‹ Histoire de NancyChapitre 522 sur 642 · I. Liomois, t. I, p. iio · texte numérisé non relu

I. Liomois, t. I, p. iio

1. GuiLLAiiHE, Cordeliert et ehaptlU dacate de Nancy, pp. i35-ii6. Saltril, entre Vie et Cliâlcau- Salins, diDB la Lorraine annexer. Les boiseries Curent payéM par la rille de Naocy 760 rraocs, pliUi 4oo francs de traosport. D'aulres boiseries prorenant de Salivai M trouTCDl dans Je chœur de la Chartreiiae de Bosservillc, prés de Nancy. A l'abbaye de Salirai, on Iravaillait sur bois, mais oa a tort d'allrlbiier à cette abbaye une série de petites sculptures en pUlre ou ta a]l>dtre. Voir i ce sujet la noip insérée [wr M. L. Wiezieh dans le /. S. A. I.., iSgS, p. ijg.

6l8 HISTOIRE DE NANCY.

jadis représentées en verres peints les armes pleines de Lorraine et dans les neuf compartiments extérieurs les neuf écussons dont elles se composent'. Longtemps la façade était cachée à la vue par un bâtiment parasite' qui n'a disparu qu'en Tannée 1857 et par un vaste mur dans lequel était percée une porte, donnant accès à TÉcole normale primaire. D'ailleurs, déjà sous l'ancien régime, un mur que surmontait une sorte de retable avec des figures de saints et contre lequel étaient appuyées des échoppes, séparait le portail de la Grande-Rue 3.

Un clocher, placé à la naissance du chœur, surmontait autrefois l'église et faisait pendant à la coupole de la chapelle ducale. Le clocheton actuel audessus de la façade est tout moderne. Une petite rue séparait jadis l'égUse des Cordeliers du Palais ducal ; on prit l'habitude de la nommer la rue des Cordeliers. Par-dessus cette rue, dès l'origine, une galerie conduisait du palais à l'église directement. Elle se remarque sur le plan de La Ruelle de 161 1, comme aussi sur le plan du palais ducal, que Démet a gravé un peu plus tard. Sous l'occupation française, elle tomba vraisemblablement en ruines; mais elle fut refaite en 1699, après le scandale causé à Saint-Èvre par le sieur de Tillon et la résolution prise par le duc Léopold d'assister aux offices à l'église des Cordeliers^. On voyait encore, en i85i, à Textérieur de l'église la porte murée où aboutissait cette galerie qui disparut au xviii^ siècle, comme la rue même des Cordeliers. Quand Stanislas eut converti en caserne l'opéra de Léopold, qui s'élevait sur les anciens jardins des Cordeliers, il accorda aux religieux, par acte du 27 juillet 1758, cette rue depuis le pavillon royal (extrémité nord du Palais ducal) jusqu'au passage près du nouveau corps de caserne^, rue actuelle de la Gendarmerie. Les moines la fermèrent du oât^ de la Grande-Rue par une porte et y élevèrent toutes sortes de bâtiments parasites. Ils ont disparu en 1878^, quand, après la construction de la nonvelle Gendarmerie, a été percée la rue Jacquot, ainsi appelée du nom d'un sculpteur nancéien, l'auteur de la statue qui se dresse lourdement au milieii de notre belle place Stanislas.

 diverses reprises, au moment où l'on parlait de reconstruire Saint-Ëvre, on songea à faire les exercices religieux de la paroisse dans l'église Sainl- François 7. Un décret du 4 inai 1791 porta même que l'église conventneBe

I. Ces verrières ont dû être refaites à la fin du xyi« ou au début du nvvfi siècle. Soiu RflttI II, les armes de Lorraine n'étaient pas encore à neuf quartiers. Sur le compte de 1601 sool porféM ém sommes payées à Jean Martin, verrier en l'hôtel, et Abraham Aubertin, verrier à Épinal, poor noir raccommodé et remis en couleur les verrières rompues de l'église des Cordeliers, A. D., B, 7333. Av» très réparations mentionnées en 1609, par Jean Martin et Perrin Perrin, B, 73^ ; ea 16^9, B, qto.

a. Charles III avait permis aux religieux de bâtir contre l'église une petite maison rez-de-chaussée et d'un étage.

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