I. Geinumlo, Sarrt'(|iiriiiiiirs
a. Frnri do nilsteiii.
a sigiiour Demengc Collin le Parfaict chcnonne de Tenglise collegiaul sainct George de Nancej pour lui, ses hors et aiant cause pour tous jours maix en heritaige et en perpetuitey les trois parts d'une maison que lidit Hannus veudour avoit séant en la ville de Nancej avec les usuares appartetiaiis aux dis trois qunrs de maison que li sunt eucheus de coste et de ligne de part pore oi do part mère, séant toute la dicte maison en la dicte ville de Nancey en la rue <lo la Boudiere entre Mengin Chechon d'une part et les hors la femme Collard le Courvosier d'aultre part ; et est fait cy vendaige pour la somme de quaitre vingt florins, deix gros monoio coursauble pour chacun florin, avec les costenges de ces présentes que lidit vendour en ait heu et receu dudit signour Demenge achetour dont il s'en lient pour bon soit et palier tout a son greif, etparmei quinze gros de cens que lesclits trois quars de maison doient chacun an a Poiret d'Amance. Toute laquelle maison dessus dicte les dis Thiellemans et Catherine sa feme [eurjent et a voient prix a tresceiit du dit Poiret pour dous florins de cens, si comme il appert par les lettres que lidit Hannus ait delyvrees aux dit seigneur Demenge avec tout le droit raison et action qu'il y avoit, peoit et devoit avoir... Que furent faites l'an de graice notre seigneur mil quatres cens et treze, le nuefyme jour du moy de mars. » (Sceau de la Cour de Nancy sur double queue de parchemin.)
« Saichent tuit que Bertremin, fil Thomais le Mercier prevost de Vezelize, ait recognu et confessei de sa plenne et franche voluntei qu'il tant comme mainbour et gouvernour de Marguerite, Ferry et Jehans, enffens Michiel , fil de Catherine de Guelmond, darrienne femme Thiellemant de la dicte Guelmond', la dicte Catherine grant mère des dis enflfens, desquelz enffens lidit Bartremin lour oncle se fait fort en cestui cais, ait vendui pour tous jours maix pour et on nom desdis enffens et pour lours hors a signour Demenge Collin le Parfait de Nancey, prebtre chenonne et chantre de l'englise collegiaul monseigneur sainct George de Nancey pour ledit signour Demenge, pour ses hors et aiant cause, pour tous jours maix en heritaige la quarte partie d'une maison avec la quarte partie des usuaires d'icelle maison appartenans aux dits quart de maison, laquelle quarte partie de maison est venue et eucheute aux dis enfTens de part et après le trespassement de la dessus dicte Catherine lour grant mère ; toute laquelle est séant a Nancey en la Boudiere entre les hors messire Jehan Collard de Nancey prebtre que fuit d'une part, et Mengin Chechon d'aultre part; et est fait cy vendaige pour la somme de vingt seix florins septz gros et demey avec lez costenges de ces présentes, que lidit prevost Bertremin en ait heu et reçeu pour et on nom des dis enfTens par la main du dit signour Demenge achetour dont il s'en tient pour ben soit et paiier tout a son grey, et parmey cinq gros de cens que ledit quart de maison doit chacun an aux hors Poiret d'Amance... Que furent faictes l'an de graice notre signour mil quatre cens et quatorze, le vingt quartryeme jour du moix de jullet. » (Même sceau.)
Le chantre Demenge Collin, le 29 novembre i4i3» ^'<^da tous les droits contenus en ces deux lettres « a très hault noble et puissant prince et signour monsignour Charle duc de Lorranne et marchis ». Puis, le lendemain, dernier jour de novembre, le duc donne cette « maison séant en notre ville de Nancev, on leu con dit en la Boudiere, entre Mengin Chechon de Nancey d'une part et les hoirs la femme CoUart le conrezicr d'aultre part » k « Alison de Nancey, fille dudit sire Demenge ». On voit donc que le chantre reconnaissait publiquement Alison comme sa fille, et que le duc Charles II affichait publiquement sa maîtresse. Mais, ce qu'il y a de plus singulier, c'est que le père, qui est titulaire d'une haute dignité ecclésiastique, inter\'ient pour faire donner k sa fille un petit hôtel.
Les actes des 11 et 16 janvier 1426 ne sont que des confirmations de cette pre-
1. Catherine de Sarreguemines était en dernier lieu femme de Thillement, de la même localité (Sarregaemines).
mière donation. Dans la pièce du 16 janvier, la maison est dite séant « en noire ville de Nancej, en la rue de la Boudiere, quant à la partie devant, et par darriere séant et aiant yssue en la rue du Moullin, entre une maison qui est a messire Thiesselins, aulmosnier de sainct George de Nancey, que fuit jaidit a Elnguenet le tannour, son grant pore d'une part, et une maison que fuit Jehan Moret le tannour, que tient a présent Husson d*Escey en la rue de la Boudiere d'une part, et darrier en la rue du Moullin, entre la maison Mengin Chechon d'une part et le dit messire Thiesselin que fuit le dit Enguenet', son grand-pere, d'aultre part. »
P. 336, au-dessus des monnaies, lire : monnaie de René I*', monnaies de René l*', au lieu de monnaie de René II, monnaies de René II.
P. 342. — Nous avons dit : « En toute circonstance, in omni uacaiione, in omni die et mense, les chanoines de Saint-Georges nommèrent le curé de Saint- Èvre. » C'était Ik le droit; la pratique fut un peu différente. Jean Simonin, mort le aa mai 1642, avait résigné sa cure au mois de décembre i64i en faveur de Charles Robert, son parent et vicaire. Damien Thiéry, mort le i4 mai 1688, résigna de mémo, dès 1686, à Joseph-Dominique Thierrion, son vicaire. Jean-François Pécheur résigna, en décembre 1767, en faveur de François François. Ces trois curés furent ainsi désignés par leurs prédécesseurs. Notons que quelques cur«'*s ont été nommés ad ecclesiam parochialem, d'autres ad vicariam perpétuant, ce qui est une petite nuance. Cf. l'article de M. E. Mangenot, La nomination des curés de Nancy aux XMI* et XVll^ siècles dans la Semaine religieuse, 1898, p. 660. On lira aussi dans le même volume, pp. 8i4) 865 et 885, l'étude du même sur Le sou des paroisses de Nancy. On songea d'abord k exiger des ménages 8 gros, des veuves 2 gros, et i gros de ceux qui n'éaient pas mariés. La levée so faisait par des commissaires de quartier. Elle eut lieu aussi longtemps que celle de la dîme, c'est-k-dire jusqu'k la fin de l'année 1790; seulement, depuis 1731, c'était la ville qui touchait cette redevance.
P. 36o, n. 2. — La question de la généalogie de la famille de Chàtenoy a été définitivement résolue par M. Paul M arichal, Examen de la déposition de Chrétien de Chastenoy dans les M. S. A, L., 1894, p. i65. Il prouve que Warry de Chàtenoy, secrétaire de René W, mourut sans descendance; son plus proche parent était Chrétien Simonin, fils de sa sœur; celui-ci s'efforça de substituer k son nom patronymique celui de Chàtenoy ; le duc René II finit dans ses actes par lui reconnaître ce titre; enfin en i488 il octroya k Chrétien les armes qu'avait portées Warry. Dans la suite, comme on le voit sur le vitrail de Saint-Èvre, on fit de Chrétien Simonin un descendant direct de Warry do Chàtenoy.
P. 385, dans le sommaire, lire : Les États généraux du 18 décembre i475, au lieu de les Etats généraux du 26 décembre i475.
P. 389, n. 1. -—Le traité du i5 octobre i473 vient d'être publié de nouveau dans le livre de M. E. Toute y, Charles le Téméraire et la Ligue de Constance, Paris, Hachette, 1902. M. Toutey a tort de l'appeler le traité de Nancy, puisqu'il n'a pas été signé dans notre ville. L'auteur raconte, dans cet estimable ouvrage, l'histoire
I. Cette maison est celle qui appartenait jadis à Colard le Courvesier. Dans Tactc de cessioii fait par Alison May au chapitre Saint-Geonjes et que nous avons publié page 3o3, n. 7, au lieu de GoUani le couryezier on lit Bertrand le courvezier. Ces deux personnages sont^ils analogues ou bien la maison en question était-elle possédée par divers propriétaires?
complète des démêlés entre Charles le Téméraire et les diverses ligues qui se sont formées contre lui de i473 k 1477 (Basse-Ligue; ligue de Constance conclue le 3omars i474 entre Sigismond d'Autriche et les Suisses; alliances entre les deux ligues précédentes et René II, Louis XI et Tempereur Frédéric III). Il se meut à l'aise au milieu de ces négociations si embrouillées, et son récit est fort clair. Notamment il prouve très bien — ce que nous avons indiqué dans notre volume après une correspondance avec lui — qu'il n'y eut aucun traité signé entre René II et Louis XI en i473, et que les pourparlers entre la Lorraine et la France ne commencèrent qu'en i4749 pour aboutir au traité de Chartres (i5 août). Il publie, page 544y un texte inédit arrêté par René II et daté de Neufchâteau, 9 juillet, contenant le projet de ce traité. M. Toutey est moins heureux dans le récit des événements militaires. Il n'ajoute rien à nos connaissances sur l'occupation de la Lorraine par Charles le Téméraire en i475, sur le soulèvement de la province en 1476, sur le siège de Nancy par les Lorrains, sur le second siège de la ville par Charles le Téméraire. Son récit de la bataille de Nancy, pages 882 à 392, est faible. Le mouvement tournant des Suisses n'a pas été compris. Il place k tort la trahison de Campo-Basso au moment même de la bataille, et fait jouer un rôle beaucoup trop glorieux k Galeotto. Il attribue k René II un chiffre de troupes trop faible, k Charles le Téméraire un chiffre un peu trop fort. Mais l'étude de M. Toutey est consciencîease, et c'est la lecture de son livre qui a provoqué de notre part de nouvelles recherches; nous lui devons la plupart des rectifications et additions qui suivent.
P. 389, n. 5. — On consultera encore sur l'entrevue de Trêves, Bachmann, Dos deuische Reicli am Ausgange des Mittelallers, Leipzig, 1894. A la page 422, n. i, on trouve toute la bibliographie du sujet. Les faits touchant la Lorraine sont clairement résumés dans ce li\Te, mais de façon très brève.
P. 395. — Le texte même du défi adressé par René II a Charles le Téméraire, le 9 mai 1475, a été publié par Kervyn de Lettenhove, d'après un manuscrit du British Muséum, Harley, 60G9, folio 44» dans les Bulletins de t Académie royale de Belgique, 3* série, t. XIII (1887), p. 147. « Toy, Charles, duc de Bourgoigne, de la part de très hault, très puissant et très redoublé prince monseigneur le duc de Lorrayne, mon très redoubté et souverain seigneur, je te nonce deffîance k feu et à sang contre toy, tes pays, subgects et alliés, et aultre charge je n'ay de procéder plus avant. » Le duc de Bourgogne répondit : « Hérault, j'ay ouy et entendu l'exposition de ta charge, par laquelle tu m'as donné matière de joye, et pour toy demonstrer que le cas est tel, tu vestiras ma robbe avec ce présent don et diras k ton maistre que je me trouveray de brief en son pays, et la plus grande crainte que j'ay, c'est de ne le point trouver; et, affin que tu ne craignes de t'en retourner, j'ordonne au marescal de mon ost et k Toison, roy d'armes de mon ordre, qu'ils to convoyent k bonne seureté, car je seroye marry, si tu no faisois ton report vers ton maistre, comme il appartient k bon et loyal officier d'armes. »
P. 398. — Sur Oswald de Thierstein, on consultera la biographie de M. Birmann, Grnf Oswald von Thierstein und der Ausgang seines Geschlechts dans le Basler Jarlibuch de i883. Thierstein est un château qui s'élevait dans le voisinage de Bàle. Le jeune Oswald suivit en i452 Frédéric III en son expédition k Rome, fut armé chevalier sur le pont de Saint-Ange, perdit son père le 27 août i455 et lui succéda en ses possessions. IL eut de nombreux démêlés avec la ville de Bâle et le bailli de Montbéliard. Quand Charles le Téméraire eut pris pied en Alsace par le traité de Saint-Omor, il entra k son service ; il reçut le titre de conseiller du duc de Bourgogne et assista k l'entrevue de Trêves. Mais, quand l'Alsace se fut révoltée
contre Pierre de Hagenbach et eut secoué le joug bourguignon, il se déclara pour Sigismond qui le nomma son bailli. En cette qualité il dirigea l'expédition en Lorraine de i47^« et combattit le 2a juin 1476 k Morat. Une brouille éclata kce moment entre lui et son maître; il perdit sa charge « à cause de certaine maladresse », et entra au service du duc René II, qui le nomma son maréchal. On a vu, pp. li^o 01491? quelle part il prit k la levée de Tarmée suisse et k la journée de Nancy. Lorsque les Suisses, après la victoire, retournèrent dans leur pajs, il eut occasion de montrer de nouveau son dévouement k René. « Les Suisses, écrit Birmann, réclamaient leur solde; ils se soulevèrent contre le comte de Thierstein et le menacèrent, en sorte qu'il dut prendre la fuite. Après beaucoup de pourparlers, la chose s'arrangea. Les villes de Bàle, Schlestadt, Colmar et Strasbourg avancèrent les 14)000 florins nécessaires et le comte Oswald engagea pour cette somme ses châteaux de Thierstein et de Preffingen. » Il devait être récompensé de cette fidélité. Nous avons dit, p. 677, les biens qu'on lui conféra en Lorraine; le roi Louis XI lui donna une pension annuelle de 1,200 francs; Frédéric III céda, en fief, au mois de mai i479> ^ ^^^ ^^ ^ ^^^ frère Guillaume, le château de Haut-KCnigsbourg en Alsace. (Cf. Wibgand, Zur Geschichte der Hohkônigsburg). Ce sont eux qui, aidés des subsides de Strasbourg, construisirent le château que Tempereur Guillaume II relève en ce moment de ses ruines, aux frais de T Alsace-Lorraine. 11 mourut en Tannée 14B7, dix ans après la bataille de Nancy. Ses deux fils, Henri et et Oswald, n'eurent aucun descendant; et la race des Thierstein s'éteignit en 1019.
P. 409. — Une lettre de l'ambassadeur Panigarola au duc Galéas Sforza, dont nous avons eu récemment connaissance, nous raconte avec beaucoup de détails la séance des États généraux. Elle se trouve aux archives de Turin, Carteggio générale, et a été publiée en partie par le professeur £ua Colombo k la fin de son étude, Manda duchessa diSavoia dans les Miscellanea distoria ilaliana, t. XXXI, Torino, 1894, p. 281. Pièces justificatives, n° LX. Cette lettre du 19 décembre i475 complète les renseignements de la Chronique de Lorraine et permet de rectifier quelques-unes de ses assertions. On voit, par exemple, que la séance n'eut pas lieu c à la seconde feste de Noël », mais bien le 18 décembre. Nous publions ici une traduction de la partie de cette missive qui a été éditée, en regrettant qu'elle n'ait pas été donnée in extenso. Notre collègue M. Paul Perdrizet a bien voulu faire pour nous cette traduction.
a Mon très illustre et très excellent seigneur,
« Hier soir, les trois États de ce pays de Lorraine étant convoqués, comme c'est l'usage k l'entrée d'un nouveau seigneur, ce très excellent prince" fit inviter les ambassadeurs et seigneurs [qui]* se trouvaient k la cour pour entendre ce qu'il ferait dire. Vers la deuxième heure de nuit 3, pour rendre la pompe plus triomphale, ils conduisirent Sa Grandeur k la lumière de nombreux Ôambeaux. Le duc était vêtu d'un long habit ducal en velours cramoisi, doublé d'hermine avec collet; en tête, un chapeau, qui avait plutôt la forme d'une couronne, fort richement garni de très grosses perles, de diamants, de rubis balais et d'escarboucles. Il se rendit de sa chambre k la grand'salle^, dans laquelle avait été dressée une haute estrade. Sa Seigneurie y monta, et prit place sur un siège couvert par-dessus et par-dessous,
I. Le duc Charles de Bourgogne, a. Il manque ici un che dans l'italien.
3. Vers 6 heures du soir : on est en décembre. La Chronique de Lorraine nous apprend que le doc sortait de dîner.
4. La salle des États; plus tard les États se tinrent dans la galerie des Cerfs.
ADDITIONS ET RECTIFir.ATlONS. OyC)
jusque sous les pieds, de brocart; cette estrade pouvait être haute de six marches. A ses côtés, s'assirent : k droite, sur un siège plus bas, le légat du pape ' ; k gauche, sur un autre siège, plus bas lui aussi, don Federico'. Puis k main droite, sur un banc élevé, perpendiculaire k cette rangée de sièges, Tambassadeur du roi de France 3, et moi auquel on a grand soin ici de donner la place honorable qui est due au représentant de Votre Seigneurie.
« Il n'y avait personne d'autre sur l'estrade. A main gauche, plus bas d'un degré que la tribune, étaient assis l'évéque de Metz 4, le fils du duc de Clèves^ Mons le bâtard de Bourgogne^, et les chevaliers de l'Ordre. Puis, derrière, les capitaines, chevaliers et autres seigneurs. Sa Seigneurie siégeant en majesté, Monsieur le maréchal Guillaume de Rochefort7, qui avait été désigné comme orateur, prit la parole en français. Il commença par rappeler la grande amitié qui avait uni la Bourgogne au feu duc Jean et au duc Nicolas son fils, puis au présent duc René, ci-devant duc de Lorraine, lequel fut subi et accepté en cet État de Lorraine grâce k Sa Seigneurie, celle-ci croyant qu'il persévérerait dans cette vraie amitié et cet amour qu'avaient montrés ses prédécesseurs. Mais René l'avait indignement, contre toute raison, et sans avoir reçu d'offense, envoyé défier k Neuss, se mettant du parti des Allemands et des Français [qui] tâchaient lotis conaiibus de l'anéantir. Guerre avait été faite k ses pays ; il avait donc été contraint de se défendre et de venir faire la guerre en ce pays, lequel est justement devenu sien par le défi de l'ennemi ; il allégua sur ce point beaucoup de motifs raisonnables, et [exhorta les Lorrains] k vivre en sujets obéissants et fidèles de Sa Seigneurie, qui, de son côté, les traiterait bien, les requérant, en terminant, de prêter tous ensemble manibvLS levatis le serment de fidélité ; ce qu'ils firent. Messire Guillaume parla vraiment d'une façon très appropriée k son sujet; et il en reçut beaucoup de compliments. Monseigneur le duc ajouta ensuite quelques mois ore proprio. D'une parole cordiale, il dit que ce pays (de Lorraine) se trouvant au milieu de ses Etats, il ne pouvait convenir k personne mieux qu'k lui, et qu'aucun ne pouvait être plus certain, une fois entre ses mains, de lui être plus cher, plus presque que ses autres Etats : car cette conquête était une œuvre de sa main, et l'on aime ce que l'on a fait soi-même. Si les Lorrains sont fidèles, ajoutait-il, on les traitera très bien; il leur montra la clémence dont il avait déjk usé envers eux, en les recevant k miséricorde, en restituant leurs biens k tous ceux qui rentraient chez eux, même s'ils avaient porté les armes contre lui : ce qui procédait de Tamour qu'il leur avait porté de tout temps, et qu'il leur portait maintenant plus que jamais*. De quoi ceux des trois Etats remercièrent très humblement Sa Seigneurie ; Ik-dessus, l'excellent seigneur descendit de son siège.
De Nancy, nj décembre i47i>-
Votre serviteur, J. Pierre Pauicharola. r*