I. Lionnois, I
1. Dus le n I Transport de cale dt Naneu, p. 167 d'Isabelle; 3> ' "- ■'
celles
m des Cordeliers, on lit :
de Beirii à Nsncy, 70 fr.'i (Abbé Guillau»:, Cordetiert el chapttte da- , |33.) Nous croyons (jiie ces six suiues sonl: 1" el a», celles de Henri III et !l de Marie d'Harcourt 1 5*, le groupe de Gérard 1"e[d'Hadwig«;
G* la slalue de Thiëbaul de Neuchltel.
3. i3iS est !■ date de la foadalioa de la collégiale de Vaudémonl. Grille de Beuielih, Slalittigae monumentaie. MonumenU hiitoriqaei de» arrondiiitmtaU de Naaci/ el de Toal, 1S37, ia-4*, donne de son cAlé la date fausse de 137G.
4- Dans l'atlas accompagnant l'ouvrage de Grille de Beuzeldi, voir ce monument avant la restau-
d'Harcourt, grands-parents de René II'. Le prince et la princesse sont couchés sur le sarcophage, ayant à leurs pieds le premier un lion, la seconde un chien accroupis. En même temps que ces quatre statues, on ramena de Belval deux autres encore plus curieuses et qui se trouvaient anciennement dans le prieuré. C'est d'abord la statue de Gérard I*', comte de Vaudémont, fondateur de Belval, tenant étroitement embrassée sa femme Hadwige de Dagsl>ourg : échantillon des plus curieux de la sculpture du xii^ siècle et qu'on doit rapprocher de l'image de sainte Odile et d'Etichon, conservée en Alsace au cloître de Hohenbourg. La sculpture est barbare, mais l'attitude des personnages est intéressante ; l'auteur a essayé de traduire sur leur visage les sentiments de leur âme*. L'autre monument est une statue couchée; sur la table du vieux sarcophage on lit encore ces mots : hault et puissant seigneur, MONSEIGNEUR THiEBAUT DE NUEF... On a voulu d'abord voir en lui le duc lorrain Thiébaut I*% et autrefois on lisait sur le cartouche ces mots : Hic jacet Theobaldus, Lotharingiœ marchio dux; obiit anno Domini i2o3^. Mais le costume du personnage trahit le xv*^ siècle. Nous sommes en présence d'un monument élevé à la gloire d*un de ces seigneurs de Neuchfltel, qui, à la suite d'un mariage, s'implantèrent en Lorraine et y obtinrent les seigneuries de Châtel-sur-Moselle, de Bainville et de Chaligny. On ne sait duquel de ces seigneurs il s'agit ; car ils ont presque tous porté le nom de Thiébaut. Est-ce Thiébaut VII, le premier en date de ces princes qui s'établit clans nos régions*? Mais il périt à la bataille de Nicopolis en iSgG, et aucun document ne nous dit qu'on ramena ses restes en Lorraine 5. Est-ce Thiébaut VIII, qui mourut en i4i>9? Mais il fut enterré dans la Franche-Comté, à l'Isle, dans la chapelle de la Vraie-Croix. S'agit-il, au contraire, de Thiébaut IX, le fameux maréchal de Bourgogne, auquel Louis XI donna Epinal, que les Spinaliens ne
ration. Le tombeau est dans la seconde chapelle à droite, en entrant, la première après la tribune. Les médaillons encastrés dans le mur de l'église et où se trouvent cette inscription sont de MiUer et Lépy. I. Dans la deuxième chapelle à gauche. Le soubassement est orné de six gracieuses petites statuettes qui ont été refaites ou retouchées, mais qui ont bien le caractère des sculptures de la fin du xv« siècle. Ces statuettes représentent un prophète en prière, un ange avec l'écussoo de Lorraine écartelé de Harcourt, un moine, une femme avec un livre ouvert, un moine, un ange avec l'écusson de Lorraine.
a. Le monument a été reproduit par No£l dans son Catalogue, t. III. No£l, t. III, pp. 36-37, ^ ^" la singulière idée de voir dans les personnages de la stèle un Romain et une Romaine. Cf. Grille de Ukuzelin, o. /., p. a8. Voir aussi notre étude sur la Légende de Mainte Odile, p. loo. Le monument se trouve à l'entrée de la Chapelle ronde, dans le mur à gauche. Au-dessous, on a placé un vieux sarcophage ([ui provient aussi de lie! val et d'où Dom Calmet a sans doute retiré les restes de Gérard I^f qui ont été conservés au xviii^ siècle au prieuré Saint-Léopold de Nancy. Voir plus loin, p. 655.
3. La date de i2o3 est fausse au demeurant: Thiébaut a été duc de Lorraine de iai3 à laao. Le monument est dans la troisième chapelle à droite en entrant. Tout ce que Cayon dit de ce tombeau, Église des Cordeliers, pp. 56-57, ^^^ erroné ; il le fait venir bien à tort de Joinville. Le tombeau vient sûrement de Relval. Durival, t. II, p. i53, parlant du prieuré, dit: « On y voit aussi le mausolée de Thiébaut de Neufchâteau, maréchal de Bourgogne. • La tète de Thiébaut, encadrée de ses longs cheveux, est bien ancienne. Cf. le dessin de Grille de Deuzelot, o. /.
4. Cf. l'ouvrage de I^ye, Histoire de la seigneurie de NeuJchdteL Montbéhard, 1890, m-99. Cf. Im Généalogie de la maison de Neuchâtel dans les Basler Chroniken, III, p. 568.
5. C'est en sa faveur que se prononce M. Arthur BeivoIt, Les Sires de Neafchàtel à Chàtel^ur- Moselle. Notes sur quelques-uns de leurs tombeaux dans le Bulletin de la Société p/ùlomatique vosgienne, a 4" année, 189S-1899, p. 299.