‹ Histoire de NancyChapitre 588 sur 642 · Wintersulger a écrit la Moselle · texte numérisé non relu

Wintersulger a écrit la Moselle

5. Itn Barfuszercloster, C'est une erreur, puisque ce couvent ne fut bAti que plus tard. II faut mettre : • dans la collégiale Saint-Georges ».

•yoS HISTOIRE DE NANCY.

sur un tabernacle en or dont on a publié récemment une ancienne et fort longue description. « Dessous le pinacle... est la croix double, semblable en façon et en couleur k la Vraie Croix dont nous avons encommencié et prins Tordre. » (Cf. H. MoRANviLLi, U Inventaire de F orfèvrerie et desjoyaax de Louis f", duc cT Anjou, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 1901, 181 et ss.; voir la page 208.) Nous estimons que le roi René a adopté d'autant plus volontiers comme emblème la croix de Hongrie, que son grand-père se servait d'un insigne analogue, et que, dans sa pensée, les deux insignes se sont confondus. Il y a eu, comme nous le disions, contaminatio.

Mais voici que M. H. Moranvillé, après une correspondance avec M. L. de Farcy, prétend que la croix dite de Lorraine aurait pour origine unique cette croix patriarcale de La Boissière, et, en tête d'un article, publié dans le même recueil (1901 , p. 618-621), il met ce titre retentissant : // n'y a pas de « croix de Lorraine ». Il commet en ces quatre pages plus d'un paralogisme. Il interprète d'abord fort mal le texte qu'il a eu le mérite de découvrir. On ne saurait y voir l'indication d'un ordre de chevalerie de la Vraie-Croix, analogue k l'ordre de l'Étoile, de la Toison d'Or ou de Saintp-Michel ; aucun autre texte ne parle d'une telle institution. Il nv s'agit pas davantage d'un emblème chevaleresque personnel k Louis I*** et k sa famille ; le mot ordre n'a point ce sens ; et comment interpréter, avec une pareille explication, les mots c dont nous avons encommencié,,, l'ordre »? Il s'agit de la confrérie de la Vraie-Croix que Louis fonda {dont nous avions encommencié l'ordre) et dont il fit partie (dont nous avons prins l'ordre), [Cf. Dugange, au mot ordo.] Puis, en second lieu, M. Moranvillé simplifie vraiment trop la question. Le roi René a pris en son écusson les armes récentes de Hongrie et a fait reproduire k côté, sur son sceau, les armes « anciennes » portant la croix k double traverse. Pourquoi supprimer ce fait? Puis, quelle que soit l'origine de notre croix k double traverse, elle n'en est pas moins devenue et est restée l'emblème de la nationalité lorraine ; pour tout le monde, elle symbolise, depuis la fin du xv* siècle, le peuple lorrain. La provenance de la croix de Lorraine peut être discutée par les érudits, mais, malcjré les titres pompeux, il y a une croix de Lorraine.

P. 565, n. 4) lif"^ ' Ces tapisseries d'Assuérus au lieu de Ces tapisseries d'Asnières.

P. 596, n. 1 . — Le tableau de Sénemont, peint sur bois, représente la France et la Lorraine symbolisées par deux femmes : au milieu d'elles le cœur sur une draperie noire. On y lit l'inscription : La France cède à la Lorraine le cœur de Marie Leczinska,

P. 654, ligne 4, Hr^c : François II au lieu de François I*'.

P. 656. — Un tombeau magnifique avait été élevé dans l'abbaye de Royaumont k Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, jadis si connu sous son surnom de Cadet la Perle. Ce tombeau est l'une des principales œuvres de Coysevox, auquel il fut commandé par le fils du défunt, Louis de Lorraine, comte d'Armagnac. Il représente le comte k moitié couché sur son sarcophage et couronné par une Victoire qui est k côté de lui. Quand l'abbaye de Royaumont fut détruite en 1798, il fut donné k l'église voisine d'Asnières-sur-Oise, où il se trouve actuellement. Il a été question, en i856, de transporter ce beau monument k Nancy, aux Cordeliers, alors qu'on y ramenait le cercueil du comte d'Harcourt et de deux de ses fils. Mais l'aÎTaire n'eut point de suite ; des protestations s'élevèrent dans l'Oise, et l'église d'Asnières garda son monument. Cf. un article de Gaston Brière, Une œuvre de Coysevox, Le Tombeau de Henry de Lorraine, comte d'Harcourt, dans la Revue d'histoire moderne et contemporaine , t. I (1899), pp. 169-177, avec 3 planches.

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