De SiuLCT, XIV, D. a ; Ca. Koi
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LKS MONNAIES DE RENÉ II, ()8y
trouve sur les florins que le duc fit frapper et coïncide avec l'appariliou de la monnaie d'or.
Saint Nicolas devenait de plus en plus populaire : commenl pouvait-on oublier que dans le bourg qui lui était consacré les Lorrains avaient campé la veille de la grande victoire? Une première pièce porte au droit la légende + RENATVS' : D ; G î REX ; SICIL ; IHRL ; LOTHO, et dans le champ les quartiers de Hongrie, Sicile, Jérusalem, Aragon, Anjou el Bar avec un écu de Lorraine brochant sur le tout au rêvera la légende MONETA ; AVR . NANCEI, et dans le champ un saint Nicolas debout, mitre, crosse, portant sur son bras droit un enfant ; à ses pieds une cuve où l'on voit trois enfants' (^fig. /a).
De ce Ijpe il existe plusieurs variétés. Ici l'inscription est MONET'»A«' NANCEY {Moneta aurea Nancey) et saint Nicolas bénit de la main droite '; là les lettres des litres du prince sont disposées de façon un peu dilTérente ' : ailleurs on lit % RENATVS î D ^ G J SICILIE J ET ^ LOTH' X ; et autour du saint Nicolas TVA * IV VET : GR (taajavet gratiay.
A la mort de René 11, Nancy était encore une petite ville. Elle s'étendait en un sens de l'extrémité orientale de la Grande-Rue jusqu'au delà de la rue Jacquard, suivant une ligne représentée par les maisons en bordure sur la Place Carnot et le Cours Léopold ; dans l'autre sens, de la rue de la Pépinière jusqu'aux remparts qui entourent la porte de la Craffe. La superficie n'était pas bien grande, et le chiffre de la population ne devait guère dépasser 5,000 habitants. Des remparts enserraient la cité en un corset de pierre ; ils étaient formés par un mur avec des tours de distance en distance, la Grande Tour, la lour de Sar et la tour du Grand-IJourget à l'ouest, la tour dw Vannier à IVst. Deux portes principales comluisaienl dans la cité, la porte Saint- Nicolas au sud, la porte de la Craffe au nord. Déjà s'élevaient dans les airs Ifs deux tours pittoresques qui donnent à la Craffe un cachet si original, et un boulevard, placé au-devant d'elle, la rendait encore plus solide. En outre deux poternes, la poterne Saint-Jean, à la hauteur de notre rue de la Monnaie, et la poleme derrière le palais ducal livraient un passage vera la Commandrrie Saint-Jean à l'ouest et dans la prairie à l'est.
Dans l'intérieur de ces remparts se dressaient déjà une srrie d'églises el de monuments civils. L'église Saint-Èvre qui formait la paroisse unique de
I. De Saulct, pi. XII, n. 5; Ch. ItoBinr, n* i38:i. î. Dï Sadi-cï, pt. XII. n. 3.