il choisit pour confesseur un Cordelicrî ; pendant ses séjours à Nancy, il visita souvent le couvent; une chambre lui était destinée, et longtemps on la désigna sous le nom de chambre du roi. Enfin, il voulut être enterré dans la nouvelle église; il rompit ainsi avec la tradition qui assignait comme lieu de sépulture aux ducs lorrains la collégiale Saint-Georges*. Les successeurs de René II continuèrent à se montrer bienveillants aux Gordeliers et à les enrichir de leurs dons.

Le couvent des GordeHers se trouve au nord de l'église. Les constructions, encore debout de nos jours, datent de la fin du xv* siècle ; mais elles ont été souvent remaniées et consolidées. D'abord assez basses, elles furent en partie surélevées d'un étage par le duc Gharles III, pour qu'on y pût recevoir les religieux de passage à Nancy et y tenir les chapitres généraux et provinciaux ^ Elles entourent deux cours intérieures La première est aujourd'hui bordée à l'ouest par des maisons particulières de la Grande-Rue, et à l'est par les bâtiments où l'on a installé en i884 l'école professionnelle de jeunes filles appelée école Drouot, du nom de son fondateur. La seconde forme l'ancien cloître qu'entourent, d'une part, à l'ouest, les bâtiments de l'école Drouot ; d'autre part, à l'est, le réfectoire et des dépendances de cette école, installés au rezde-chaussée et au premier étage, et l'école municipale de jeunes filles, dite école Roberty, au second étage. Le 5 mai lyBi, à neuf heures du matin, il arriva dans ce cloître un accident déplorable. Une partie s'écroula, ensevelissant huit religieux et le monument du grand graveur Gallot^. Le duc François III, qui était devenu l'empereur François I*', sollicité par les religieux, leur fournit l'argent nécessaire pour la réfection du cloître, et une inscription rappela sa générosité :

F-HANCISGO I ROMANORVM IMPERATORE INSTAYRATA ANNO 1761. I». H. P. P.7

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