De Saulct, pl. XII, n. 4 ; Cn. Robert, ii« i3S
4. De Sadlct, pl. XII, n. 6; Cn. Hobert, n" i3tlj. La belle monnaie d'or qui rrprésente s GcorgiB, «tcc la dile de 1491, r été rRbriquée à SaJal-Dié fl noua n'Rvons pu i «1 pRrler ici. ( Sadlct, [ri. XII, D. 14.]
Gqo histoire de NANCY.
la cité avait été reconstruite sous Hené I" et n'a disparu que de nos jours. Lors de la bataille de Nancy, elle était en sa blanche nouveauté. Une pelile rue la séparait du couvent des Dames précheresses ; à quelques pas plus loin, on trouvait la collégiale Saint-Michel, dans la me qui porte ce nom, cl, sur notre place de l'Arsenal, on voyait te prieuré Notr^-Dame, alors en pleine décadence, mais dont l'iiistoire est intimement mêlée à celle des origines de notre cité. Plus à l'est, deux établissements religieux entourent le palais ducal que Hené II vient de faire rebâtir; c'est la collégiale Saint- Georges, création de Raoul, où les ducs prêtent serment à leur entrée i Nancy, et l'église des Cordeliers ou de Saint-François qui a été érigée en reconnaissance de la victoire du 5 janvier. Cette partie de la Grande-Rue mérite vraiment d'être nommée la voie triomphale. Vers le sud, l'hApilal Saint-Julien recueille les indigents et les malades. Le duc a une demeure splendide qu'Antoine va bientôt rendre plus belle encore; et au domaine appartient une vaste bâtisse, la a Grande-Maison d, que des hiatoricDS appelleront plus tard antiquain palattum, à l'emplacement où s'élèvera, à l'époque de Léopold, la Monnaie. De nombreux gentilshommes habitent dans la cité et y possèdent de beaux hôtels ; on cite déjà la demeure des Châlelel, des Lenoncourt, des Haraucourt, d'Oswald de Thierslein. Et, à côté de la noblesse, la bourgeoisie déploie souvent un véritable faste. Les artisans se groupent en corporations, et grande est leur activité.
I. (iiande lour. — j. Poterne SBinl-Jc*ii.~ CradC. — 6. Tour du Vannier. — .7. Pi r»nl 11 porte de Is Crafte, -
r^llrginle siinl-Georgi ig. Plwe du ChHt\ 01
JïicolM. — 9.
t4. La colJégiale Siint-Mirhel,
conclusion: nancy en i5o8. 691
La ville qui avait reçu jadis les privilèges de Beaumont a été réorganisée par René IL Les Quatre-de-la-Ville l'administrent de concert avec le prévôt ducal. Ils veillent à la propreté de ses rues qui sont pavées, à la police des halles et des marchés; ils surveillent les travaux de fortification. Ils ont sous leurs ordres, dans le « mattre des œuvres », un véritable architecte municipal. Nancy est déjà vantée pour sa beauté. Mais surtout cette ville, longtemps obscure, est devenue tout à coup célèbre par la grandeur tragique des événements qui se sont passés sous ses murs, par le courage qu'ont déployé ses citoyens, par la victoire remportée sur le plus redouté des princes de l'Occident. Avec un tel passé, elle pouvait regarder avec calme l'avenir. René II lui a donné, après les événements de 14779 d'enviables privilèges; de nombreux étrangers sollicitent l'honneur d'y être admis et bientôt elle sera trop petite pour contenir ses habitants; et, à côté de la vieille cité étroite, aux rues enchevêtrées, Charles III fera sortir du sol, comme d'un seul bloc, une ville nouvelle bien aérée, aux rues alignées et tirées au cordeau. Nous achèverons au prochain volume l'histoire de la Ville-Vieille de i5o8 à 1687 et nous dirons comment, à côté d'elle, a été créée de 1587 à 1608 la Ville-Neuve.
Il .,
P. 93. — Le dimanche 28 février 1902, au moment des fêtes par lesquelles on célébrait le centenaire de la naissance de Victor Hugo, on a posé sur cette maison une plaque avec cette inscription :
Ici est né le i5 novembre 1770
le général Joseph-Léopold-Sigisberi
Hugo, père de Victor Hugo.
P. i55. — Dans le /. S, A. L., 1901, p. 4o, M. E. Duvernoy publie un document curieux, du 26 avril it\gi, sur le tribunal du Change. Pour juger une cause pendante entre Jean de Savoie et la justice de Raon, le duc René H nomme, au lieu des échevins ordinaires, quatre chevaliers et un écujer. Ce qui nous montre que le duc, en certaines circonstances, composait le tribunal k son gré.
P. 190. — Nous avons fait mourir le duc Ferri IV à la bataille de Cassel. Nous avons suivi Fopinion des anciens historiens, dom Calbiet, t. II, col. 4^6; Digot, II, 426. Mais le fait est con trouvé. Il vaut peut-être mieux suivre les indications de Tancien nécrologe de Beaupré, qui place sa mort au vendredi-saint, 21 avril 1829. C'est ce qu'a fait M. H. Levallois, Introduction historique et diplomatique au catU' logue des actes de Raoul, duc de Lorraine, dans les Positions des thèses soutenues par les élèves de l'École des chartes (promotion de 1902), p. 98. La date de Tavènement de Raoul doit par suite être portée de 1828 à 1829.
Môme page. — Quelques observations présentées par M. H. Levallois, Recherches à propos d*une liste des vassaux de Bar, de Van i3/i, sur les débuts du règne du comte Edouard I*^^ dans le/. S, A, L., 1901, p. 192, ont modifié nos conclusions sur la première bataille de Frouard. Les prisonniers faits en cette journée ont été délivrés à la suite d'un traité signé le 20 mai i8i4 k Bar^sur-Aube, sous les auspices du comte de Champagne, le futur roi de France Louis X le Hutin. (Cf. Du Chesne, Histoire généalogique de la maison de Bar-le-Duc, Preuves, p. 45.) Or, dom Calmet, en s'appuyant sur d'anciennes histoires, s'était figuré que la captivité du comte avait duré six années; il reculait donc la date de la bataille en 1808. Mais M. Levallois prouve qu'en i3o8 le comte de Bar Edouard I«' avait à peine douze ans et n'a pas pu prendre part à une guerre; il nous montre le comte en pleine liberté après 1808 et contre-signant des actes importants; le 8 février i3io, celui-ci ratifia, à Bar-sur-Aube, les conventions matrimoniales qui avaient été passées entre son oncle et tuteur Jean de Bar, sire de Puisaye, en son nom, et Robert, duc de Bourgogne, au nom de sa fille Marie (Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, t. VII, pièces justificatives, n? 6258) et, le 1 1 février, il se maria au château de Montbard. En i3ii, il fut déclaré majeur, et ses vassaux reprirent de lui leurs fiefs; ce sont ces actes de reprise que public M. Levallois. Dès lors, nulle raison ne s'oppose à ce que nous acceptions la date de la bataille de Frouard qui a été indiquée par le continuateur de Guillaume de Nangis : i3i8 (cf. notre
6y4 HISTOIRE DE NAiNCY.
note 4); cette année le jeudi avant la Saint-Martin tombait le 8 novembre. Trois jours plus tard, le 1 1 novembre, le duc de Lorraine signait un traité avec Henri, sire de Blàmont, par lequel il s'interdisait de mettre en liberté le comte de Bar, sans l'assentiment du dit Henri (A. D., B, 674, n° Co). Il y est question de la victoire remportée par le duc et le sire de Blàmont « lou jeudi après feste de Toussains » : ce qui correspond bien au 8 novembre. Il en résulte que le vainqueur d'Edouard I^ est FerriJIV de Lorraine, et non son père Thiébaut II, et que la première bataille de Frouard eut lieu le jeudi 8 novembre i3i3. Cette démonstration, qui est tout à lait probante, fait grand honneur au jeune érudit.
P. 241. — Le texte qu'a copié Gaignieres donne pour les quatre premiers vers les variantes suivantes :
CaroluM hoc basto Burgundœ gloria gentis
Condilur, Earopœ qui timor ante fuit.
Ganda rebellatrix hoc plebs domitore cremata,
Po9t patriœ leges, exterajura tulii.
Aux vers y et 10, on lit :
Eduardum in régna locavit
Anglia.
Après le vers 12, on lit :
Carollensis héros Burgundseque ultimus orœ Helvetioê domuit duœ domitusquefuit.
« Héros du Charolais et dernier duc des rives bourguignonnes, il dompta les Suisses et fut dompté par eux. »
Mais ces vers, dont le premier est faux, k moins qu'on ne préfère lire Carollensis heruSf ne se trouvent que dans cette copie; sans doute, on les a supprimés à un certain moment sur la paroi de la collégiale Saint-Georges.
Au vers 18, on lit :
Palmam de victo Principe victor habet.
Dans la seconde pièce, au vers G, Gaignièkes donne la variante peu heureuse :
Sed subito immersit sors truculenta viam.
La première de nos deux inscriptions est copiée aussi dans un manuscrit d'une traduction de la Nancéide, par N. Romain, à Paris, Bibl. de l'Arsenal, n*» 3 108, folio 169 v^'. Le texte est semblable k celui de Gaignieres, moins les deux vers : Carollensis héros.,. Nous signalons seulement au vers 17 la variante :
Purpuream vomuit média inter prœlia vitam»
P. 3o2. — Uno sério de documents, qui se trouvent A. D., B, 829, Layettes Nancy V, n° 44» nous perm<Htont do donner des renseignements complémentaires sur la maison de lu rue de la Boudièro que le duc Charles II donna k sa maîtresse Alison May. Cette maison fut «rabord acquise par le chantre de Saint-Georges, Demeuge Colliii le Parfait, père do la belle Alison, on vertu de deux actes datés du 9 mars et du 24 juillet i4i4 ^
« Saiohont tuit que Hannus, fil Thielleman de Gemunue' et fil Katherine dicte la norisso monsoignour Ferry S ait recognu et confessei de sa plenne pure et franche voluntoi (|u'il ait vondui pour lui et pour ses hors pour tous jours maix en heritaige