LE MONUMENT DE CALLOT
latine bien balancée , le simple vers tatin et le quatrain français transcrits autour de l'antique monument :
Slabit in xlernum nomea el arliê opui
Ed vain tu [crois des volumes Sur les ouvrages de Callol; Pour moi je n'eu dirai qu'un mot :
Son burin vaut mieux que dos pluni
En avançant dans l'ëglise, nous trouvons, en face de la chaire à prAclier moderne, une statue de Charles V, habillé en costume de guerrier romain. La statue a été achetée en i83o, par M. No€l, du consentement des souscripteurs du monument de Léopold, à M. Michel, marbrier, pour une somme de 200 francs'. L'Œuvre est médiocre; une courte inscription placée à cdté dans un cartouche qu'encadrent deux drapeaux peints porte : A la mémoire de Charles V, dac de. Lorraine et de Bar, défenseur de la fot chrétienne, vainqueur des Ottomans, inhumé dans les caveaux de cette église h ig avril lyoo^.
Nous voici précisément en face du monument de Léopold.
Léopold, à la fin du xvni* siècle et au début de ce siècle, était fort populaire ; on le considérait comme le dernier des Lorrains et on se plaisait à Corner de toutes les vertus. Aussi, en 1838, quelque temps après la restauration des Cordeliers el de la chapelle ducale, le notaire Noél lança une souscription pour élever dans l'église une statue au « prince qui fut chéri de son peuple comme un père , comme un Irère, et ainsi que celui qui se dévoue pour le bien de tous : comme un patriote' s. L'inauguration devait coïncider avec le centième anniversaire de sa mort. Le roi Charles X fournit le marbre; on adopta un plan assez grandiose ; mais la Révolution de Juillet survint et fit du tort à la collecte. On réunit une somme d'environ
I. HussON, Éloge haloriqae dt Callol, p. ^5 ; Liomhois, /■ /.