‹ Histoire de NancyChapitre 527 sur 642 · DoM Calmet, t. III, Pr., col · texte numérisé non relu

DoM Calmet, t. III, Pr., col

7. H. Lepage, La galerie des Cerfs, dans les M, S. A. L., t. I, p. 85, et Mansuy Gauvain, ib,, t. II, p. 5i.

G26 IIISTOIRK DE NANCY.

Le monument est en pierre de taille. Souvent on s'imagine, à cause dos couleurs qui le couvrent, qu'il est en bois ; mais c'est là une grave erreur. Il représente René II à genoux devant la Vierge, qui tend au suppliant le petit Enfant Jésus. Le duc est en costume d'apparat ; sur son prie-Dieu sont symétriquement placés les insignes de sa charge : une couronne, une épée, le sceptre, un livre ouvert et un livre fermé. Hfltons-nous de dire que cette statue de René ainsi que celle de la Vierge sont modernes, mais conformes aux images détruites sous la Révolution; elles ont été refaites en 1818 par le sculpteur François Labroise'. Le reste du tombeau appartient bien à la Renaissance et compte parmi les monuments les plus remarquables de cette époque.

Nous avons indiqué le motif central ; cette représentation se trouve sous une arcade qu'entourent des pilastres corinthiens d'une grande richesse d'ornementation. Sur la clef de l'arcade sont sculptées les armes de Lorraine *, surmontées d'un cimier de bronze et d'un aigle aux ailes éployées. Sur l'arcade même, des écussons portent les lis de France, les alérions de Lorraine et les barbeaux de Bar.

Contre le mur, dissimulé en partie par la peinture d'un rideau rouge de mauvais effet, on a gravé sur un marbre noir quatre strophes de dix vers rappelant les exploits du roi René. C'est la reproduction fautive de l'ancienne inscription. On a copié l'inscription moderne sur Lionnois ; mais Lionnois l'a imprimée d'une façon assez infidèle. Ainsi il a oubUé un vers à la première strophe qui est restée boiteuse. Il a rendu un autre vers entièrement faux. Nous reproduisons ici le texte authentique que Cayon nous a fait connaître ', en indiquant les variantes en note ^ :

O vous humain considère à) comment^ Gy gist Renë de Jérusalem Koy, Qui de GeciUe estoit pareillement 6) Vray héritier par coustume et par loy.

Lorraine et Bar tenoit en c) noble arroy, Luy estant Duc des deulx pays exquis^ Et conduisoit selon qu'il (I) est requis Les deulx Gomtez de Guize et Wauldemont, Et sy estoit du Pont Marchis Marquis é). Aussi Gomte d'Aulmalle et de Blamont.

I. Autrefois ces statues étaieot en marbre ; aujourd'hui elles sont en pierre. On a enlevé en 1793 If soubassement de bronze sur lequel reposait le monumcnU

a. Moins les écussons de Gueldre et de Juliers qui n'ont été introduits dans les armes ducales qa'ea

3. Église des Cordeliers, la Chapelle Ronde, Nancy, i84a, d'après un manuscrit d'un chanoiiK de Saint-Georges, Thiébaut. Sut un ou deux points seulement nous n'admettons pas la leçon de Cayon.

4. Les leçons que nous reproduisons sans autre indication sont empruntées à Lunaiois et se retrouvent dans l'inscription actuelle. Lionnois avait donné l'inscription un peu plus correctement dans ses Essait sur la ville de Nancy, 1779, pp. 3o-3i.

a) Homes considérez; b) semblablement ; c) Cayon donne à, mais en semble ici préleraUe, tav> en arroi veut dire avoir sous sa dci>endaiicr ; d) ainsi qu'il; e) vers oublié par Lionnois et l'inscrii»lion moderne.

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